Kinésiologie et migraines cabinet de Nice
La migraine est une maladie neurologique, pas un simple mal de tête. Sa prise en charge appartient au médecin généraliste ou au neurologue. Cette page propose un cadre honnête sur ce qui constitue réellement une migraine, sur ce qu’une approche corporelle peut éventuellement apporter en complément, et surtout sur ce qu’elle ne peut pas. La franchise sur ces limites protège votre santé.
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La migraine est une maladie
pas un « gros mal de tête »
La migraine est une maladie neurologique à part entière, classifiée dans l’ICHD-3 (Classification internationale des céphalées). Elle touche environ 15 % des adultes en France selon l’Inserm, avec une prédominance féminine (3 femmes pour 1 homme). Ses crises sont caractérisées : douleur souvent unilatérale et pulsatile, intensité modérée à sévère, durée de 4 à 72 heures, fréquemment accompagnée de nausées, photophobie (gêne à la lumière), phonophobie (gêne au bruit). Certains migraineux présentent en plus une aura : troubles visuels ou sensitifs avant la crise.
Ce que cela implique pour cette page : la prise en charge de la migraine appartient au médecin généraliste ou au neurologue, avec des traitements de crise (triptans, anti-inflammatoires) et parfois un traitement de fond. Une approche corporelle complémentaire ne se substitue jamais à ce parcours. Elle peut, modestement, soutenir le travail sur les facteurs de chronicisation reconnus : stress, sommeil, tensions musculaires, hygiène de vie. La franchise sur cette limite est ce qui en fait un appoint éventuellement utile, et non une fausse promesse.
Promettre de « guérir les migraines » par une approche corporelle est une tromperie. Travailler en parallèle d’un suivi médical sur les facteurs de stress reconnus est, modestement, légitime. La différence est essentielle.
Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, les quatre phases d’une crise migraineuse pour mieux la reconnaître. Ensuite, les déclencheurs reconnus sur lesquels il est possible d’agir, et ceux sur lesquels il ne l’est pas. Une distinction claire entre ce qu’un appoint corporel peut éventuellement et ce qu’il ne peut absolument pas. Et enfin, les drapeaux rouges qui imposent une consultation rapide, parfois en urgence.
Précisons d’emblée : certaines situations migraineuses imposent une réévaluation médicale rapide. Un changement de profil des crises, une aura inhabituelle, une prise quotidienne d’antalgiques, une migraine après 50 ans sans antécédent : autant de signaux à ne pas ignorer. Voir maux de tête chroniques.
Suivi médical incontournable
Si vous avez plus de 2 crises de migraine par mois, ou si vos crises s’intensifient, consultez un médecin généraliste ou un neurologue. Un traitement de fond, prescrit par un médecin, peut diminuer significativement la fréquence et l’intensité des crises. Aucune approche corporelle ne remplace ce travail médical.
Cette page développe
- Les 4 phases d’une crise migraineuse
- Déclencheurs reconnus et hygiène
- Ce qu’un appoint peut, ce qu’il ne peut pas
- Drapeaux rouges et urgences
- FAQ et cadre local Nice
- Pages liées pour approfondir
Séance au cabinet
Adulte 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Pas de visio. Le premier échange téléphonique permet de vérifier que le suivi médical est en place et que la situation relève d’un éventuel appoint corporel complémentaire.
Quatre phases
d’une crise migraineuse
Une crise de migraine ne se limite pas au moment de la douleur. Elle se déroule typiquement en quatre phases identifiées. Reconnaître les signes précoces peut permettre une prise de traitement de crise plus efficace (sur prescription médicale).
Prodrome
Phase qui précède la crise, parfois plusieurs heures à 1-2 jours avant. Signes variables : fatigue, irritabilité, bâillements, fringales (parfois pour le chocolat), bébé particulièrement pleureur en cas de migraine maternelle. Tout le monde n’a pas de prodrome reconnaissable.
Aura
Phase présente seulement pour environ 1/3 des migraineux. Dure 5 à 60 minutes avant la céphalée. Visuelle le plus souvent (scotomes scintillants, lignes en zigzag), parfois sensitive (fourmillements progressifs), rarement motrice. Toute aura nouvelle appelle un avis médical.
Céphalée
Phase de douleur principale. Souvent unilatérale, pulsatile, intensité modérée à sévère. Durée 4 à 72h sans traitement. Aggravée par l’activité physique. Nausées fréquentes, photophobie, phonophobie. Besoin de s’isoler dans le calme et l’obscurité.
Postdrome
Phase après la crise, souvent 24-48h. Sensation de fatigue, difficultés de concentration, troubles cognitifs légers, parfois sensation d’avoir « la gueule de bois » sans alcool. Le retour à l’état normal n’est pas instantané : respecter cette phase fait partie de la prise en charge. Voir fatigue pour la récupération.
Reconnaître ses propres phases personnelles est utile pour deux raisons. Premièrement, la prise du traitement de crise (triptan notamment) est beaucoup plus efficace précocement, dès les premiers signes. Deuxièmement, identifier un prodrome stable permet parfois d’anticiper et de créer les conditions d’une crise mieux supportée (s’isoler, ralentir, prendre le traitement de crise prescrit). Voir maux de tête chroniques.
Déclencheurs reconnus
et hygiène de vie
Les déclencheurs varient beaucoup d’une personne à l’autre. Un agenda des crises tenu 4-6 semaines aide à identifier ses propres facteurs. Les agir, en parallèle du suivi médical, peut réduire la fréquence des crises.
Trois familles de déclencheurs
Hygiène de vie
- Sommeil : trop court, trop long, irrégulier (week-ends décalés)
- Repas sautés : hypoglycémie, fréquente déclencheuse
- Déshydratation : surtout en climatisation ou par fortes chaleurs
- Caféine : en excès, ou en sevrage brutal le week-end
- Effort physique intense mal préparé
- Sédentarité prolongée ou inversement, surentraînement
Stress et émotions
- Stress chronique : facteur d’entretien reconnu
- Stress aigu : parfois déclencheur direct
- Effet rebond : crise au moment du relâchement (vendredi soir, vacances)
- Charge mentale élevée prolongée
- Émotions intenses (positives ou négatives)
- Conflit familial ou professionnel
Facteurs externes
- Variation hormonale : cycle menstruel surtout
- Aliments : vin rouge, fromages affinés, chocolat, glutamate (variable)
- Lumière intense, scintillements, écrans prolongés
- Odeurs fortes : parfums, tabac
- Changements météo : baisse de pression atmosphérique notamment
- Voyage, décalage horaire
- Certains médicaments : contraceptifs notamment, à voir avec le médecin
Une nuance importante : identifier un déclencheur ne signifie pas qu’il est la cause de la migraine (qui est neurologique). Cela signifie qu’il abaisse temporairement le seuil de déclenchement. Certains déclencheurs sont évitables (alcool, repas sautés), d’autres pas (météo, cycle). L’objectif n’est pas une vie sous cloche mais une réduction des facteurs modifiables reconnus. Voir sommeil et stress et cadre stress.
Ce qu’un appoint corporel
peut et ne peut pas
Pour vous éviter déception ou retard de prise en charge médicale, voici une distinction nette. Si un praticien promet ce qui est dans la colonne de gauche, c’est un signal d’alerte majeur.
Ce que ça ne peut pas
- Guérir la migraine (maladie neurologique)
- Diagnostiquer une migraine ou un type de céphalée
- Remplacer un traitement de crise prescrit (triptan, anti-inflammatoire)
- Remplacer un traitement de fond prescrit
- Justifier l’arrêt d’un médicament en cours
- Promettre une réduction garantie de la fréquence des crises
- Soigner une céphalée par abus médicamenteux : seul le sevrage médical y répond
- Une approche dont les mécanismes neurologiques spécifiques sont validés
- Faire dépasser le premier réflexe médical face à toute crise inhabituelle
Ce que ça peut éventuellement
- Être un appoint corporel complémentaire d’un suivi médical en cours
- Soutenir le travail sur le stress chronique, facteur reconnu
- Transmettre des outils corporels simples (respiration, ancrage)
- Encourager une régularité du sommeil et de l’hygiène
- Aider à repérer ses propres tensions corporelles avant qu’elles s’installent
- Apporter un moment de pause dans le rythme quotidien
- Soutenir un sentiment d’agir sur ce qui peut l’être
- Une approche qui réoriente vers le médical en cas de doute
- Une pratique limitée dans le temps : 3 à 5 séances
Cette honnêteté sur les limites n’est pas une faiblesse : c’est ce qui rend légitime un appoint complémentaire quand il a sa place. Pour la migraine, le premier réflexe doit toujours rester le médecin. Un appoint corporel peut s’ajouter en parallèle, jamais à la place. Voir place face au suivi médical et définition Brain Gym.
Signaux qui imposent
un avis médical sans attendre
Avant tout appoint corporel :
Certaines situations imposent un avis médical rapide, parfois en urgence. Si vous reconnaissez l’un de ces éléments :
- Mal de tête brutal et inhabituel (« coup de tonnerre », le pire de votre vie), apparu en quelques secondes : SAMU 15 immédiatement
- Mal de tête avec signes neurologiques : vision floue, faiblesse d’un côté, troubles de la parole, confusion : SAMU 15
- Mal de tête avec fièvre élevée et raideur de la nuque : urgences (suspicion méningite)
- Aura inhabituelle, prolongée (au-delà d’une heure) ou différente de ce que vous connaissiez : avis neurologique rapide
- Première crise très intense après 50 ans sans antécédent migraineux
- Mal de tête après un traumatisme crânien récent, même léger
- Mal de tête qui réveille la nuit régulièrement
- Changement de profil des crises : plus fréquentes, plus intenses, plus longues, ou différentes
- Prise d’antalgiques ou de triptans plus de 10-15 jours/mois : piste abus médicamenteux
- Crise inhabituelle pendant une grossesse ou en post-partum
- Aggravation des crises malgré un traitement bien suivi
Premier interlocuteur : médecin traitant ou neurologue. Pour suspicion d’abus médicamenteux : médecin pour sevrage encadré. Pour les facteurs hormonaux : gynécologue. Pour une dimension psychologique : psychologue (TCC validées pour les douleurs chroniques).
Aucune approche complémentaire ne remplace ces interlocuteurs face à ces signaux. La franchise sur cette limite est ce qui protège votre santé.
Cabinet à Nice
en présentiel uniquement
Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice. Adultes reçus à Nice et dans les communes des Alpes-Maritimes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Villefranche, Beaulieu, Cap-d’Ail, Antibes.
Pour les migraines, le premier échange téléphonique sert d’abord à vérifier que le parcours médical est en place : médecin référent, traitement prescrit si nécessaire, neurologue consulté si fréquence élevée. Cette franchise sur les prérequis protège votre santé et évite des consultations qui ne répondraient pas au vrai besoin.
Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35.
Adresse
12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1
Téléphone
06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous
Tarifs · horaires
Adulte : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi
Sur rendez-vous
Modalité
Présentiel uniquement
Pas de visio, pas de téléphone
Chèque ou espèces
Pages complémentaires
selon la situation
Maux de tête
chroniques
Vue d’ensemble : 4 catégories médicales et facteurs de stress.
Voir maux de tête StressCadre stress
et tensions
Le stress chronique comme facteur reconnu de chronicisation.
Voir stress SommeilInsomnie
liée au stress
Le sommeil irrégulier comme facteur déclencheur fréquent.
Voir insomnie Charge mentaleCharge
mentale
La surcharge cognitive comme facteur d’entretien.
Voir charge mentale LimitesPlace face
au suivi médical
Comment situer un appoint corporel par rapport à la médecine.
Voir limites ÉpuisementFatigue
émotionnelle
Si l’épuisement général entretient le tableau migraineux.
Voir fatigueCe qu’on nous demande
le plus souvent
La kinésiologie peut-elle guérir mes migraines ?
Non. La migraine est une maladie neurologique, pas un simple mal de tête à soulager. Sa prise en charge appartient au médecin (généraliste ou neurologue). Aucune approche corporelle complémentaire ne « guérit » une migraine. Ce qu’un appoint peut éventuellement apporter, en parallèle d’un suivi médical : soutenir le travail sur le stress (facteur de chronicisation reconnu), encourager une régularité de vie, transmettre des outils corporels simples. C’est modeste mais réel. Toute promesse de guérison est un signal d’alerte majeur. Voir définition Brain Gym.
Quels professionnels consulter pour mes migraines ?
Premier interlocuteur : médecin traitant. Bilan, premier traitement de crise, orientation si nécessaire. Si crises fréquentes (plus de 2/mois) ou complexes : neurologue pour traitement de fond et éventuels examens. Si dimension hormonale : gynécologue (revoir contraception le cas échéant). Pour le stress installé : psychologue (TCC validées pour les douleurs chroniques). Pour tensions cervicales associées : kinésithérapeute. Pour suspicion d’apnées : pneumologue ou ORL. Un appoint corporel s’ajoute en parallèle, jamais à la place.
Comment savoir si j’ai vraiment des migraines ou autre chose ?
Le diagnostic appartient au médecin. Quelques repères généraux : la migraine est typiquement unilatérale, pulsatile, intense, dure 4-72h, et s’accompagne souvent de nausées, photophobie, phonophobie. Elle est aggravée par l’effort physique. La céphalée de tension est plutôt bilatérale, en étau, modérée, sans nausées importantes. Les deux peuvent coexister. Un agenda des crises tenu 4-6 semaines (date, durée, localisation, intensité, médicaments pris, contexte) est l’outil le plus utile à présenter en consultation. Voir maux de tête chroniques.
Le stress peut-il vraiment déclencher des migraines ?
Le stress est reconnu comme facteur de chronicisation et parfois déclencheur direct, pas comme cause unique. La migraine reste une maladie neurologique avec une vulnérabilité sous-jacente. Mais le stress chronique abaisse le seuil de déclenchement : mêmes situations, plus de crises quand vous êtes épuisé. Particularité méconnue : l’effet rebond : la crise survient parfois au moment du relâchement (vendredi soir, début de vacances), pas pendant la phase de stress. Agir sur le stress chronique en parallèle du suivi médical peut réduire la fréquence. Voir cadre stress.
Mes migraines sont liées au cycle, que faire ?
Les migraines catéméniales (liées au cycle, souvent à la chute d’œstrogènes périmenstruelle) concernent une part importante des femmes migraineuses. Prise en charge spécifique avec le médecin et le gynécologue : parfois traitement de fond adapté aux prévisions du cycle, revue de la contraception (certaines pilules combinées contre-indiquées en cas de migraine avec aura : risque vasculaire), parfois traitements hormonaux spécifiques. La consultation gynécologique avec mention des migraines est essentielle pour adapter la contraception en sécurité.
Je prends des triptans presque tous les jours, est-ce un problème ?
Oui, c’est un signal qu’il faut consulter rapidement. Au-delà de 10 jours/mois de triptans (ou 15 jours/mois d’antalgiques simples), vous êtes dans la zone de risque d’une céphalée par abus médicamenteux : les médicaments finissent par entretenir les céphalées qu’ils sont censés soulager. Le seul traitement efficace est un sevrage médicamenteux encadré par un médecin, jamais en autonomie. Cercle vicieux fréquent et méconnu. Consultation prioritaire avec le médecin traitant ou un neurologue.
Peut-on consulter à Nice ou en ligne ?
Les séances se font uniquement au cabinet, 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Pas de visio, pas de téléphone, pas d’en ligne. L’observation directe et le test musculaire ne se prennent pas correctement à distance. Le présentiel est impératif.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Généralement 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines, en parallèle du suivi médical en cours. Pas un engagement long. L’objectif est de transmettre quelques outils d’hygiène nerveuse et de soutenir un travail sur le stress chronique. Si rien ne bouge après 3 séances, on s’arrête. Il est inutile de continuer pour continuer. La modestie sur la durée fait partie de la pratique honnête.
L’aura visuelle, c’est inquiétant ?
Pas si elle est connue, stable et identifiée par votre médecin. Une aura migraineuse typique dure 5 à 60 minutes, est progressive, et précède la céphalée. Elle est habituelle pour environ 1/3 des migraineux. Ce qui doit alerter : une aura nouvelle, prolongée (au-delà d’une heure), avec faiblesse d’un côté ou troubles de la parole, ou différente de ce que vous connaissiez. Dans ces cas, avis médical rapide pour exclure une cause vasculaire. Si la première aura survient après 40-50 ans : avis neurologique.
Mes enfants risquent-ils d’être migraineux comme moi ?
La migraine a une composante génétique reconnue. Le risque est plus élevé si un ou deux parents sont migraineux. Mais la migraine de l’enfant a parfois des particularités : crises plus courtes, parfois bilatérales, accompagnées de douleurs abdominales (« migraine abdominale »), parfois précédées ou remplacées par des vomissements cycliques. La prise en charge appartient au pédiatre ou au médecin traitant, qui orientera vers un neurologue pédiatre si nécessaire. Voir kinésiologie enfants pour le cadre général, sachant que la migraine reste un sujet médical en priorité.
Pour un échange
sur votre situation précise
Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · adulte 70 € · 06 11 77 46 35