On a tout essayé, on cherche quelque chose de doux qui l’aide vraiment
Vous écrivez ou vous téléphonez avec cette phrase qui revient : « on a tout essayé ». Le médecin, l’orthophoniste, la psychologue, parfois plusieurs. Et vous demandez quelque chose de doux pour votre enfant. Cette page essaie d’être franche sur ce que cette phrase recouvre, sur ce que « doux » peut vouloir dire concrètement, et sur ce qui peut réellement aider quand on est arrivé jusqu’ici.
Prendre rendez-vous
Cette phrase qui revient
« on a tout essayé »
« On a tout essayé ». La phrase arrive généralement au bout du téléphone, ou au début d’un mail. Elle est dite calmement, parfois fatiguément, parfois avec une pointe de larmes retenues. Et derrière cette phrase, il y a beaucoup de choses : des mois de rendez-vous, des bilans, des séances qui n’ont pas suffi, des conseils contradictoires, des promesses pas tenues, des soirs à chercher sur internet. Vous avez fait ce que vous pensiez devoir faire. Et l’enfant continue de souffrir, ou de bloquer, ou de pleurer, ou de ne plus dormir.
La première chose à dire honnêtement : cette franchise protège votre enfant. Plutôt qu’une réponse rassurante qui vous engagerait dans une nouvelle déception, cette page essaie de poser quelques repères utiles. Que veut dire « on a tout essayé » en réalité ? Que peut vouloir dire « doux » pour un enfant qui souffre ? Et qu’est-ce qui peut réellement aider quand on est arrivé jusqu’ici ?
Quand un parent dit « on a tout essayé », il dit aussi : je suis fatigué, je doute, j’ai besoin qu’on m’écoute autrement, qu’on prenne en compte ce qui a déjà été fait. Et il signale que la prochaine déception ne sera pas la bonne à vivre.
Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, ce que « tout essayé » veut dire vraiment, en quatre dimensions souvent confondues. Ensuite, ce que « doux » peut vouloir dire concrètement (et ce qu’il ne doit pas vouloir dire, par sécurité pour l’enfant). Puis ce qui peut réellement aider quand on est arrivé au bout d’un parcours, en parallèle ou après ce qui a déjà été tenté. Une distinction claire entre ce qu’est un appoint corporel et ce qu’il n’est pas. Et enfin, les drapeaux rouges qui imposent de revenir vers le médical avant tout autre accompagnement.
Précisons d’emblée : si l’enfant présente une souffrance importante, des symptômes physiques marqués, un refus scolaire installé, des phrases inquiétantes ou une suspicion de harcèlement, la priorité reste médicale et psychologique. Aucune approche complémentaire ne remplace ces interlocuteurs. Voir aussi kinésiologie pour enfants.
Cette page développe
- 4 sens de « on a tout essayé »
- Ce que « doux » peut vouloir dire
- Ce qui peut réellement aider
- Ce qu’une approche corporelle n’est pas
- Drapeaux rouges et retour au médical
- FAQ et cadre local Nice
Séance au cabinet
Enfant 60 € (45-60 min), ado 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Pas de visio. Le premier échange téléphonique sert d’abord à tracer ce qui a déjà été fait et à vérifier si un appoint corporel a sa place.
Ce que « tout essayé »
veut dire vraiment
La phrase recouvre plusieurs réalités différentes. Les distinguer aide à savoir où on en est et ce qu’il reste à explorer. Aucune de ces dimensions n’est un reproche : ce sont des points de repère.
Quatre sens différents
1. Plusieurs professionnels déjà consultés
Le sens le plus courant : médecin, pédiatre, parfois orthophoniste, parfois psychologue, parfois psychomotricien. Plusieurs années d’allers-retours, des bilans contradictoires, des prises en charge interrompues. Cette dimension est médico-thérapeutique.
Question utile : y a-t-il un interlocuteur médical référent aujourd’hui qui suit la situation dans le temps ? Si non, c’est souvent le premier point à reconstruire.
2. Plusieurs réorganisations à la maison
Vous avez changé les horaires, les routines, le coucher, les écrans, les devoirs, les sanctions. Vous avez essayé la fermeté et la douceur, l’écoute et les limites. Rien n’a semblé tenir durablement. Cette dimension est éducative.
Question utile : ce qui a été essayé a-t-il été tenu sur 6-8 semaines minimum, ou abandonné avant ? La constance compte souvent plus que la méthode.
3. Plusieurs échanges avec l’école
Vous avez rencontré l’enseignant, parfois le directeur ou le CPE, le psychologue de l’Éducation nationale. Vous avez signalé, demandé, parfois insisté. Vous avez l’impression que rien ne bouge ou que rien n’a vraiment été entendu. Cette dimension est institutionnelle.
Question utile : les échanges ont-ils été écrits (mail, courrier) ? Une trace formelle facilite l’intervention de tiers (rectorat, 3020) quand l’établissement minimise.
4. Plusieurs années de souffrance familiale
Le sens le plus rarement nommé, et le plus important. Vous êtes épuisés. Le couple peut s’être crispé sur la question. Les autres enfants peuvent en avoir souffert. Vous-mêmes avez peut-être repris un suivi pour vous. Cette dimension est familiale et personnelle.
Question utile : avez-vous un espace pour vous dans tout cela ? Un parent épuisé ne peut pas tenir longtemps. Cette dimension n’est pas accessoire, elle est centrale.
Ces quatre dimensions se cumulent presque toujours. Les distinguer permet de vérifier ce qui a été réellement fait, ce qui reste à explorer, et ce qui demande peut-être une reprise ailleurs. Quand « tout » a vraiment été tenté sans résultat, la question utile devient : un bilan spécialisé a-t-il été fait récemment (neuropsychologique, orthophonique pour les dys, éventuellement haut potentiel) ? Beaucoup de situations installées trouvent leur clé dans un bilan tardif. Voir troubles dys.
Ce que « doux »
peut vouloir dire concrètement
Le mot revient souvent dans les demandes des parents. Il porte trois sens différents qu’il vaut mieux distinguer, parce que tous ne sont pas également réalistes ni sûrs pour l’enfant.
1. Doux comme une autre façon d’écouter
Sens le plus précis et le plus légitime. L’enfant a vu plusieurs professionnels qui l’ont interrogé, évalué, parfois jugé. Vous cherchez un autre type de contact, plus calme, sans questionnaire, avec une approche qui passe aussi par le corps. C’est une demande légitime, et c’est ce que peut offrir partiellement un appoint corporel comme la kinésiologie.
Limite : cette douceur dans le cadre ne remplace pas le contenu d’un suivi adapté. Voir blocages émotionnels.
2. Doux comme « sans médicament »
Sens fréquent, légitime mais délicat. Vous voulez éviter un traitement médicamenteux (souvent en cas de TDAH ou d’anxiété sévère). Cette décision se prend avec le médecin, pas contre lui. Dans certains cas, le médicament est réellement la réponse la plus protégeante pour l’enfant : la franchise impose de le dire.
Limite : si un médicament a été prescrit, l’arrêter sans avis médical est dangereux.
3. Doux comme une solution qui éviterait la douleur
Sens le plus difficile à entendre. Vous cherchez quelque chose qui éviterait à l’enfant de souffrir du chemin nécessaire pour aller mieux. Aucune approche ne fait cela. Un travail psychologique, un bilan, parfois un suivi long : aucune de ces étapes n’est sans inconfort. Promettre l’inverse est une tromperie.
Limite : si une approche promet la disparition rapide et sans peine, c’est un signal d’alerte. Voir peur de l’échec si l’enfant n’ose plus essayer.
Le sens 1 est le plus légitime à demander à une approche corporelle complémentaire. Les sens 2 et 3 appellent d’abord une conversation avec le médecin référent, même si vous êtes fatigués du parcours médical. Aucune douceur ne protège un enfant qu’une vraie médecine protégerait mieux. La franchise sur cette limite est ce qui protège votre enfant. Voir place face au suivi médical.
Ce qui peut aider
quand on est arrivé jusqu’ici
Pas de promesse miracle. Quelques pistes concrètes qui, dans l’expérience, ont parfois fait la différence pour des familles qui pensaient avoir tout tenté.
Cinq pistes à explorer
Lister par écrit ce qui a été fait
Avant de commencer quoi que ce soit de nouveau, prendre une demi-heure pour poser sur papier : chaque professionnel vu, chaque bilan réalisé, chaque approche essayée, sur quelle durée, et avec quel résultat. Cette liste fait souvent apparaître des trous : un bilan jamais fait, une approche tentée seulement quelques semaines, un professionnel jamais revu. C’est souvent dans les trous que se trouve la suite.
Un bilan spécialisé récent a-t-il été fait ?
Très souvent, dans les situations installées : un bilan neuropsychologique (TDAH, haut potentiel, troubles dys plus larges) ou un bilan orthophonique complémentaire permet d’identifier ce qui n’avait pas été vu. Ces bilans coûtent (sauf en CMPP, gratuit), mais ils changent souvent la trajectoire parce qu’ils donnent un nom à ce que l’enfant vit, et orientent vers une prise en charge ciblée. Mon Soutien Psy peut couvrir une partie d’un suivi psychologique.
Une pause assumée dans les prises en charge
Parfois, l’enfant a trop de rendez-vous : orthophoniste, psychologue, psychomotricien, soutien scolaire, plus l’école, plus les activités. Il est saturé. Une pause de quelques semaines, ou une diminution du nombre de prises en charge, peut être plus utile qu’une approche de plus. À discuter avec le médecin référent pour ne pas interrompre quelque chose d’essentiel. Voir charge mentale de l’enfant saturé.
De vous, parents, en priorité
Après plusieurs années de difficultés, le parent porteur est souvent épuisé. Vous occuper de vous n’est pas un luxe, c’est une priorité : un parent épuisé ne peut pas tenir le cadre dont l’enfant a besoin. Suivi psychologique pour soi, soutien d’un proche, parfois médecin du travail si la situation pro est touchée. Voir fatigue émotionnelle.
Un appoint corporel, en complément seulement
Si les quatre premières pistes ont été tenues, un appoint corporel peut éventuellement compléter. Pas remplacer. La kinésiologie peut offrir des outils d’ancrage (Hook-Ups, respiration, Cross Crawl), un autre type de contact, un espace où l’enfant n’est ni évalué ni interrogé. Sa valeur est là : pas dans une réponse miracle. 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines, en parallèle du suivi référent.
L’ordre n’est pas anodin. Pistes 1 et 2 (re-cadrer + bilan) sont les plus rentables dans les situations installées. Piste 3 (reposer) demande du courage parce qu’elle va contre l’intuition « faire plus ». Piste 4 (soin de soi) est la plus souvent oubliée, et celle qui produit parfois le plus de changement dans l’enfant via le climat familial. Piste 5 (appoint corporel) ne vient pas en premier : elle complète. Voir cadre kinésiologie enfant.
Ce qu’un appoint corporel
est et n’est pas
Pour qu’une nouvelle approche ne devienne pas la déception suivante, autant être clair dès le départ. La kinésiologie n’est pas une médecine. Voici ce qu’elle peut et ne peut pas faire.
Ce que ce n’est pas
- Une médicine alternative au médecin traitant ou au psychiatre
- Un diagnostic de quoi que ce soit : ni TDAH, ni dys, ni haut potentiel, ni dépression
- Une thérapie au sens psychologique du terme
- Un substitut à un bilan spécialisé (neuropsychologique, orthophonique)
- Une méthode pour arrêter un traitement médical en cours
- Une promesse de résultat rapide ou de transformation profonde
- Un référent unique pour la situation de l’enfant
- Une méthode scientifiquement validée par la recherche
Ce que ça peut être
- Un appoint corporel en parallèle d’un suivi référent
- Un espace où l’enfant n’est ni interrogé, ni évalué, ni jugé
- La transmission d’outils d’ancrage simples (Hook-Ups, respiration 4-6, Cross Crawl)
- Un soutien au rituel quotidien de la famille (avant les devoirs, avant un contrôle, au coucher)
- Un moment qui peut compléter ce qui est déjà fait, sans rivaliser
- Une approche qui dit franchement ses limites et réoriente quand c’est nécessaire
- Un dialogue avec les parents sur ce qui aide vraiment au quotidien
- Un suivi limité dans le temps (3 à 5 séances, pas un engagement long)
Cette franchise sur les limites n’est pas une faiblesse : c’est ce qui rend légitime un appoint corporel quand il a sa place. Les approches qui promettent tout sont celles qui déçoivent le plus souvent les familles arrivées jusqu’ici. Si lors du premier échange téléphonique, vous sentez qu’un appoint corporel n’est pas la bonne réponse, ce sera dit. C’est même ce que vous attendez en réalité.
Quand « tout essayer »
impose de revenir au médical
Avant tout autre accompagnement :
Même après un long parcours, certains signaux imposent de retourner d’abord vers un médecin, pas vers une approche complémentaire. Si vous reconnaissez l’un de ces éléments :
- Phrases inquiétantes de l’enfant : « je voudrais ne pas exister », « vous seriez mieux sans moi ». 3114, 24h/24, gratuit, anonyme, accessible aux mineurs. Consultation immédiate non négociable
- Symptômes physiques nouveaux ou en aggravation : vomissements, troubles du sommeil persistants, douleurs répétées sans cause connue
- Refus scolaire total installé sur plusieurs jours ou semaines
- Tristesse durable, repli social, perte d’intérêt généralisée, ralentissement
- Suspicion de harcèlement scolaire : 3020. Cyber-harcèlement : 3018. Une suspicion suffit pour agir, sans attendre de preuve
- Bilan spécialisé récent (moins de 2 ans) : jamais fait ou ancien
- Traitement médical en cours : arrêt envisagé sans concertation avec le prescripteur
- Conflit familial qui s’est installé autour de la situation, avec retentissement sur la fratrie
- Épuisement parental marqué : votre propre état de santé psychique à surveiller
Premier interlocuteur : médecin traitant ou pédiatre. Selon les signaux : psychologue clinicien, neuropsychologue, pédopsychiatre, orthophoniste. CMPP : gratuit, sans avance de frais. Mon Soutien Psy : 12 séances/an remboursées avec orientation médicale, dès 3 ans. Maison des Adolescents pour les 11-25 ans, accueil libre à Nice, reçoit aussi les parents.
Aucune approche complémentaire ne remplace ces interlocuteurs face à ces signaux. Même après plusieurs années de parcours. La franchise sur cette limite est ce qui protège votre enfant.
Cabinet à Nice
en présentiel uniquement
Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice. Les familles reçues viennent de Nice et des communes des Alpes-Maritimes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Villefranche, Beaulieu, Cap-d’Ail, Antibes. Familles après un long parcours de prises en charge.
Pour les situations installées, le premier échange téléphonique sert d’abord à tracer ce qui a déjà été fait : vous racontez le parcours, on repère ensemble ce qui relève d’un retour au médical en priorité, d’un bilan spécialisé manquant, ou d’un éventuel appoint corporel en parallèle. Cet échange ne facture pas une séance et n’engage à rien.
Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35.
Adresse
12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1
Téléphone
06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous
Tarifs · horaires
Enfant : 60 € (45-60 min)
Ado : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi
Modalité
Présentiel uniquement
Pas de visio, pas de téléphone
Chèque ou espèces
Pages complémentaires
selon la situation
Kinésiologie
pour enfants
Cadre général, indications, limites. Ce que l’approche est et n’est pas.
Voir enfants LimitesPlace face
au suivi médical
Comment situer un appoint corporel par rapport à la médecine.
Voir limites Troubles dysDyslexie
et troubles dys
Si un trouble dys non repéré explique la situation installée.
Voir troubles dys TDAHTDAH
à Nice
Si une suspicion de TDAH non repéré reste à explorer.
Voir TDAH DévalorisationIl dit qu’il
est nul depuis le CP
Pour l’enfant qui se dévalorise après plusieurs années.
Voir dévalorisation ParentsFatigue
émotionnelle
Pour les parents porteurs usés par le parcours.
Voir fatigue émotionnelleCe qu’on nous demande
le plus souvent
On a vu trois professionnels différents, que peut faire de plus une kinésiologue ?
Honnêtement : rien que les autres ne fassent mieux dans leur périmètre. Une approche corporelle complémentaire peut éventuellement apporter un autre type de contact, des outils d’ancrage simples, un moment où l’enfant n’est ni interrogé ni évalué. Sa place est en complément. Si le premier échange téléphonique fait apparaître qu’un retour vers le médical ou un bilan spécialisé est plus utile, ce sera dit : c’est même la valeur de l’échange.
On est épuisés. Est-ce qu’on peut juste vous l’amener et vous le confier ?
Cette question revient souvent, et elle dit beaucoup de votre fatigue. Honnêtement : non. Aucune approche, même bonne, ne porte seule la situation d’un enfant. Vous restez les interlocuteurs principaux. L’objectif d’un éventuel accompagnement est même de vous décharger d’une partie en transmettant des outils que vous pourrez utiliser au quotidien. Et de vous orienter, si besoin, vers un soutien pour vous-mêmes. Voir fatigue émotionnelle.
On a peur de le décevoir une fois de plus, est-ce qu’on peut commencer doucement ?
Tout à fait. Un premier échange téléphonique, sans engagement, sans facturation, sert précisément à cela : vous racontez le parcours, on regarde ensemble si un appoint corporel a sa place ou si une autre direction est plus utile. Vous ne vous engagez pas pour 10 séances : si on commence, c’est 3 à 5 séances espacées de 4-6 semaines, avec un bilan honnête en cours de route. Si ça ne sert rien, on s’arrête.
Le bilan neuropsychologique coûte cher, on ne l’a pas fait. Est-ce vraiment indispensable ?
Dans les situations installées depuis plusieurs années, oui, c’est probablement l’étape qui change le plus. Identifier un TDAH, un haut potentiel ou un trouble dys non repéré change toute la prise en charge. CMPP : gratuit, sans avance de frais, sur orientation du médecin. Délais variables. Pour les bilans en libéral, parler à la MDPH (allocation d’éducation enfant handicapé AEEH peut couvrir une partie selon le profil). Si la question vous préoccupe, en parler au médecin référent qui peut orienter.
On veut éviter les médicaments, c’est possible ?
Cela dépend de la situation, et cette décision se prend avec le médecin, pas contre lui. Dans certains cas (TDAH sévère, épisode dépressif, anxiété majeure), le médicament peut être la réponse la plus protégeante pour l’enfant : le refuser par principe peut le laisser souffrir plus longtemps. Dans d’autres cas, des approches non médicamenteuses suffisent. Le médecin référent est le seul à pouvoir trancher, en fonction du tableau. Refuser le médicament sans concertation est dangereux.
Mon enfant a déjà vu plusieurs psychologues sans bénéfice. Pourquoi en revoir ?
Question légitime. Plusieurs raisons possibles d’un suivi qui n’a pas tenu : méthode pas adaptée (un psychanalyste classique pour un enfant avec TDAH, par exemple), durée trop courte, moment pas le bon (l’enfant n’était pas prêt), contre-transfert difficile (le courant n’est pas passé). Si plusieurs essais ont échoué, en parler au médecin référent qui peut orienter vers une approche plus ciblée : TCC (efficaces sur l’anxiété), EMDR si trauma, pédopsychiatre si la complexité le justifie.
Peut-on consulter à Nice ou en ligne ?
Les séances se font uniquement au cabinet, 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Pas de visio, pas de téléphone, pas d’en ligne. Pour un enfant, le présentiel est impératif : l’observation directe et le test musculaire ne se prennent pas correctement à distance.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Généralement 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines, en parallèle du suivi référent existant. Pas un engagement long. Un bilan honnête est fait en cours de route : si rien ne bouge, on s’arrête. L’objectif est de transmettre quelques outils d’hygiène nerveuse et de soutenir le quotidien familial, pas de remplacer ce qui fonctionne déjà.
Et si vous nous dites qu’une séance ne sert à rien ?
C’est ce qui peut arriver, et c’est le scénario le plus protégeant pour votre enfant. Si lors du premier échange téléphonique, il apparaît qu’un retour au médecin, un bilan spécialisé ou un suivi psychologique ciblé est prioritaire, la réponse sera : ne pas commencer ici. Plutôt orienter. Cette franchise évite une déception de plus. Voir place face au suivi médical.
On ne sait plus quoi faire. Par quoi commencer ?
Trois propositions concrètes : (1) Poser sur papier ce qui a déjà été fait, avec dates et résultats. (2) Reprendre rendez-vous avec le médecin traitant ou le pédiatre en lui apportant cette liste, en demandant un point d’étape global. (3) Si un bilan neuropsychologique récent n’a jamais été fait, c’est probablement la prochaine étape utile. Un appoint corporel peut venir après ces étapes, jamais avant. Et n’oubliez pas : prendre soin de vous-mêmes.
Pour un échange
sur votre situation précise
Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · enfant 60 € / ado 70 € · 06 11 77 46 35