06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
Réponse courte

Une distinction fondamentale : pendant vs après

Pendant les violences conjugales en cours : aucun accompagnement corporel n'a sa place. Les violences conjugales relèvent de dispositifs spécifiques — 3919 (Violences Femmes Info, gratuit, anonyme, 24h/24, ne s'affiche pas sur les factures), 17 ou 114 par SMS si danger immédiat, CIDFF pour l'information juridique, service d'accueil des victimes, ordonnance de protection. Un praticien qui accepterait de « accompagner » une personne encore exposée aux violences mettrait sa sécurité en danger — c'est une responsabilité qui ne se négocie pas.

Après la sortie effective des violences : la phase de reconstruction est un enjeu clinique documenté. Les conséquences psychotraumatiques (TSPT, dépression, anxiété) sont fréquentes et documententées. Elles relèvent d'approches validées par la HAS — EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), TCC-C (Thérapies Cognitivo-Comportementales spécifiques au trauma), ICV (Intégration du Cycle de la Vie) — portées par des psychologues cliniciens formés au psychotraumatisme. Des associations spécifiques accompagnent gratuitement.

Ce qu'un accompagnement corporel peut proposer, en marge de la reconstruction déjà engagée, après la séparation effective : un espace pour le vécu corporel résiduel — tensions accumulées par les années de vigilance, sommeil marqué par les années d'hyperactivation, respiration bloquée installée. Une séance ponctuelle. Jamais un travail sur le trauma (réservé aux approches validées), jamais un conseil sur les démarches, jamais une pratique quelconque sur les enfants co-victimes.

Position claire — pendant, après, cadre spécialisé

La reconstruction, un cadre clinique et associatif

Vous êtes ici probablement pour l'une de ces situations. Peut-être encore dans une relation qui vous fait peur, avec des violences physiques, psychologiques, économiques ou sexuelles répétées — dans ce cas, cette page vous demande de contacter le 3919 avant toute chose. Peut-être en phase de préparation à une sortie, avec le plan qui se construit — le 3919 et le CIDFF vous accompagnent. Peut-être récemment sortie, avec une sécurité qui n'est peut-être pas encore consolidée (le moment de la séparation est statistiquement le plus dangereux). Peut-être en phase de reconstruction post-séparation, avec un suivi psychologique déjà engagé ou à engager, et une question sur ce qu'un espace corporel peut apporter en marge.

Disons-le tout de suite, avec force. Les violences conjugales sont un enjeu de santé publique majeur en France. Les chiffres officiels sont impressionnants — environ 250 000 femmes victimes de violences conjugales par an d'après le Ministère de l'Intérieur, des dizaines de féminicides chaque année (114 en 2022 selon la MIPROF), des enfants co-victimes reconnus par la loi. Les conséquences psychotraumatiques sont documententées — TSPT identifié pour 30 à 60 % des femmes victimes selon les études, dépression, troubles anxieux, troubles du sommeil, somatisations. La reconstruction est un travail long, porté par un écosystème spécialisé en France.

Une position honnête sur le champ : la kinésiologie n'est pas une prise en charge des violences conjugales, ni pendant, ni en phase de reconstruction. Pendant les violences : aucun praticien sérieux n'accepte de recevoir une personne encore exposée — le rapport de force inégalitaire, le risque de représailles, l'emprise en cours rendent tout travail relationnel impossible et parfois dangereux. Après la sortie : le psychotraumatisme relève d'approches validées (EMDR, TCC-C, ICV) portées par des psychologues cliniciens formés au psychotraumatisme. Aucun référentiel ne mentionne la kinésiologie dans ce champ.

Une précaution majeure sur les dérives : les femmes victimes de violences conjugales et les personnes en reconstruction sont commercialement ciblées par certaines pratiques. « Libérer les blessures », « transformer votre passé », « retrouver la confiance en soi » sont des accroches répétées. Des packs à plusieurs milliers d'euros circulent. Certaines dérives orientent vers des interprétations spirituelles (« karma », « mémoires transgénérationnelles », « partenaire miroir ») qui rejouent la culpabilisation déjà subie. La Miviludes alerte régulièrement sur ces dérives.

Ce qui reste vrai : le corps d'une personne après des années de violences conjugales porte des empreintes réelles. Hypervigilance installée (sursaut, alerte permanente), sommeil rongé par la peur qui met du temps à céder même après la séparation, respiration bloquée devenue habituelle, tensions périnéales et pelviennes installées, mâchoire serrée, appréhension du toucher, difficultés sexuelles. Ce vécu corporel résiduel peut ponctuellement trouver un espace de dépose — toujours en marge du travail psychothérapeutique spécialisé qui reste l'axe central.

Cette page distingue la phase de sortie active des violences (où les dispositifs de protection priment absolument) de la phase de reconstruction post-séparation (où un écosystème clinique et associatif spécialisé existe). Elle rappelle les dérives spécifiques à connaître.

Pour un premier échange, le cabinet reçoit au 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Les pages voisines sur les relations toxiques, le divorce et la séparation, l'accompagnement du couple et l'anxiété complètent celle-ci.

Priorité absolue — pendant les violences

Pendant les violences — les dispositifs priment absolument

Si les violences sont en cours, cette section prime sur toutes les autres. Les dispositifs de protection en France sont spécialisés, gratuits, confidentiels.

Aucun accompagnement corporel n'a sa place tant que les violences sont en cours. Les dispositifs spécialisés sont plus efficaces, plus sécurisants, plus adaptés. Les mobiliser est le premier pas de la reconstruction future.

Dispositifs spécifiques — à connaître absolument

Lignes d'écoute et de secours :

  • 3919 — Violences Femmes Info. Ligne nationale gratuite, anonyme, confidentielle, 24h/24 et 7j/7. Ne s'affiche pas sur les factures téléphoniques. Écoute, information, orientation vers les dispositifs locaux
  • 17 — Police / Gendarmerie en cas de danger immédiat
  • 114 — Numéro d'urgence par SMS pour les personnes en danger qui ne peuvent pas parler (ou pour les personnes sourdes ou malentendantes)
  • 116 006 — France Victimes. Ligne nationale gratuite d'aide aux victimes. France Victimes 06 pour les Alpes-Maritimes
  • 3018 — Cyber-harcelement et violences numériques. Gratuit, ligne dédiée
  • 119 — Enfance en Danger. Ligne nationale gratuite, 24h/24. Les enfants exposés aux violences conjugales sont reconnus comme co-victimes par la loi du 30 juillet 2020
  • 115 — Samu Social pour l'hébergement d'urgence

Accompagnement associatif et institutionnel :

  • CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles) — présent dans chaque département. Information juridique, accompagnement social, orientation vers l'hébergement d'urgence. CIDFF06 pour les Alpes-Maritimes
  • SOLIDARITÉ FEMMES — fédération nationale et associations locales. Accompagnement spécialisé des femmes victimes de violences. Solidarité Femmes 06 (SOS Femmes) pour les Alpes-Maritimes
  • Point Justice — permanences juridiques gratuites en Alpes-Maritimes
  • Médecin traitant / UMJ (Unité Médico-Judiciaire) — certificat médical détaillé avec ITT (Interruption Totale de Travail), élément central pour la protection juridique. L'UMJ de Nice (hôpital Saint-Roch) établit les certificats sur réquisition

Dispositifs judiciaires de protection :

  • Dépôt de plainte possible dans tout commissariat ou gendarmerie. Certains commissariats disposent d'intervenants sociaux ou de référents violences intra-familiales
  • Ordonnance de protection — délivrée par le Juge aux Affaires Familiales (JAF), permet d'éloigner le conjoint violent du domicile, d'organiser la garde des enfants, de dissimuler l'adresse. Loi renforcée depuis 2019
  • BAR — Bracelet Anti-Rapprochement — dispositif judiciaire mis en place depuis 2020, ordonné par le juge (au civil ou au pénal), avec périmètre de sécurité géolocalisé
  • TGD — Téléphone Grave Danger — dispositif attribué par le procureur aux victimes en danger, permettant une intervention rapide des forces de l'ordre
  • Avocat spécialisé en droit des victimes — aide juridictionnelle possible selon les ressources. L'Ordre des avocats de Nice propose un annuaire

Hébergement d'urgence en Alpes-Maritimes :

  • Associations spécialisées dans l'hébergement des femmes victimes (voir Solidarité Femmes)
  • 115 (Samu Social) — hébergement d'urgence généraliste
  • CROUS ou logement temporaire selon les situations

« Sortir des violences n'est jamais une décision facile ni un événement isolé — c'est un processus qui se prépare, se soutient, se sécurise. Les dispositifs existent, ils sont efficaces, ils sont là pour cela. »

Le moment de la séparation — statistiquement le plus dangereux

Les études convergent : le moment de la séparation et les mois qui suivent sont statistiquement les plus dangereux pour les femmes victimes de violences conjugales. Les féminicides ont majoritairement lieu à ce moment. Cette réalité n'est pas dite pour décourager la sortie — au contraire, elle rappelle qu'une sortie non préparée et non sécurisée est risquée. Le 3919, le CIDFF et les associations spécialisées aident à construire une sortie protégée.

Position claire — sur le champ psychotraumatique

Ce que la kinésiologie ne peut pas

Sur le psychotraumatisme des violences conjugales et sur la reconstruction clinique : aucune ambiguïté.

La reconstruction post-violences conjugales est un enjeu clinique documenté qui relève d'approches validées par la HAS et de professionnels spécifiquement formés. La kinésiologie n'y a aucun rôle opérationnel.

Interdits absolus
  • Ne diagnostique pas un TSPT (Trouble de Stress Post-Traumatique) — ce diagnostic clinique relève d'un psychiatre ou d'un psychologue clinicien à l'issue d'un entretien
  • Ne traite pas le psychotraumatisme — les approches validées HAS sont l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), la TCC-C (protocoles spécifiques trauma : Cognitive Processing Therapy, Thérapie d'Exposition Prolongée), l'ICV (Intégration du Cycle de la Vie), portées par des professionnels formés
  • Ne remplace pas un psychologue clinicien formé au psychotraumatisme — c'est l'axe central du travail de reconstruction
  • Ne remplace pas un psychiatre en cas de dépression associée (comorbidité très fréquente), de traitement médicamenteux indispensable, ou de risque suicidaire
  • Ne remplace pas Mon Soutien Psy CPAM (12 séances de psychologue remboursées par an sur prescription)
  • Ne remplace pas le CMP (Centre Médico-Psychologique, consultations gratuites)
  • Ne remplace pas les associations spécifiques (Solidarité Femmes, France Victimes, CIDFF) qui proposent gratuitement accompagnement psychologique, groupes de parole, information juridique
  • Ne remplace pas les groupes de parole entre femmes victimes de violences conjugales — espace thérapeutique irremplaçable documenté par les recherches sur le rétablissement
  • Ne remplace pas l'accompagnement juridique par un avocat spécialisé en droit des victimes (procédure pénale, ordonnance de protection, divorce, garde d'enfants)
  • Ne travaille pas avec les enfants co-victimes — ces enfants relèvent de consultations pédopsychiatriques ou psychologiques spécifiques, dans des consultations dédiées aux enfants exposés aux violences conjugales
  • Ne « libère » pas les traumas par test musculaire — formulation commerciale, pas clinique

Cadre légal : le titre de psychologue est protégé par la loi (n° ADELI obligatoire). L'exercice illégal de la médecine (art. L4161-1 CSP), la pratique commerciale trompeuse (DGCCRF), l'abus de faiblesse (art. 223-15-2 CP, avec vulnérabilité particulière liée aux violences comme circonstance aggravante potentielle) peuvent s'appliquer.

Le risque particulier des « méthodes miracle » en post-violences

Les femmes en reconstruction sont commercialement ciblées par des offres qui promettent une transformation rapide. « Libérer les blessures en X séances », « retrouver la confiance », « transformer votre passé ». Ces promesses sont à la fois illégitimes cliniquement et problématiques psychologiquement — elles rejouent le fantasme d'une solution facile et culpabilisent implicitement (« si vous ne guerissez pas, c'est que vous n'êtes pas assez engagée »). La reconstruction est un travail lent, respectueux du rythme, qui relève d'un cadre clinique tenu.

Champ très restreint — après la séparation effective

Ce qui reste possible en marge de la reconstruction

Un espace corporel ponctuel après la sortie effective des violences, avec un travail psychothérapeutique spécialisé déjà engagé. Toujours en marge, jamais à la place.

Le corps d'une personne après des années de violences conjugales porte des empreintes réelles et persistantes. Ces empreintes ne disparaissent pas à la sortie — elles font partie de ce qui se travaille en reconstruction.

Ce sur quoi une séance peut ponctuellement porter (après séparation effective)
  • L'hypervigilance installée après des années de vigilance permanente — sursaut, alerte au moindre bruit, sensation d'être en tension continue
  • Les tensions cervicales, dorsales, lombaires, mâchoire accumulées par les années de contention
  • La respiration bloquée installée, la sensation de poitrine serrée devenue habituelle
  • Le sommeil rongé par la peur, les cauchemars, l'anticipation, même longtemps après la sortie
  • Les tensions périnéales et pelviennes installées (violences sexuelles associées souvent, même sans qu'elles soient explicitement identifiées comme telles)
  • L'appréhension du toucher même bienveillant, les difficultés dans les nouvelles relations si elles se présentent (en complément d'un travail avec un sexologue si les difficultés sexuelles sont au premier plan)
  • Les somatisations diverses (migraines, troubles digestifs, douleurs chroniques) après bilan médical qui écarte les causes médicales

Conditions absolues :

  • La séparation effective est acquise — aucun contact contraint avec l'ex-conjoint
  • La sécurité est consolidée (adresse protégée si nécessaire, TGD ou BAR si dispositif en place, dossier judiciaire suivi)
  • Un suivi psychologique spécialisé est en cours ou vient d'être engagé — c'est le vrai travail, la séance corporelle vient « en marge »
  • Aucune revendication de traiter le trauma, de « libérer », de « transformer »
  • Aucun conseil sur les démarches en cours (procédure pénale, divorce, garde d'enfants, retour ou non vers l'ex-conjoint)
  • Aucune intervention sur les enfants co-victimes, sous aucune forme
  • Aucun complément, plante, huile essentielle recommandé ou vendu
  • Si les violences reprennent (retour possible, nouvelle relation abusive, harcelement post-séparation) : arrêt de l'accompagnement corporel, retour aux dispositifs de protection

La spécificité du cycle des violences

Le cycle des violences conjugales est documenté : tensions montantes, explosion, lune de miel/repentir apparent, retour aux tensions. Beaucoup de femmes sortent puis reviennent (statistique documententée : en moyenne 7 tentatives de sortie avant la sortie définitive). Ce va-et-vient n'est ni un échec personnel, ni un signe qu'« au fond, ça n'était pas si grave » — c'est un phénomène psychologique lié à l'emprise, aux enjeux matériels et parentaux, à la peur. Un praticien sérieux qui rencontre une personne dans cette phase l'oriente prioritairement vers Solidarité Femmes ou le CIDFF, plutôt que de proposer des séances qui pourraient donner l'illusion d'un travail suffisant.

Cadre de reconstruction — l'écosystème spécialisé

Le cadre clinique et associatif de la reconstruction

Un écosystème spécialisé existe en France pour la reconstruction post-violences conjugales. Le connaître change la trajectoire.

Ces professionnels et associations travaillent en réseau. Ils portent une culture professionnelle spécifique au psychotraumatisme et aux violences conjugales — c'est ce qui les distingue d'une consultation psychologique généraliste.

Volet clinique psychologique — l'axe central

Psychologue clinicien formé au psychotraumatisme. Formation universitaire (Master 2 psychologie clinique) + formation complémentaire spécifique — EMDR (Institut Français d'EMDR), TCC-C (protocoles Cognitive Processing Therapy de Resick, Thérapie d'Exposition Prolongée de Foa), ICV (Institut Français d'ICV). Certains réseaux proposent des annuaires — AFTVS (Association Française du Trauma et de la Violence Sexuelle), Institut de Victimologie de Paris.

Psychiatre. En cas de dépression sévère, d'anxiété invalidante, de troubles du sommeil réfractaires, de risque suicidaire, de traitement médicamenteux indispensable.

Mon Soutien Psy CPAM. 12 séances de psychologue remboursées par an sur prescription. Chercher un psychologue formé au psychotraumatisme dans la liste.

CMP (Centre Médico-Psychologique). Consultations gratuites sur secteur. Certains CMP ont des référents violences intra-familiales.

Volet associatif — accompagnement spécifique et groupes de parole

Solidarité Femmes. Fédération nationale de 73 associations locales. Accompagnement spécialisé des femmes victimes de violences — écoute, information, accompagnement social et juridique, groupes de parole. Solidarité Femmes 06 pour les Alpes-Maritimes. solidaritefemmes.org

France Victimes. Réseau national de 130 associations. Aide psychologique, juridique, sociale aux victimes de toutes infractions. France Victimes 06 pour les Alpes-Maritimes. Ligne 116 006. france-victimes.fr

CIDFF. Réseau national des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles. Information juridique gratuite, accompagnement social, orientation. CIDFF06.

Fondation des Femmes. Ressources d'information, cartographies des associations, campagnes d'information, soutien aux associations locales. fondationdesfemmes.org

Volet juridique et judiciaire

Avocat spécialisé en droit des victimes. Accompagnement de la procédure pénale (plainte, instruction, jugement), du divorce, de la garde d'enfants, des demandes d'ordonnance de protection. Aide juridictionnelle possible selon les ressources.

Point Justice / Maison de la Justice et du Droit. Permanences juridiques gratuites en Alpes-Maritimes.

Aide financière aux victimes. CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions), FGTI (Fonds de Garantie des Victimes d'actes de Terrorisme et d'autres Infractions).

Volet spécifique aux enfants co-victimes

Reconnaissance légale. Les enfants exposés aux violences conjugales sont reconnus comme co-victimes par la loi du 30 juillet 2020.

Consultations spécifiques. Certaines consultations pédopsychiatriques et associations spécifiques accompagnent les enfants exposés aux violences conjugales.

119 — Enfance en Danger. Ligne nationale gratuite, 24h/24. Signalement si les enfants sont exposés.

Vigilance — dérives spécifiques

Dérives spécifiques à connaître

Les femmes victimes de violences conjugales et les personnes en reconstruction sont commercialement ciblées. La Miviludes et les associations spécialisées alertent sur ces dérives.

Ces dérives instrumentalisent une souffrance réelle et peuvent aggraver les conséquences psychiques, retarder la reconstruction, engager des sommes importantes, isoler des ressources légitimes.

Fuir un praticien qui...
  • Accepte de recevoir une personne encore exposée aux violences (praticien sérieux : orientation immédiate vers 3919 et Solidarité Femmes)
  • Se présente comme « thérapeute trauma », « spécialiste violences conjugales » sans diplôme clinique (psychologue clinicien ADELI, médecin) ni certification EMDR/TCC-C/ICV reconnue
  • Promet de « libérer les blessures », de « transformer le passé », de « retrouver la confiance en X séances »
  • Vend un « pack reconstruction », un « programme survivante » à plusieurs milliers d'euros
  • Attribue les violences subies à des « mémoires transgénérationnelles », un « karma », un « contrat d'âme avec le partenaire », un « miroir de vos blessures d'enfance » — dérive qui rejoue la culpabilisation subie et retarde la reconstruction
  • Culpabilise (« vous avez attiré ce partenaire par vos blocages », « vous devez pardonner pour aller mieux », « votre âme a choisi cette expérience »)
  • Recommande le pardon ou la réconciliation comme étape nécessaire de la guérison — contre-indication clinique majeure, particulièrement dangereuse quand l'ex-conjoint est encore en position de nuire
  • Propose d'intervenir sur l'ex-conjoint par test musculaire « par procuration » — illégitime et problématique
  • Propose des séances sur les enfants co-victimes — dérive grave, l'enfant est particulièrement vulnérable
  • Décourage les cadres reconnus (psychologue, Solidarité Femmes, France Victimes) au profit d'un accompagnement alternatif
  • Propose des retraites « survivante » ou « reconstruction » coûteuses hors cadre reconnu
  • Recommande ou vend des compléments, plantes, huiles essentielles « anti-trauma » — sans fondement, avec risques d'interaction avec les traitements éventuels
  • Isole (contact intrusif, exclusivité demandée, critique des associations spécialisées)

Signalements possibles :

  • Miviludes — dérive sectaire ou abusive, les femmes victimes de violences constituent une population commercialement ciblée signalée
  • SignalConso (DGCCRF) — pratique commerciale trompeuse, exercice illégal, usurpation de titre
  • Ordre des psychologues, Ordre des médecins — usurpation de titre
  • Procureur de la République — escroquerie (art. 313-1 CP), abus de faiblesse (art. 223-15-2 CP ; la vulnérabilité particulière liée aux violences subies est un élément aggravant potentiel), exercice illégal de la médecine (art. L4161-1 CSP)

Le bon repère

Un praticien sérieux, sur ce sujet particulièrement sensible : n'accepte jamais de recevoir une personne encore exposée aux violences, oriente activement vers Solidarité Femmes, France Victimes, CIDFF et un psychologue clinicien formé au psychotraumatisme. Ne promet rien sur la « libération ». Refuse tout pack. Ne vend aucun complément. Ne se présente jamais en « spécialiste trauma » ou « thérapeute violences » sans les qualifications. Refuse toute intervention sur les enfants co-victimes. Ne culpabilise jamais et refuse les discours du « pardon comme étape ». Fuir tout cabinet qui déroge à ces principes.

Où se déroule la séance

Trois lieux possibles — toujours en présentiel

Pour un espace ponctuel réservé au vécu corporel résiduel après la sortie effective des violences et en marge d'un travail psychothérapeutique spécialisé déjà engagé, le lieu compte : cadre sobre, confidentiel, non intrusif, sans revendication sur le trauma.

Au cabinet à Nice

12 boulevard Joseph Garnier, 06000 Nice. Espace neutre, calme. Accès tram Borriglione ou Libération, bus ligne 11.

À votre domicile

Pertinent pour les personnes à mobilité réduite, après une journée dense, ou pour un enfant. À convenir au téléphone.

Sur le lieu de travail

Option pour une séance sur pause de midi. En concertation avec l'employeur si nécessaire.

Présentiel uniquement. Le test musculaire et la lecture corporelle qui guident la séance ne peuvent pas s'effectuer autrement.
Ressources violences conjugales

Les vraies voies de protection et de reconstruction

Six ressources centrales, gratuites ou finançables, portées par des professionnels formés.

Violences femmes — 24h/24
3919 — Violences Femmes Info
Ligne nationale gratuite, anonyme, confidentielle, 24h/24 et 7j/7. Ne s'affiche pas sur les factures téléphoniques. Écoute, information, orientation vers les dispositifs locaux.
Association spécialisée
Solidarité Femmes
Fédération nationale de 73 associations. Accompagnement spécialisé des femmes victimes — groupes de parole, accompagnement social et juridique, hébergement d'urgence. Solidarité Femmes 06 pour les Alpes-Maritimes. solidaritefemmes.org
Aide aux victimes
116 006 — France Victimes
Ligne nationale gratuite. Réseau de 130 associations. Aide psychologique, juridique, sociale. France Victimes 06 pour les Alpes-Maritimes. france-victimes.fr
Droits et information
CIDFF06 — Alpes-Maritimes
Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles. Information juridique gratuite, accompagnement social, orientation vers l'hébergement d'urgence. Réseau CIDFF national.
Psy remboursé trauma
Mon Soutien Psy — CPAM
Douze séances de psychologue remboursées par an sur prescription. Chercher un psychologue clinicien formé au psychotraumatisme (EMDR, TCC-C, ICV). monsoutienpsy.ameli.fr
Enfants co-victimes — 24h/24
119 — Enfance en Danger
Ligne nationale gratuite, 24h/24. Les enfants exposés aux violences conjugales sont reconnus comme co-victimes par la loi du 30 juillet 2020. Signalement et orientation.
FAQ

Questions fréquentes avant un premier rendez-vous

Je suis encore avec un conjoint violent, la kinésiologie peut-elle m'aider ?

Non — et aucun praticien sérieux n'accepterait de vous recevoir dans ce contexte. Le premier pas est le 3919 (Violences Femmes Info, 24h/24, gratuit, anonyme, ne s'affiche pas sur les factures). Solidarité Femmes 06, CIDFF06 et France Victimes 06 accompagnent la sortie. En cas de danger immédiat : 17 ou 114 par SMS. La priorité est votre sécurité.

Je suis sortie récemment, par où commencer la reconstruction ?

Solidarité Femmes 06 pour l'accompagnement global et les groupes de parole. France Victimes 06 (116 006) pour le versant psychologique et juridique. Un psychologue clinicien formé au psychotraumatisme (EMDR, TCC-C, ICV) est l'axe central du travail sur les conséquences psychotraumatiques. Mon Soutien Psy CPAM permet 12 séances remboursées par an. Le CIDFF06 accompagne les démarches juridiques. Un avocat spécialisé en droit des victimes pour la procédure pénale et le divorce.

La kinésiologie peut-elle traiter mon TSPT après les violences ?

Non. Le TSPT relève d'approches validées par la HAS — EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), TCC-C (Cognitive Processing Therapy, Thérapie d'Exposition Prolongée), ICV (Intégration du Cycle de la Vie) — portées par des psychologues cliniciens formés au psychotraumatisme. C'est un travail spécialisé qui a fait ses preuves. Aucun test musculaire n'agit sur un psychotraumatisme.

Peut-elle « libérer les blessures » ou « transformer le passé » ?

Non — ces formulations sont commerciales et problématiques. Aucun test musculaire ne « libère » un trauma, aucune séance ne « transforme le passé ». Ces promesses instrumentalisent une souffrance réelle et rejouent le fantasme d'une solution facile qui n'existe pas. Le travail psychotraumatique existe, il est efficace, il relève d'un cadre clinique spécialisé.

Mes enfants ont assisté aux violences, la kinésiologie peut-elle les aider ?

Non — et aucune séance ne se pratique sur ces enfants. Les enfants exposés aux violences conjugales sont reconnus comme co-victimes par la loi du 30 juillet 2020. Ils relèvent d'un cadre clinique spécifique — consultations pédopsychiatriques, psychologues cliniciens formés aux enfants exposés aux violences conjugales, consultations spécifiques. Le 119 (Enfance en Danger) accompagne. La loi 2020 permet aussi certaines mesures juridiques spécifiques (retrait de l'autorité parentale, autres).

Que peut vraiment m'apporter une séance corporelle après ma sortie ?

Après la sortie effective et en marge d'un travail psychothérapeutique spécialisé déjà engagé : un espace ponctuel de dépose corporelle sur l'hypervigilance, les tensions, le sommeil, la respiration bloquée installée. Jamais un travail sur le trauma. Jamais un conseil sur les démarches. Toujours en marge. Le vrai travail se fait avec un psychologue clinicien formé.

Combien de séances pour ce sujet ?

Aucun pack légitime. Un cabinet qui vend un « pack reconstruction », un « programme survivante », une « libération des blessures » sort du cadre — signalement Miviludes et SignalConso recommandés. Une séance ponctuelle sur le vécu corporel résiduel après la séparation effective peut avoir sa place, sans engagement répété.

Comment reconnaître un bon praticien pour ce sujet ?

Un bon praticien : refuse catégoriquement toute séance pendant les violences actives, oriente immédiatement vers 3919, Solidarité Femmes, France Victimes, CIDFF ; ne promet rien sur la « libération » ; refuse tout pack ; ne vend aucun complément ; ne se présente jamais en « spécialiste trauma » sans les qualifications (psychologue clinicien ADELI, formation EMDR/TCC-C/ICV) ; refuse toute intervention sur les enfants co-victimes ; ne culpabilise jamais ; refuse les discours du « pardon comme étape » ; oriente activement vers le cadre clinique spécialisé. Fuir tout cabinet qui déroge à ces principes.

Violences en cours : 3919 · 24h/24

Violences conjugales en cours (physiques, psychologiques, économiques, sexuelles) ou emprise : 3919 (Violences Femmes Info, gratuit, anonyme, ne s'affiche pas sur les factures). Danger immédiat : 17 ou 114 par SMS. Enfants exposés : 119 (24h/24, co-victimes reconnus par la loi 2020). Aide aux victimes : 116 006 France Victimes. Solidarité Femmes 06 pour l'accompagnement spécialisé, CIDFF06 pour l'information juridique. Ordonnance de protection possible auprès du JAF. Cybercharcelement : 3018. Pour la reconstruction post-séparation : psychologue clinicien formé au psychotraumatisme (EMDR, TCC-C, ICV) via Mon Soutien Psy CPAM (12 séances remboursées par an), groupes de parole des associations spécialisées. Aucune séance de kinésiologie ne remplace ces cadres, ni pendant, ni en phase de reconstruction. Ponctuellement, après séparation effective et en marge du travail psychothérapeutique, une séance peut accompagner le vécu corporel résiduel. Cabinet 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice. Adulte 70 €. Présentiel uniquement.