06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
Position de départ · non négociable

Aucun trouble DYS
n’est rééduqué par la kinésiologie

Disons-le d’emblée : aucun trouble DYS ne peut être traité par la kinésiologie. Pas la dyslexie, pas la dysorthographie, pas la dyspraxie, pas la dyscalculie, pas la dysphasie, pas la dysgraphie. Tous ces troubles sont des troubles neurodéveloppementaux qui relèvent d’une rééducation spécialisée : orthophoniste, neuropsychologue, ergothérapeute, parfois psychomotricien selon le profil. Cette position n’est pas négociable. Toute page qui prétend le contraire trompe les familles.

Pour autant, la kinésiologie n’est pas inutile aux enfants DYS. Elle ne soigne rien, mais elle peut soutenir en complément trois choses précises : la fatigue cognitive que le travail de rééducation génère, l’estime de soi qui s’effrite quand un enfant peine là où les autres semblent réussir, et le stress de performance qui s’installe parfois à force d’évaluations difficiles. C’est tout — et c’est déjà utile dans le bon cadre.

Un enfant DYS qui reçoit le bon suivi orthophonique progresse : c’est la rééducation qui fait le travail technique. Ce qu’une approche corporelle complémentaire peut soutenir, c’est sa capacité à arriver disposé aux séances et à tenir l’effort répété sans s’épuiser.

Cette page propose trois temps. D’abord, une cartographie des 6 troubles DYS pour bien situer ce dont on parle et qui consulter en référence. Ensuite, un tableau précis de ce que la kinésiologie peut soutenir vs ce qu’elle ne touche pas, par DYS. Puis la position non négociable qui découle de tout cela et les drapeaux rouges à repérer.

L’objectif n’est pas que vous choisissiez la kinésiologie. C’est que votre enfant bénéficie d’abord et avant tout du bon suivi spécialisé, et que vous sachiez si un appoint corporel pourrait soutenir le parcours dans votre situation précise. Voir aussi efficacité de la kinésiologie scolaire.

Cette page développe

  • Cartographie des 6 troubles DYS
  • Qui consulter pour chacun
  • Tableau : peut soutenir / ne touche pas
  • Position non négociable de la kinésio
  • 3 axes utiles en complément
  • Drapeaux rouges et FAQ

Séance au cabinet

Enfant 60 € (45-60 min), ado 70 € (1h-1h15). Le premier échange téléphonique permet d’évaluer la pertinence : si la situation appelle d’abord un bilan ortho ou neuropsy, c’est dit clairement.

La kinésiologie ne remplace ni un bilan, ni un suivi orthophonique, ni une prise en charge spécialisée DYS.
Première étape · bien situer

Les six troubles DYS
et leurs références professionnelles

L’expression « troubles DYS » recouvre une famille de troubles neurodéveloppementaux distincts. Chacun a une définition précise et un professionnel de référence pour le bilan et la rééducation. Aucun ne se diagnostique seul ni sur une page web.

Dyslexie trouble spécifique de la lecture

Difficultés persistantes du déchiffrage et de la reconnaissance des mots. La lecture reste coûteuse, lente, parfois erronée, longtemps après l’âge de la fluence attendue. Ce n’est ni un déficit d’intelligence ni un manque d’effort.

Référence : orthophoniste

Dysorthographie trouble de l’orthographe

Difficultés persistantes à orthographier correctement, malgré un apprentissage normal. Erreurs phonétiques, lexicales ou grammaticales qui restent fréquentes au-delà de l’âge attendu. Souvent associée à la dyslexie.

Référence : orthophoniste

Dyspraxie trouble de la coordination motrice

Difficultés persistantes de planification et de coordination des gestes : lacets, bouton, écriture, sport, géométrie. L’enfant sait quoi faire mais son corps n’exécute pas avec la fluidité attendue. Très coûteux cognitivement.

Référence : ergothérapeute / psychomotricien

Dyscalculie trouble du nombre et du calcul

Difficultés persistantes avec les nombres, le sens du nombre, les opérations. L’enfant peine à manipuler les quantités, à estimer, à calculer mentalement. Pas un déficit de mémoire : une difficulté spécifique du traitement numérique.

Référence : orthophoniste / neuropsychologue

Dysphasie trouble du langage oral

Difficultés persistantes d’expression ou de compréhension orale non explicables par une cause auditive ou intellectuelle. Apparaissent tôt (avant 6 ans) et appellent une prise en charge précoce intensive.

Référence : orthophoniste / pédopsychiatre

Dysgraphie trouble de l’écriture manuscrite

Difficultés persistantes du geste graphique : écriture lente, irrégulière, parfois illisible, sans cause motrice large. L’enfant sait quoi écrire mais le geste est laborieux. Souvent associée à la dyspraxie.

Référence : ergothérapeute / psychomotricien

Une mise au point importante : les troubles DYS sont fréquemment associés entre eux. Un enfant dyslexique est souvent aussi dysorthographique. Un enfant dyspraxique est souvent dysgraphique. Cette pluralité impose un bilan complet par un neuropsychologue ou une équipe coordonnée — pas une lecture en autonomie sur internet. Voir aussi enfant en difficulté scolaire.

Deuxième étape · préciser le périmètre

Ce que la kinésiologie peut soutenir
et ce qu’elle ne touche pas

Pour cadrer précisément les attentes, voici ce qu’une approche corporelle complémentaire peut éventuellement soutenir et ce qu’elle ne traite jamais, par trouble.

Périmètre réaliste de la kinésiologie face aux DYS
Trouble
Ce qui peut être soutenu
Ce qui n’est pas touché
Dyslexie
Fatigue de lecture, ancrage avant les séances ortho, estime de soi
La rééducation du déchiffrage, l’amélioration de la fluence
Dysorthographie
Stress de la dictée, frustration répétée des erreurs
La mémorisation orthographique, les règles de grammaire
Dyspraxie
Recentrage corporel, gestion de la fatigue motrice quotidienne
Les schémas moteurs eux-mêmes, la coordination fine
Dyscalculie
Stress face aux maths, anxiété de calcul mental
Le sens du nombre, les opérations, les procédures mathématiques
Dysphasie
Très peu : priorité absolue à la prise en charge spécialisée
Le langage oral, sa structuration, sa compréhension
Dysgraphie
Fatigue liée au geste graphique, tension d’écriture
Le geste lui-même, sa fluidité, sa lisibilité

Lecture honnête : la colonne de gauche n’invente rien. La colonne de droite n’est jamais à négocier. Un kinésiologue qui prétend « améliorer la lecture » ou « réduire les erreurs d’orthographe » sort de son périmètre. Voir différence avec l’orthophonie.

Troisième étape · règles non négociables

La position cabinet
face aux troubles DYS

Position ferme

Cinq règles qui protègent les familles

Pour qu’une cohabitation avec un suivi DYS soit utile et éthique, cinq règles guident systématiquement le travail au cabinet. Elles ne sont ni des recommandations ni des préférences : ce sont des règles non négociables.

Règle 1

Le bilan spécialisé précède toujours. Pas de séance kinésio pour un enfant en suspicion de DYS qui n’a pas encore vu un orthophoniste ou un neuropsychologue.

Règle 2

Le suivi spécialisé reste la référence principale. La kinésiologie ne donne aucun avis sur la rééducation, les aménagements scolaires ou l’orientation.

Règle 3

Aucun exercice kinésio ne se substitue aux exercices ortho. Si l’orthophoniste a donné des tâches à la maison, elles sont prioritaires sur tout ce qui est proposé ici.

Règle 4

L’orthophoniste ou le professionnel référent est informé de la démarche kinésiologique. Sa position est prise en compte : s’il juge l’ajout non pertinent, c’est entendu.

Règle 5

Réévaluation après 3-4 séances. Si aucun bénéfice ressenti sur la fatigue, l’estime de soi ou le stress, on arrête. Pas d’acharnement.

Ces règles ne sont pas un repli : elles sont ce qui rend légitime, justement, un travail complémentaire là où il peut aider. Voir protocole de cohabitation avec un suivi orthophonique.

Quatrième étape · ce qui peut effectivement aider

Quatre axes utiles
en complément d’un suivi spécialisé

Dans le respect strict du périmètre, voici quatre axes sur lesquels un travail corporel peut effectivement soutenir un enfant DYS en cours de rééducation.

Axe 1

Fatigue cognitive récupération

Un enfant DYS dépense beaucoup plus d’énergie que ses pairs pour les mêmes tâches : lire, écrire, calculer. La fatigue accumulée est réelle, mesurable, et pèse sur la disponibilité aux séances ortho. Des outils corporels d’ancrage et de pause active peuvent soutenir la récupération. Voir fatigue mentale après l’école.

Axe 2

Estime de soi qui s’effrite

L’enfant DYS entend longtemps « tu n’y arrives pas » avant qu’un diagnostic ne nomme la difficulté. Quand le diagnostic arrive, l’image de soi est déjà fragilisée. Un travail complémentaire peut soutenir la reconnexion à ce que l’enfant réussit ailleurs. Voir confiance enfant.

Axe 3

Stress de performance installé

Le stress avant les évaluations, dictées ou contrôles peut amplifier la difficulté réelle. Sous stress, l’accès aux compétences acquises se réduit. Des outils d’ancrage avant l’épreuve peuvent soutenir, sans changer la difficulté sous-jacente. Voir stress de performance et préparer un contrôle.

Axe 4

Ancrage avant les séances ortho

Un enfant qui arrive tendu ou épuisé en séance orthophonique en tire moins de bénéfice. Des rituels d’ancrage de 2-3 minutes (Hook-Ups, respiration) avant la séance peuvent soutenir une meilleure disponibilité au travail orthophonique sans interférer avec lui. Voir Hook-Ups.

Ces quatre axes ont un point commun : ils ne touchent jamais le trouble lui-même. Ils accompagnent le contexte autour, là où la rééducation spécialisée n’intervient pas. C’est tout l’intérêt d’un appoint quand il est utile : il ne refait pas le travail des autres professionnels, il s’ajoute autour.

Drapeaux rouges · priorité absolue au bilan

Quand consulter
en priorité spécialisée

Signaux qui imposent un bilan spécialisé avant tout :

Si l’un de ces signaux est présent et qu’aucun bilan n’a encore été fait, la priorité absolue est le bilan spécialisé. Pas une approche complémentaire :

  • Difficultés persistantes de lecture, d’écriture ou de calcul plus de 6 mois après l’âge attendu
  • Écart marqué entre la vivacité orale de l’enfant et ses productions écrites
  • Répétition des mêmes types d’erreurs malgré les exercices
  • Fatigue cognitive importante après 15-20 minutes d’écriture ou de lecture
  • Maladresse motrice marquée qui retentit sur le scolaire (lacets, ciseaux, écriture)
  • Retentissement scolaire significatif : chute de résultats, redoublement évoqué
  • Souffrance psychologique associée : refus scolaire, perte d’estime, phrases inquiétantes

Premier interlocuteur : médecin traitant ou pédiatre, qui peut orienter vers le bon professionnel selon les signaux : orthophoniste (langage, lecture, orthographe, calcul), ergothérapeute ou psychomotricien (motricité, écriture), neuropsychologue (bilan global, troubles associés, fonctions cognitives). Le médecin scolaire et le psychologue de l’Éducation nationale peuvent aussi intervenir gratuitement via l’école. Pour les pensées noires : 3114 (24h/24, gratuit, anonyme). Pour le harcèlement : 3020.

Choisir une approche complémentaire avant le bilan retarderait l’accès aux réducations qui fonctionnent. Et à la mise en place des aménagements scolaires possibles (PAP, PPS) qui transforment souvent le quotidien d’un enfant DYS.

Présence locale

Cabinet ouvert
aux enfants DYS déjà suivis

Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice. Les enfants reçus viennent de Nice et des communes des Alpes-Maritimes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Villefranche, Beaulieu, Cap-d’Ail, Antibes.

Pour un enfant DYS, le premier échange téléphonique vise à vérifier qu’un bilan spécialisé existe et qu’un suivi orthophonique ou ergothérapique est en cours. Si ce n’est pas le cas, l’orientation se fait clairement vers le bon professionnel — pas vers une séance complémentaire qui retarderait l’essentiel.

Pour les enfants jusqu’à 10-11 ans, la présence parentale est habituelle pendant la séance. Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35.

Adresse

12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1

Téléphone

06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous

Tarifs · horaires

Enfant : 60 € (45-60 min)
Ado : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi

Modalité

Présentiel uniquement
Pas de remboursement Sécurité sociale
Chèque ou espèces

Questions des parents d’enfants DYS

Ce qu’on nous demande
le plus souvent

La kinésiologie peut-elle guérir la dyslexie ?

Non, jamais. Aucune approche complémentaire ne « guérit » un trouble DYS. La dyslexie est un trouble neurodéveloppemental persistant qui relève d’une rééducation orthophonique sur la durée. La kinésiologie peut soutenir la fatigue, l’estime de soi ou le stress autour, jamais le trouble lui-même.

Mon enfant a une suspicion de DYS : par où commencer ?

Le médecin traitant ou le pédiatre en premier : il prescrit un bilan orthophonique ou oriente vers un neuropsychologue selon les signaux. Le bilan permet de poser le diagnostic et d’ouvrir l’accès aux aménagements scolaires (PAP, PPS). Ne pas commencer par une approche complémentaire : elle ne répond pas à cette étape.

L’orthophoniste va-t-il accepter qu’on consulte ailleurs en plus ?

Dans la grande majorité des cas, oui, s’il est informé et que la démarche reste complémentaire. Quelques orthophonistes restent réservés vis-à-vis de la kinésiologie : c’est une position professionnelle qui mérite considération. Voir cohabitation orthophonie.

Mon enfant est épuisé après ses séances ortho : peut-on l’aider ?

C’est exactement un des contextes où un appoint corporel peut soutenir : rituels d’ancrage avant la séance, pause active après, soutien de la récupération. Pas pour remplacer le travail ortho : pour rendre l’enfant plus disponible au travail ortho. Voir fatigue mentale.

Les réflexes archaïques sont-ils responsables des DYS ?

L’hypothèse circule beaucoup dans certains milieux. Soyons clair : cette théorie n’est pas validée scientifiquement comme cause des troubles DYS. Les recherches en neurosciences pointent des facteurs neurodéveloppementaux complexes, pas une persistance de réflexes primaires. Voir réflexes archaïques.

Mon enfant DYS a perdu confiance en lui : la kinésio peut-elle aider ?

Pour un effritement d’estime modéré et récent, un travail complémentaire peut soutenir. Pour une souffrance installée (refus scolaire, phrases inquiétantes, retrait), un suivi psychologique précède. Voir confiance enfant.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Généralement 3 à 5 séances espacées de 4-6 semaines pour transmettre les outils mobilisables à la maison. Si après 3-4 séances aucun bénéfice n’est ressenti sur la fatigue, l’estime ou le stress, on arrête. Voir combien de séances.

Peut-on consulter à Nice ?

Oui, le cabinet est au 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Pour les enfants, le présentiel est impératif : l’observation directe et le test musculaire ne se prennent pas correctement à distance.

Les aménagements scolaires (PAP, PPS) sont-ils utiles ?

Très souvent oui : tiers temps aux évaluations, photocopies, matériel adapté, dispense d’orthographe selon les profils. Ces aménagements transforment souvent le quotidien d’un enfant DYS. Ils sont demandés via le médecin scolaire et la direction de l’établissement, sur la base du bilan spécialisé.

Mon enfant a un PAP mais ça ne suffit pas : que faire ?

En parler avec l’orthophoniste, le médecin scolaire, ou demander un bilan complémentaire (neuropsy par exemple) pour vérifier qu’aucun trouble associé n’a été manqué. Beaucoup d’enfants DYS présentent des troubles associés (TDAH, dys multiples) qui nécessitent un parcours coordonné. Pas une approche complémentaire en remplacement : un complément de bilan.

Pour un échange
sur la pertinence d’un appoint

Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · enfant 60 € · ado 70 € · 06 11 77 46 35