06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
D’abord, une distinction médicale

Le mal de dos chronique
recouvre quatre cadres

Avant tout, une précision médicale qui change la prise en charge. L’expression « mal de dos chronique » (douleur persistant au-delà de 3 mois) recouvre plusieurs réalités très différentes : une lombalgie commune chronique n’est pas une sciatique radiculaire, qui n’est pas une spondylarthrite ankylosante, qui n’est pas une douleur nociplastique de sensibilisation centrale. Le bon traitement dépend du mécanisme exact, qui appartient au médecin et parfois au rhumatologue, au neurologue ou au médecin de la douleur de déterminer.

Quatre cadres principaux à distinguer : les lombalgies mécaniques chroniques (de loin les plus fréquentes), les douleurs radiculaires neuropathiques (sciatique, cruralgie, névralgie), les douleurs inflammatoires (spondylarthrites, rhumatismes inflammatoires), et les douleurs nociplastiques (sensibilisation centrale, persistance sans cause structurelle claire). Chaque cadre a des approches validées spécifiques, parfois très différentes.

Une douleur dorsale qui dure plus de 3 mois, qui irradie, qui s’accompagne de signes neurologiques ou de raideur matinale : ce n’est pas un sujet de bien-être. C’est un signal médical qui mérite un cadrage précis avant tout.

Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, les quatre cadres médicaux à distinguer. Ensuite, le parcours recommandé : qui consulter, dans quel ordre, avec quels examens. Une distinction claire entre ce qu’un appoint corporel peut très modestement et ce qu’il ne peut absolument pas. Et enfin, les drapeaux rouges qui imposent une consultation rapide, parfois en urgence.

Précisons d’emblée : le mal de dos chronique est aussi un domaine particulièrement exposé aux dérives commerciales (méthodes « exclusives », promesses de guérison rapide, identification de « causes émotionnelles cachées »). Les recommandations actuelles (HAS, INSERM) insistent au contraire sur l’importance d’une approche biopsychosociale : c’est-à-dire qui intègre les dimensions biologique, psychologique et sociale, sans en réduire aucune. Voir douleurs sans cause identifiée.

Bilan médical indispensable en cas de signes préoccupants

Si le mal de dos s’accompagne d’irradiation dans la jambe avec fourmillements, de perte de force, de troubles sphinctériens (incontinence, rétention urinaire), de raideur matinale prolongée (> 30 minutes), de fièvre, ou de perte de poids inexpliquée : consultation médecin traitant rapidement, parfois urgences. Aucun appoint corporel n’a sa place sans ce bilan préalable.

Cette page développe

  • 4 cadres médicaux à distinguer
  • Parcours médical recommandé
  • Approche biopsychosociale moderne
  • Ce qu’un appoint peut, ce qu’il ne peut pas
  • Drapeaux rouges et dérives à éviter
  • FAQ et cadre local Nice

Séance au cabinet

Adulte 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Pas de visio. Le premier échange téléphonique sert d’abord à vérifier que le bilan médical est en place et que la situation relève d’un éventuel appoint corporel très mesuré.

Aucune approche corporelle ne traite une hernie discale installée, une spondylarthrite, un canal lombaire rétréci, une fracture vertébrale. La franchise sur ces limites protège votre santé et évite les pertes de chance thérapeutiques.
Premier temps · distinguer les cadres

Quatre cadres
à distinguer pour bien agir

Le diagnostic appartient au médecin. Ce tableau aide à comprendre pourquoi le bilan est non négociable. Les approches utiles changent radicalement selon le cadre identifié.

1

La lombalgie mécanique commune chronique

De loin la plus fréquente. Douleur lombaire (bas du dos) persistant au-delà de 3 mois, sans cause structurelle grave identifiée. Lien fréquent avec positions prolongées, charges répétées, déconditionnement musculaire, parfois arthrose lombaire (visible à l’imagerie pour la plupart des personnes après 50 ans, souvent sans corrélation directe avec l’intensité de la douleur).

Caractéristiques : améliorée par certaines positions, aggravée par d’autres, parfois poussées aiguës (lumbagos). Pas d’irradiation neurologique typique, pas de raideur matinale prolongée, pas de signes inflammatoires.

Approche · médecin traitant + kinésithérapeute + activité physique
2

Les douleurs radiculaires neuropathiques

Cadre à identifier rapidement. Douleur du dos qui irradie dans la jambe selon un trajet précis (sciatique L5 ou S1, cruralgie L3-L4). Caractère neuropathique : brûlures, décharges électriques, fourmillements, parfois engourdissements, parfois faiblesse musculaire. Cause fréquente : hernie discale comprimant une racine nerveuse, parfois canal lombaire rétréci (sténose) pour le sujet plus âgé.

Prise en charge : médecin traitant rapidement, parfois neurologue ou rhumatologue, imagerie (IRM lombaire), traitements antalgiques spécifiques (parfois médicaments neuropathiques), kinésithérapie, parfois infiltration sous contrôle radiologique, plus rarement chirurgie. Voir douleurs cervicales pour le tableau cervical équivalent.

Avis médical rapide · jamais de manipulation forte
3

Les rhumatismes inflammatoires

Cadre à ne pas manquer. La spondylarthrite ankylosante et les autres spondyloarthrites sont des rhumatismes inflammatoires chroniques qui touchent souvent le rachis. Signes évocateurs : raideur matinale prolongée (> 30 minutes, améliorée par le mouvement), douleurs nocturnes réveillant en seconde partie de nuit, atteinte parfois des articulations sacro-iliaques (douleurs fessières alternantes), parfois uvéite, psoriasis, MICI (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) associés.

Apparition typique avant 45 ans. Diagnostic souvent retardé de plusieurs années, ce qui est dommageable car les traitements actuels (biomédicaments anti-TNF, anti-IL17) sont très efficaces. Avis rhumatologue indispensable si signes évocateurs. Voir douleurs articulaires.

Rhumatologue rapide · ne pas tarder pour traitement
4

Les douleurs nociplastiques chroniques

Cadre plus récent et essentiel à comprendre. Classification IASP 2017 : douleurs persistantes sans cause structurelle suffisante identifiée, liées à un dysfonctionnement du traitement central de la douleur (sensibilisation centrale). Le système nerveux interprète à tort comme douloureux des signaux qui ne devraient pas l’être, ou amplifie considérablement des signaux mineurs.

Souvent associées à : troubles du sommeil, kinésiophobie (peur du mouvement), déconditionnement, parfois fibromyalgie associée. Prise en charge multimodale : médecin de la douleur ou centre de la douleur, TCC, activité physique adaptée progressive, parfois méditation de pleine conscience (MBSR), parfois hypnose thérapeutique. Voir fibromyalgie et comparaison avec la méditation.

Approche multimodale · centre de la douleur

Ces quatre cadres peuvent coexister. Une lombalgie mécanique récurrente peut basculer dans la chronicité nociplastique après plusieurs mois. Une spondylarthrite peut s’associer à une hernie discale. Une douleur radiculaire mal prise en charge peut s’accompagner d’une sensibilisation centrale installée. Seul un médecin et éventuellement un spécialiste peuvent démêler ces situations. Aucune approche complémentaire ne réalise ce démêlage.

Deuxième temps · qui consulter

Le parcours médical
recommandé

Connaître le parcours type aide à préparer la consultation. La démarche précise appartient au médecin selon le tableau clinique.

Quatre étapes du parcours

1. Médecin traitant et examen clinique

Premier interlocuteur. Anamnèse détaillée : ancienneté de la douleur, mode de début (progressif, traumatique, brutal), localisation précise (lombaire, dorsale, cervicale, sacrée), irradiation éventuelle (vers la jambe, la fesse, l’aine), caractère (mécanique aggravé par le mouvement, ou inflammatoire amélioré par le mouvement), facteurs aggravants ou améliorants, retentissement sur le sommeil et les activités, antécédents. Examen clinique : mobilité rachidienne, palpation, examen neurologique (force, sensibilité, réflexes), tests spécifiques (Lasegue pour la sciatique, Schober pour la mobilité lombaire).

Cette étape oriente souvent le tableau. Si signes neurologiques, inflammatoires, drapeaux rouges : prise en charge plus rapide et plus structurée. Si tableau mécanique simple sans drapeau rouge : prise en charge conservatrice et révaluation.

2. Imagerie ciblée (pas systématique)

L’imagerie n’est pas systématique dans les lombalgies communes chroniques. Recommandations HAS : imagerie indiquée si signes neurologiques, drapeaux rouges, suspicion de cause inflammatoire ou tumorale, échec après 4-6 semaines de prise en charge bien conduite. Examens : radiographies (assez peu informatives sur les tissus mous), IRM lombaire (la plus informative pour les hernies discales, le canal lombaire, les pathologies inflammatoires), parfois scanner.

Important : les images révèlent souvent des anomalies sans corrélation clinique (arthrose, lésions discales dégénératives après 40 ans, hernies asymptomatiques). Les images complètent la clinique, ne la remplacent pas. Le radiologue et le médecin référent interprètent dans le contexte global. Ne pas confondre « anomalie visible » et « cause de la douleur » : c’est une distinction clé.

3. Kinésithérapeute et prise en charge active

Outil principal dans la grande majorité des lombalgies chroniques. La kinésithérapie comporte : mobilisations douces, renforcement des muscles stabilisateurs profonds (souvent affaiblis), rééducation posturale, conseils ergonomiques (poste de travail, gestes du quotidien, port de charges), réactivation physique progressive, parfois école du dos. Approche centrée sur le reconditionnement et la levée de la kinésiophobie (peur du mouvement).

Prescription par le médecin, partiellement remboursée. L’activité physique adaptée est aujourd’hui considérée comme le pilier du traitement : marche, natation (sauf brasse pour certaines lombalgies), Pilates encadré, yoga doux, renforcement général. Recommandations actuelles : bouger plutôt que se protéger, le repos prolongé aggrave généralement les lombalgies chroniques.

4. Spécialiste si tableau qui ne résout pas

Si la douleur persiste malgré le traitement initial bien conduit, si une douleur radiculaire est suspectée ou installée : rhumatologue, neurologue, médecin de la douleur, parfois chirurgien orthopédique spécialisé. Discussion d’options complémentaires (infiltrations sous contrôle radiologique, médicaments spécifiques, plus rarement chirurgie quand strictement indiquée). Pour les douleurs chroniques nociplastiques : centre de la douleur et volet psychologique spécialisé (TCC, hypnose thérapeutique, mindfulness).

Approche aujourd’hui recommandée : biopsychosociale. Bio (les facteurs biologiques structurels), psycho (les facteurs cognitifs, émotionnels, comportementaux qui entretiennent la douleur), social (le contexte de vie, le travail, le sommeil, la qualité relationnelle). Aucun de ces axes ne doit être négligé ni surinvesti. Voir cadre stress et tensions.

L’approche biopsychosociale est ce qui distingue la prise en charge moderne des lombalgies chroniques. Elle ne signifie pas que « la douleur est dans la tête » (formule fausse et culpabilisante), mais qu’il faut prendre en compte la complexité multifactorielle de la douleur chronique. Le stress, le sommeil, les croyances sur la douleur, le contexte de travail influencent l’expérience douloureuse, sans en être la cause unique. Voir insomnie liée au stress pour le volet sommeil souvent associé.

Troisième temps · cadrer la pratique

Ce qu’un appoint corporel
peut et ne peut pas

Pour le mal de dos chronique, le cadrage est particulièrement important. La place d’un appoint corporel est très mesurée, en complément d’une prise en charge médicale ou kinésithérapique principale.

Ce que ça ne peut pas

  • Traiter une hernie discale, une sciatique radiculaire, un canal lombaire rétréci
  • Soigner une spondylarthrite ankylosante ou autre rhumatisme inflammatoire
  • Diagnostiquer la cause d’un mal de dos chronique
  • Remplacer un examen médical ou une imagerie indiquée
  • Remplacer une kinésithérapie prescrite (clé dans les lombalgies)
  • Justifier l’arrêt d’un traitement prescrit ou d’une activité physique recommandée
  • Promettre la disparition d’un mal de dos chronique
  • Identifier des « blocages émotionnels » expliquant votre dos (concept non validé)
  • Une approche dont l’efficacité spécifique dans les lombalgies est validée
  • Une « méthode exclusive » qui ferait mieux que la kinésithérapie

Ce que ça peut très modestement

  • Être un appoint corporel complémentaire, une fois le bilan médical en place
  • Soutenir le travail sur le stress, facteur d’entretien tensionnel
  • Transmettre des outils simples d’ancrage et de respiration
  • Apporter un moment de pause dans le quotidien
  • Soutenir l’engagement vers la kinésithérapie et les exercices à faire seul-e
  • Aider à repérer ses signaux corporels de tension
  • Soutenir la levée de la kinésiophobie (peur du mouvement)
  • Une approche qui respecte le cadre médical et y réoriente
  • Une pratique limitée dans le temps : 3 à 5 séances
  • Une franchise sur les limites, contre les promesses miraculeuses

Pour le mal de dos chronique, les approches validées sont prioritaires : médecin traitant, kinésithérapeute (clé absolue), activité physique adaptée régulière, parfois spécialiste selon le tableau, parfois suivi psychologique spécifique à la douleur chronique. La kinésithérapie et l’activité physique restent les outils les plus efficaces dans la grande majorité des lombalgies chroniques. Si vos ressources sont limitées, mieux vaut investir dans ces approches validées. Un appoint corporel n’a sa place qu’en addition discrète, en parallèle, jamais à la place. Voir place face au suivi médical.

Drapeaux rouges · consultation rapide

Signaux qui imposent
une consultation rapide ou en urgence

Signaux qui imposent un avis rapide :

Certains signaux associés à un mal de dos imposent une consultation rapide, parfois en urgence :

  • Troubles sphinctériens : incontinence, rétention urinaire, anesthésie en selle (zone périnéale) : urgence absolue (suspicion syndrome de la queue de cheval, SAMU 15)
  • Faiblesse musculaire brutale d’un membre inférieur : urgence, parfois chirurgie en urgence
  • Douleur de dos après un traumatisme (accident, chute, choc) : bilan médical, parfois imagerie pour exclure fracture
  • Fièvre associée au mal de dos : piste infection (spondylodiscite), urgences
  • Perte de poids inexpliquée, altération de l’état général, douleurs nocturnes intenses : bilan plus large indispensable, ne pas tarder
  • Après 50 ans avec douleur de dos d’apparition récente et inhabituelle : bilan plus systématique recommandé
  • Antécédent de cancer et apparition de douleur dorsale : bilan rapide indispensable
  • Raideur matinale prolongée (> 30 minutes, améliorée par le mouvement) : piste rhumatismale, rhumatologue
  • Douleur qui réveille la nuit régulièrement, douleurs en seconde partie de nuit : bilan plus poussé
  • Douleur qui s’aggrave malgré les traitements en cours
  • Usage chronique de corticoïdes, antécédent d’ostéoporose : bilan pour exclure fracture vertébrale

Interlocuteurs légitimes : médecin traitant en premier, rhumatologue, neurologue si volet neuropathique, médecin du sport pour certaines situations, centre de la douleur pour les chroniques nociplastiques, kinésithérapeute (clé dans les lombalgies), parfois psychologue formé aux douleurs chroniques.

Aucune approche complémentaire ne remplace ces interlocuteurs face à ces signaux. La franchise sur cette limite est ce qui protège votre santé.

Dérives spécifiques au mal de dos à surveiller : promesses de guérison rapide via une « méthode exclusive », identification de « mémoires émotionnelles bloquées » expliquant la lombalgie, vente de matériel coûteux non validé, manipulations vertébrales fortes sans bilan préalable (risque rare mais réel de complications), pression pour refuser une chirurgie indiquée ou un traitement. La Miviludes alerte régulièrement sur ces dérives. En cas de doute : signalement via miviludes.interieur.gouv.fr.

Présence locale

Cabinet à Nice
en présentiel uniquement

Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice. Adultes reçus à Nice et dans les communes des Alpes-Maritimes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Villefranche, Beaulieu, Cap-d’Ail, Antibes.

Pour le mal de dos chronique, le premier échange téléphonique sert d’abord à vérifier que le bilan médical est en place : médecin traitant, kinésithérapie en cours, éventuel spécialiste selon le tableau, activité physique adaptée. Aucune manipulation vertébrale n’est pratiquée au cabinet. Cette franchise sur les prérequis et sur ce qui est ou n’est pas fait protège votre santé. Voir aussi fatigue émotionnelle pour le volet souvent associé aux douleurs chroniques.

Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35.

Adresse

12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1

Téléphone

06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous

Tarifs · horaires

Adulte : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi
Sur rendez-vous

Modalité

Présentiel uniquement
Pas de visio, pas de téléphone
Chèque ou espèces

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande
le plus souvent

La kinésiologie peut-elle guérir mon mal de dos chronique ?

Non. Une douleur dorsale chronique est un symptôme médical, pas un sujet de bien-être. Sa prise en charge appartient au médecin (généraliste, parfois spécialiste) et au kinésithérapeute, qui est l’outil principal dans la grande majorité des lombalgies chroniques. L’activité physique adaptée régulière est aujourd’hui considérée comme le pilier du traitement. Aucune approche corporelle ne « guérit » un mal de dos chronique. Un appoint corporel peut au mieux, une fois le bilan médical en place, soutenir très modestement le travail sur le stress (facteur d’entretien) et offrir un moment de pause. Toute promesse de guérison ou de méthode exclusive est un signal d’alerte majeur.

Pratiquez-vous des manipulations vertébrales ?

Non. Aucune manipulation vertébrale n’est pratiquée au cabinet. Les manipulations vertébrales (techniques de haute vélocité) sont surtout pratiquées par certains kinésithérapeutes formés en thérapie manuelle, par certains médecins spécialisés en médecine manuelle, et par les ostéopathes ou chiropracteurs. Pour les lombalgies aiguës, certaines manipulations peuvent apporter un soulagement temporaire, mais les recommandations actuelles privilégient des approches actives (kinésithérapie centrée sur le mouvement, activité physique progressive) plutôt que des manipulations répétées. Pour les lombalgies chroniques, l’efficacité spécifique des manipulations reste modeste. Pour les lombalgies cervicales, prudence particulière sur les manipulations forcées. L’approche du cabinet est non manipulatrice, sur le seul versant corporel doux.

Mon IRM montre des hernies, est-ce la cause de ma douleur ?

Pas nécessairement. Après 40 ans, les lésions discales dégénératives et les protrusions discales sont très fréquentes sur les images, même pour des personnes asymptomatiques. Les études montrent que jusqu’à 50 % des personnes sans mal de dos ont des anomalies discales visibles à l’IRM après 40 ans, et davantage avec l’âge. Le médecin et le radiologue corrèlent l’image au tableau clinique : ce qui compte est de savoir si la lésion identifiée explique vos symptômes précis. Une hernie visible n’est pas nécessairement la cause de votre douleur. Une discussion médicale est utile pour comprendre ce qui relève de l’image (souvent bruyante après 40 ans) et ce qui relève de votre tableau réel (douleur, retentissement). C’est l’une des clés pour ne pas se laisser piloter par les images.

Faut-il que je continue le sport avec un mal de dos chronique ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Les recommandations actuelles sont claires : l’activité physique adaptée régulière est bénéfique pour le mal de dos chronique. Le repos prolongé aggrave généralement la situation par déconditionnement. Sports plutôt adaptés : marche, natation (sauf brasse parfois inconfortable), vélo (avec posture adaptée), Pilates encadré, yoga doux, renforcement général progressif. Sports généralement à éviter en phase aiguë ou installée : sports de contact, sports avec impacts répétés violents, port de charges lourdes asymétriques. Clé importante : lever la kinésiophobie (peur du mouvement). Beaucoup de personnes évitent de bouger par peur d’aggraver, ce qui paradoxalement entretient la douleur. Demandez l’avis de votre médecin et de votre kinésithérapeute pour adapter selon votre tableau précis.

Le stress aggrave-t-il vraiment mon mal de dos ?

Oui, c’est documenté, même si le mécanisme reste partiellement compris. Le stress chronique entretient une contraction musculaire prolongée des muscles paravertébraux et profonds. Activation orthosympathique permanente, perturbation du sommeil profond réparateur, parfois sensibilisation centrale qui amplifie la perception douloureuse. Le stress ne crée généralement pas la lésion structurelle (arthrose, hernie…), mais il amplifie et entretient ce qui est en place, et peut basculer une lombalgie aiguë vers la chronicité. Travailler sur le stress chronique est l’une des cibles légitimes d’un accompagnement complémentaire, en parallèle des approches validées. Attention à ne pas glisser dans le discours culpabilisant (« votre dos vient de votre stress mal géré ») : c’est faux et nocif. La douleur chronique est multifactorielle. Voir cadre stress et tensions et cohérence cardiaque.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Généralement 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines, en complément et jamais à la place du parcours médical et kinésithérapique. Pas d’engagement long. Si rien ne bouge après 3 séances, on s’arrête. Si vos ressources sont limitées, mieux vaut investir dans les approches validées : kinésithérapie (remboursée sur prescription), activité physique adaptée (parfois remboursée via le dispositif Sport sur Ordonnance), éventuel suivi spécialisé au centre de la douleur, parfois TCC pour la douleur chronique. Ce sont elles qui changent vraiment le tableau dans la durée.

Et la chirurgie du dos ?

La chirurgie rachidienne est aujourd’hui réservée à des indications précises, principalement : signes neurologiques déficitaires (paralysie, troubles sphinctériens, queue de cheval), douleurs radiculaires invalidantes résistantes après 6-12 semaines de traitement bien conduit, instabilité rachidienne documentée, certaines sténoses canalaires sévères. Pour les lombalgies communes chroniques sans signes neurologiques, la chirurgie n’est généralement pas indiquée : ses résultats sont modérés et n’améliorent pas significativement la situation par rapport à une prise en charge conservatrice bien conduite (kinésithérapie + activité physique). La décision chirurgicale appartient au chirurgien orthopédique ou neurochirurgien spécialisé, en concertation avec votre médecin référent. Aucun praticien non chirurgien ne devrait vous pousser à refuser une chirurgie indiquée : ce serait une dérive grave.

Peut-on consulter à Nice ou en ligne ?

Les séances se font uniquement au cabinet, 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Pas de visio, pas de téléphone, pas d’en ligne. L’observation directe et le test musculaire ne se prennent pas correctement à distance. Le présentiel est impératif.

Et les ceintures lombaires, les supports ?

Réponse nuancée. Ceintures lombaires : utiles ponctuellement en phase aiguë (quelques jours), parfois lors d’activités exposantes (port de charges, jardinage prolongé), pas en port chronique car affaiblissent les muscles stabilisateurs à long terme. Matériel non validé : méfiance face aux dispositifs vendus comme « miracle » (semelles spéciales sans indication podologique, oreillers magiques, appareils électriques exotiques, etc.). Matériel parfois utile : ergonomie du poste de travail (siège adapté, support écran à bonne hauteur), oreiller adapté, parfois orthèse podologique sur prescription. Discussion utile avec le médecin et le kinésithérapeute pour adapter selon votre situation. La kinésithérapie reste plus utile que la plupart des dispositifs achetés séparément.

Mon mal de dos peut-il aller mieux ?

Oui, et c’est important à entendre. Même les lombalgies chroniques installées depuis longtemps peuvent s’améliorer significativement avec une prise en charge bien conduite : kinésithérapie active (centrée sur le mouvement et le renforcement), activité physique adaptée régulière, traitements antalgiques si nécessaire, parfois TCC spécifique à la douleur chronique, amélioration du sommeil, gestion du stress, parfois méditation de pleine conscience structurée (MBSR) qui a montré une efficacité reconnue dans les douleurs chroniques. La kinésiophobie (peur du mouvement) est souvent le frein principal : en la travaillant, beaucoup de personnes retrouvent une vie de meilleure qualité. Cela demande du temps, de l’engagement, parfois de la patience. Une amélioration progressive est réaliste : pas une disparition complète, mais une vie très améliorée.

Pour un échange
sur votre situation précise

Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · adulte 70 € · 06 11 77 46 35