06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
D’abord, une clarification

Les douleurs neuropathiques
ne sont pas des douleurs « comme les autres »

Avant toute autre considération, soyons précis. Les douleurs neuropathiques (parfois appelées « douleurs neurogènes ») sont des douleurs provoquées par une lésion ou une maladie du système nerveux somatosensoriel, qu’il soit périphérique (nerfs, racines, ganglions) ou central (moelle épinière, tronc cérébral, cerveau). Elles se distinguent des douleurs nociceptives (par stimulation des récepteurs de la douleur : arthrose, traumatisme...) par leurs caractéristiques et leurs traitements validés spécifiques.

Point essentiel : les mécanismes étant différents, les antalgiques classiques (paracétamol, AINS) sont souvent insuffisamment efficaces ; les traitements validés sont spécifiques (certains antidépresseurs à visée antalgique, certains antiepileptiques, topiques locaux, parfois neurostimulation, prise en charge pluridisciplinaire). Le diagnostic est médical, fait par le médecin traitant et le neurologue, avec un questionnaire DN4 et un bilan étiologique (recherche de la cause).

Les douleurs neuropathiques relèvent du médecin et du neurologue, avec des traitements spécifiques validés. Aucune approche complémentaire ne « régénère » le nerf, ne « débloque » une atteinte nerveuse, ni ne remplace les traitements antalgiques spécifiques (qui ne se prennent ni ne s’arrêtent jamais sans avis médical).

Important à rappeler d’emblée : une approche complémentaire comme la kinésiologie ne traite pas les douleurs neuropathiques, ne répare pas un nerf lésé, ne corrige aucune cause biologique (diabète, séquelle de zona, lésion radiculaire, atteinte centrale post-AVC, etc.). Au mieux, en complément du suivi médical, elle peut accompagner le vécu de la douleur chronique et son retentissement émotionnel (fatigue, anxiété, retentissement sur le sommeil et le moral, parfois sentiment d’invisibilité de la souffrance). Cette page informe sur ce qu’est réellement la douleur neuropathique et oriente vers les bons interlocuteurs.

Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, comprendre les douleurs neuropathiques (caractéristiques, causes, diagnostic). Ensuite, le parcours de soin et les traitements validés. Comment mieux vivre au quotidien (avec les professionnels). Une distinction claire sur la place très étroite d’un appoint corporel. Et enfin, les drapeaux rouges : signaux d’alerte et dérives commerciales très présentes sur ce sujet (notamment promesses de « régénération nerveuse »).

Cadre médical incontournable

Pour des douleurs neuropathiques : médecin traitant en premier (questionnaire DN4, examen, recherche de la cause, premiers traitements adaptés, orientation), neurologue (spécialiste clé : confirmation, bilan étiologique, ENMG si pertinent, ajustement des traitements), médecin de la douleur / centre et consultation de la douleur pour les formes résistantes (approche pluridisciplinaire), parfois selon les cas endocrinologue (diabète), rhumatologue ou chirurgien (radiculalgie, canal carpien, hernie discale), médecine physique et de réadaptation, kinésithérapeute (sur prescription), psychologue ou psychiatre pour le retentissement émotionnel (parfois Mon Soutien Psy). Urgence : signes neurologiques brutaux (perte de force, troubles sensitifs majeurs, troubles sphinctériens, syndrome de la queue de cheval, AVC suspecté) : 15 / SAMU.

Cette page développe

  • Caractéristiques des douleurs neuropathiques
  • Principales causes et mécanismes
  • Diagnostic médical (DN4, ENMG)
  • Traitements validés spécifiques
  • Place du centre de la douleur
  • Dérives sur la « régénération nerveuse »

Séance au cabinet

Adulte 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Un accompagnement complémentaire ne concerne que le vécu (douleur chronique, retentissement émotionnel), en complément du suivi médical, jamais la maladie.

Aucun diagnostic, aucune « réparation » de nerf, aucune promesse sur les douleurs, aucun arrêt de traitement suggéré, aucun complément « régénération nerveuse ». Les douleurs neuropathiques se traitent avec le médecin, le neurologue et les traitements validés.
Premier temps · comprendre la douleur

Comprendre les douleurs
neuropathiques

Quelques repères honnêtes. Le diagnostic appartient au médecin et au neurologue : ces repères aident à comprendre, jamais à auto-diagnostiquer.

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Ce qui distingue ces douleurs

Caractéristiques spécifiques. Les douleurs neuropathiques ont un profil typique, qui aide le médecin à les repérer : brûlures, décharges électriques, picotements, fourmillements, engourdissement, sensations de froid douloureux ou d’étau, parfois démangeaisons intenses. Elles s’accompagnent fréquemment de signes évoquant une atteinte nerveuse : allodynie (douleur déclenchée par un stimulus normalement non douloureux, comme le simple contact du drap), hyperalgesie (réponse douloureuse augmentée à un stimulus normalement douloureux), perte de sensibilité ou sensibilité modifiée dans la zone concernée, parfois faiblesse motrice associée.

Distribution : la douleur suit généralement un territoire neurologique (territoire d’un nerf, d’une racine, d’un hémicorps), ce qui aide au diagnostic. Outil clinique : le médecin utilise souvent le questionnaire DN4 (Douleur Neuropathique en 4 questions, validation scientifique reconnue), qui évalue les caractéristiques et les signes à l’examen et oriente fortement le diagnostic. Important : ces douleurs sont réelles, mesurables et reconnues : elles ne sont ni « dans la tête », ni « psychosomatiques », même si le retentissement émotionnel est souvent important. Règle : une douleur avec ce profil mérite un avis médical : c’est là que se fait le diagnostic. Voir douleurs chroniques.

Brûlures, décharges, allodynie · territoire nerveux
2

Les principales causes

Tableau varié. Les douleurs neuropathiques ont de nombreuses causes possibles, qu’il revient au médecin de rechercher. Causes périphériques : neuropathie diabétique (très fréquente, en distalité aux pieds, parfois aux mains), névralgie post-zona (douleurs après un épisode de zona), radiculalgies chroniques (sciatique, cruralgie, névralgie cervicobrachiale), syndromes canalaires (canal carpien, canal tarsien), polyneuropathies (carence en B12, alcoolisme, toxiques, maladies systémiques), névralgie du trijumeau, douleurs post-chimiothérapie (certains agents anticancéreux sont neurotoxiques), parfois douleurs post-chirurgicales persistantes.

Causes centrales : douleurs post-AVC (syndrome thalamique notamment), sclérose en plaques (qui peut donner divers tableaux), atteintes médullaires (lésions de la moelle, parfois après traumatisme ou maladie), parfois autres. Causes mixtes ou intriquées : certaines pathologies (lombalgies chroniques, syndromes douloureux complexes) ont une composante neuropathique et nociceptive mélangée. Important : identifier la cause permet souvent une prise en charge spécifique (par exemple, améliorer l’équilibre du diabète, traiter une cause compressive, ajuster un traitement neurotoxique, vacciner contre le zona si pertinent). Vaccination zona : pour les personnes à risque, un vaccin existe et réduit la fréquence et la sévérité du zona ainsi que celle de ses névralgies : en parler à son médecin. Règle : ne pas se contenter de « c’est neuropathique » sans recherche de cause : le bilan étiologique change la prise en charge. Voir douleurs articulaires.

Diabète, post-zona, radiculalgies, post-AVC, SEP
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Le diagnostic médical (DN4, bilan, ENMG)

Une démarche structurée. Le diagnostic des douleurs neuropathiques est médical et repose sur plusieurs étapes. Interrogatoire et examen clinique : caractéristiques de la douleur (qualité, distribution, évolution), recherche de signes neurologiques (sensibilité, force, réflexes), examen systémique. Questionnaire DN4 : outil validé à 4 questions (brûlure, sensation de froid douloureux, décharges électriques ; fourmillements, picotements, engourdissement, démangeaisons ; signes à l’examen) qui oriente fortement le diagnostic au-delà d’un seuil.

Bilan étiologique : selon le tableau clinique, biologie (glycémie, HbA1c, ferritine, vitamine B12, fonction thyroïdienne, bilan inflammatoire, parfois sérologies, parfois bilan auto-immun), imagerie (IRM rachidienne en cas de radiculalgie, parfois IRM cérébrale, autres selon les cas), ENMG (électroneuromyogramme : examen validé pour évaluer les nerfs périphériques, utile dans plusieurs situations mais pas systématique, prescrit par le neurologue). Important : la douleur neuropathique peut exister même quand certains examens (notamment l’ENMG) sont normaux (cas des petites fibres) : la clinique reste prédominante. Règle : le diagnostic se construit dans une démarche médicale rigoureuse : aucun test musculaire, aucune analyse capillaire, aucun dispositif non médical ne le remplace. Voir test musculaire.

DN4, examen, biologie, imagerie, ENMG
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Signaux d’alerte et urgences

Vigilance nécessaire. Certaines situations imposent un avis médical sans tarder, voire en urgence. Urgences neurologiques qui imposent le 15 / SAMU : signes neurologiques brutaux (trouble du langage, de la force, de la sensibilité, de la vision, céphalée très intense) : possible AVC ; syndrome de la queue de cheval (douleurs lombaires intenses avec troubles sphinctériens, anesthésie en selle, perte de force des membres inférieurs) ; perte rapide de force, troubles sphinctériens nouveaux, troubles respiratoires en lien avec des douleurs.

Signes à consulter rapidement (sans 15 mais sans tarder) : douleur nouvelle avec profil neuropathique, aggravation rapide d’une douleur connue, extension de la zone, signes neurologiques progressifs (perte de force, troubles d’équilibre, troubles sensitifs nouveaux), fièvre ou altération de l’état général associées, contexte de cancer (douleurs nouvelles méritant un avis spécifique), après traumatisme récent. Réaction allergique ou effet indésirable inhabituel sous traitement (rare mais possible avec certaines molécules antalgiques) : avis médical. Aspect émotionnel : les douleurs chroniques peuvent peser lourdement ; en cas d’idées noires ou de sentiment de désespoir profond : 3114 (prévention du suicide), médecin et psychologue. Règle absolue : face à ces signes, ne pas tenter une approche complémentaire : consulter le médecin ou les urgences. Voir place face au suivi médical.

Signes neurologiques brutaux · 15 / SAMU

Soyons clairs : les douleurs neuropathiques ont un profil clinique spécifique (brûlures, décharges, allodynie, hyperalgesie, territoire neurologique), des causes nombreuses (diabète, post-zona, radiculalgies, post-AVC, sclérose en plaques, post-chirurgie, post-chimio, autres), un diagnostic médical structuré (DN4, bilan étiologique, parfois ENMG), et des traitements validés spécifiques différents des antalgiques classiques. Certaines situations imposent une consultation sans tarder, parfois en urgence (15 / SAMU pour les signes neurologiques brutaux). Une approche complémentaire ne traite pas : au mieux, elle accompagne le vécu, en complément.

Deuxième temps · parcours et traitements

Le parcours de soin
et les traitements validés

Quatre piliers : le parcours médical et les traitements spécifiques, avec les bons interlocuteurs. Aucune « méthode miracle ».

Quatre piliers pour les douleurs neuropathiques

1. Le médecin traitant et le neurologue

Pivot et spécialiste clé. La prise en charge commence avec le médecin traitant (interrogatoire, examen, questionnaire DN4, premier bilan, premiers traitements adaptés selon les recommandations, orientation), avec consultation auprès du neurologue (spécialiste clé) : confirmation du diagnostic, bilan étiologique, parfois ENMG, parfois imagerie spécifique, ajustement des traitements, suivi régulier. Pour les radiculalgies chroniques (sciatique, cruralgie, NCB) : parfois avis du rhumatologue ou du chirurgien orthopédiste / neurochirurgien selon les cas.

Pour certaines causes spécifiques : endocrinologue (diabète : améliorer l’équilibre glycémique réduit le risque de neuropathie ou ralentit son évolution), oncologue / médecin de la douleur (douleurs post-chimio, métastases, syndrome paranéoplasique), médecin référent (sclérose en plaques, autres pathologies neurologiques spécifiques). Important : le traitement de la cause quand elle est accessible (par exemple, intervention sur une hernie discale comprimant une racine, amélioration du diabète, vaccination zona en prévention) peut diminuer ou stopper l’évolution. Règle : avoir un médecin référent, un neurologue identifié selon les cas, et un suivi dans la durée : c’est la base. Voir douleurs articulaires.

2. Les traitements antalgiques validés spécifiques

Différents des antalgiques classiques. Les douleurs neuropathiques répondent différemment des autres douleurs. Le paracétamol et les AINS y sont souvent peu efficaces. Les traitements validés spécifiques (selon les recommandations internationales et de la HAS, sur prescription médicale uniquement) : certains antidépresseurs à visée antalgique (tricycliques type amitriptyline à faibles doses, IRSNa type duloxetine), certains antiepileptiques (gabapentine, pregabaline, parfois autres), des topiques locaux (patchs de lidocaïne pour les douleurs post-zona localisées, capsaïcine topique en milieu spécialisé), parfois tramadol ou opioïdes forts dans certaines situations (cadre strict, prudence).

Pour des situations particulières : névralgie du trijumeau (traitements spécifiques type carbamazépine), parfois neurostimulation non invasive (TENS) ou invasive (stimulation médullaire), parfois blocs nerveux en milieu spécialisé, parfois chirurgie selon les cas (canal carpien, hernie discale, autres). Règle absolue : les traitements antalgiques spécifiques ont des effets indésirables possibles (somnolence, prise de poids, troubles cognitifs, hypotension orthostatique selon les molécules), des interactions médicamenteuses, et nécessitent une titration progressive et un suivi. Ils ne commencent jamais ni ne s’arrêtent jamais sans avis médical (un arrêt brutal peut provoquer un syndrome de sevrage selon les molécules). Important : la réponse au traitement est partielle pour de nombreux patients : l’objectif est une réduction significative de la douleur et une amélioration de la qualité de vie, pas nécessairement une disparition. Voir place face au suivi médical.

3. Le centre de la douleur et la prise en charge pluridisciplinaire

Ressource spécialisée essentielle pour les formes complexes. Les centres et consultations de la douleur sont des structures spécialisées (généralement adossées aux centres hospitaliers, parfois libérales) dans la prise en charge des douleurs chroniques, notamment neuropathiques, complexes ou résistantes. Approche pluridisciplinaire : médecin de la douleur, parfois neurologue, parfois infirmier référent douleur, psychologue (essentiel : le retentissement émotionnel est réel et mérite une prise en charge), kinésithérapeute, parfois ergotherapeute, parfois assistant social.

Accès : en règle sur orientation par le médecin traitant ou le neurologue, parfois délais importants. Ce qui y est proposé : évaluation globale (douleur, retentissement, traitements en cours, comorbidités), ajustements thérapeutiques (combinaisons, titrations, parfois molécules spécifiques peu utilisées en libéral), parfois techniques spécifiques selon les cas (TENS, neurostimulation médullaire pour certaines indications, blocs, parfois autres : indications strictes), accompagnement psychologique de la douleur (TCC, mindfulness, autres approches validées), parfois éducation thérapeutique pour mieux comprendre la maladie et la gérer. Pour les Alpes-Maritimes : se renseigner auprès du CHU de Nice et de votre médecin pour connaître les structures disponibles. Important : pour les douleurs neuropathiques résistantes ou complexes, ces structures changent souvent la donne : ne pas hésiter à demander une orientation. Règle : passer par votre médecin traitant ou neurologue pour accéder aux bonnes ressources. Voir douleurs chroniques.

4. Activité physique adaptée, sommeil, soutien psychologique

Compléments essentiels souvent sous-estimés. La prise en charge des douleurs neuropathiques n’est pas qu’une affaire de médicaments. Activité physique adaptée (APA) : en règle recommandée (avec adaptation selon la situation et l’avis médical), elle réduit souvent la douleur ressentie, améliore le sommeil et le moral, entretient la force et la mobilité (utile notamment dans les radiculalgies chroniques et la neuropathie diabétique, où l’activité physique contribue aussi à l’équilibre glycémique). Sur prescription, parfois séances remboursées selon les cas. Kinésithérapie sur prescription : rééducation, étirement, parfois TENS, conseils.

Sommeil : les douleurs neuropathiques perturbent fréquemment le sommeil, et un mauvais sommeil amplifie la douleur ressentie (cercle vicieux). Hygiène du sommeil, parfois adaptations médicamenteuses (certains traitements antalgiques ont aussi un effet sur le sommeil), prise en charge spécifique des troubles du sommeil si besoin. Soutien psychologique (voir régulation émotionnelle) : vivre avec une douleur chronique a un retentissement émotionnel réel (anxiété, parfois dépression réactive, parfois retentissement social et professionnel, parfois sentiment d’invisibilité de la souffrance). Un soutien (psychologue, parfois Mon Soutien Psy 12 séances remboursées par an, parfois psychiatre si dépression caractérisée) est légitime et utile : il ne signifie pas que la douleur est « dans la tête ». TCC de la douleur chronique : efficacité documentée. Approches du stress et de l’anxiété : méditation de pleine conscience (mindfulness), cohérence cardiaque, autres approches validées : en complément. Règle : la prise en charge la plus efficace est multimodale : traitements, kiné, APA, sommeil, soutien psychologique, parfois centre douleur. Voir cohérence cardiaque.

Ces quatre piliers se complètent : médecin traitant et neurologue (diagnostic, bilan étiologique, traitement de la cause quand possible), traitements antalgiques spécifiques validés (antidepresseurs à visée antalgique, antiepileptiques, topiques : jamais commencer ni arrêter sans avis), centre de la douleur pour les formes complexes (approche pluridisciplinaire), activité physique adaptée + sommeil + soutien psychologique. C’est cette démarche coordonnée qui améliore réellement la douleur et la qualité de vie. Une approche complémentaire ne s’y substitue pas.

Troisième temps · cadrer la pratique

Ce qu’un appoint corporel
peut et ne peut pas

Pour les douleurs neuropathiques, le cadrage est strict. La place d’un appoint corporel est très étroite : elle ne concerne que le vécu, jamais la maladie ni les mécanismes nerveux.

Ce que ça ne peut pas

  • Traiter ou faire disparaître la douleur neuropathique
  • Réparer ou « régénérer » un nerf lésé
  • Diagnostiquer la cause d’une douleur (acte médical)
  • Remplacer médecin, neurologue, centre douleur
  • Conseiller d’arrêter un traitement antalgique spécifique (dangereux)
  • Vendre ou conseiller des compléments « régénération nerveuse »
  • Effectuer des manipulations en cas de radiculalgie ou pathologie médullaire
  • Identifier une « cause émotionnelle » unique à une lésion nerveuse
  • Pousser à un retard de prise en charge face à des signes nouveaux
  • Une efficacité validée sur les douleurs neuropathiques

Ce que ça peut, en complément et très modestement

  • Accompagner le vécu de la douleur chronique
  • Soutenir le retentissement émotionnel (anxiété, moral : voir burn-out)
  • Offrir un temps d’écoute sans minimiser la souffrance
  • Transmettre des outils simples (respiration, cohérence cardiaque)
  • Encourager le suivi médical, neurologique, et la réadaptation
  • Rappeler l’importance des traitements validés
  • Rappeler les ressources : centre douleur, associations, Mon Soutien Psy
  • Aider à distinguer approches sérieuses et dérives commerciales
  • Une franchise totale : ne traite pas la maladie
  • Toujours en complément, jamais à la place du suivi

Soyons clairs : les douleurs neuropathiques relèvent du médecin, du neurologue et du centre de la douleur, avec des traitements validés spécifiques et une prise en charge multimodale (kiné, APA, sommeil, soutien psychologique). Une approche complémentaire ne traite pas, ne « régénère » aucun nerf, ne corrige aucune cause biologique. Elle ne doit jamais retarder une consultation ni faire arrêter un traitement antalgique spécifique. Tout au plus, dans un cadre très mesuré et en complément du suivi, un appoint peut accompagner le vécu de la douleur chronique et son retentissement émotionnel, sans aucune action sur la maladie elle-même. Toute promesse de « régénération nerveuse » est une dérive.

Drapeaux rouges · signaux d’alerte et dérives

Signaux d’alerte
et dérives commerciales

Signaux qui imposent une consultation, et dérives commerciales sur les douleurs neuropathiques :

D’abord, les signaux d’alerte qui imposent un avis médical sans tarder, parfois en urgence :

  • Signes neurologiques brutaux (trouble du langage, force, sensibilité, vision, céphalée très intense) : 15 / SAMU (AVC possible)
  • Syndrome de la queue de cheval : douleurs lombaires intenses avec troubles sphinctériens, anesthésie en selle, perte de force des membres inférieurs : urgence neurochirurgicale
  • Perte rapide de force ou de sensibilité, troubles d’équilibre nouveaux
  • Douleur nouvelle avec profil neuropathique (brûlures, décharges, territoire nerveux)
  • Aggravation rapide d’une douleur connue, extension de la zone
  • Fièvre, altération de l’état général, perte de poids inexpliquée
  • Contexte cancereux connu avec douleur nouvelle ou aggravée
  • Après traumatisme récent, douleurs neuropathiques apparues
  • Effet indésirable inhabituel d’un traitement : avis médical (ou 15 si grave)
  • Idées noires, sentiment de désespoir profond : 3114, médecin, psychologue

Ensuite, les dérives commerciales, particulièrement nombreuses sur les douleurs neuropathiques (souffrance réelle, parfois réponse partielle aux traitements, quête de solutions), signalées par les autorités sanitaires et la Miviludes. Signaux qui doivent vous faire fuir un cabinet ou une méthode : promesses de « régénérer » ou « réparer » le nerf, de « débloquer » une atteinte nerveuse, de « guérir » la douleur neuropathique ; vente de compléments alimentaires « spécial nerfs », « régénération nerveuse », « détox neurologique » (vitamines B en excès sans bilan, autres : efficacité le plus souvent non démontrée hors carence avérée, parfois interactions notamment pour le diabétique ou avec les antalgiques spécifiques) ; cures, jeûnes, protocoles pour « nettoyer le système nerveux » ; prétention à diagnostiquer par test musculaire, dispositif non médical, analyse capillaire ; identification d’une « cause émotionnelle » unique, d’un « conflit », d’une « mémoire » (décodage biologique) ; pression pour arrêter ou réduire un traitement antalgique spécifique (dangereux : certains traitements ne s’arrêtent pas brutalement, et la douleur peut récidiver fortement) ; discours méfiant envers la médecine, le neurologue, le centre de la douleur, les antiepileptiques, les antidepresseurs à visée antalgique (souvent qualifiés à tort de « chimie inutile ») ; pratiques manuelles à risque sur une radiculalgie aiguë ou suspicion de pathologie médullaire ; forfaits coûteux avec engagement, abonnements, vente de dispositifs « de stimulation » non validés.

Risques spécifiques de ces dérives. D’abord, le retard de prise en charge : une douleur neuropathique nouvelle ou qui s’aggrave peut signaler une situation sérieuse (signes neurologiques, contexte cancereux, syndrome de la queue de cheval : urgences) ; perdre du temps en cabinet non médical est dramatique. L’arrêt d’un traitement antalgique spécifique sur conseil d’un cabinet non médical peut provoquer une recrudescence de la douleur, parfois un syndrome de sevrage selon les molécules, parfois la perte d’une amélioration acquise. L’auto-supplementation en vitamines B ou autres est non anodine : certaines vitamines en excès peuvent être toxiques, certaines interagissent avec les traitements, parfois aggravent (la vitamine B6 à forte dose peut paradoxalement provoquer une neuropathie). Les manipulations à risque (cracking vertébral notamment) sur une radiculalgie aiguë, une suspicion de hernie, une pathologie tumorale ou inflammatoire, ou une fragilité osseuse peuvent aggraver. La culpabilisation (« c’est votre émotionnel », « votre conflit ») ajoute une souffrance à une situation déjà lourde. Charge financière souvent considérable. Interlocuteurs légitimes : médecin traitant (pivot), neurologue (spécialiste clé), médecin de la douleur / centre et consultation de la douleur, kinésithérapeute (sur prescription), parfois endocrinologue, rhumatologue, chirurgien orthopédiste / neurochirurgien selon les causes, psychologue ou psychiatre (parfois Mon Soutien Psy), associations de patients (FibromyalgieSOS, Association française des douleurs, autres). Ressources officielles : HAS, SFETD (Société française d’étude et de traitement de la douleur), sociétés savantes de neurologie, Santé publique France. Signalement : Miviludes (miviludes.interieur.gouv.fr), ARS. Règle d’or : ne jamais arrêter ni commencer un traitement (même « naturel ») sans avis du médecin ; méfiance face aux promesses de « régénération nerveuse ». Voir corps et croyances.

Présence locale

Cabinet à Nice
en présentiel uniquement

Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice (tramway ligne 1). Pour les douleurs neuropathiques, le suivi relève strictement du médecin traitant et du neurologue : diagnostic (DN4, bilan étiologique, parfois ENMG), traitements antalgiques spécifiques validés (antidepresseurs à visée antalgique, antiepileptiques, topiques, parfois autres), prise en charge de la cause quand elle est accessible (améliorer le diabète, traiter une cause compressive, autres), parfois orientation vers un centre ou une consultation de la douleur pour les formes complexes ou résistantes. Les douleurs neuropathiques ne se traitent pas en séance de kinésiologie : aucune approche complémentaire ne « régénère » les nerfs, ne corrige aucune cause biologique, ne remplace les traitements validés. Le cabinet ne pose aucun diagnostic, ne propose aucun protocole, ne vend aucun complément « spécial nerfs », ne suggère jamais d’arrêt ou de réduction de traitement : choix éthique non négociable.

Pour les questions de douleurs neuropathiques, le rôle se limite à informer honnêtement et à encourager le parcours médical : rappeler que ces douleurs ont des caractéristiques spécifiques (brûlures, décharges, allodynie, hyperalgesie, territoire nerveux), des causes nombreuses (diabète, post-zona, radiculalgies, post-AVC, sclérose en plaques, post-chirurgie, post-chimio, autres), un diagnostic médical structuré, et des traitements validés spécifiques différents des antalgiques classiques ; rappeler l’importance du centre de la douleur pour les formes complexes ; alerter sur les signaux d’alerte qui imposent une consultation (parfois en urgence) ; alerter sur les dérives commerciales nombreuses (promesses de « régénération nerveuse », compléments « spécial nerfs », pression sur les traitements).

Pour une personne déjà suivie par son médecin et son neurologue (et éventuellement par un centre de la douleur), qui prend ses traitements et bénéficie d’une réadaptation, et qui souhaite un accompagnement du vécu (douleur chronique pesante, anxiété, retentissement émotionnel et social, parfois sentiment d’invisibilité de la souffrance), un appoint très mesuré pourrait éventuellement s’ajouter en complément, jamais à la place du suivi, sans toucher au traitement et sans manipulation. Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35. Ressources locales et nationales : médecins traitants, neurologues libéraux et services de neurologie du CHU de Nice, centres et consultations de la douleur selon la disponibilité locale, kinésithérapeutes formés, endocrinologues (en cas de diabète), rhumatologues, chirurgiens orthopédistes ou neurochirurgiens selon les cas, psychologues (parfois Mon Soutien Psy), associations de patients douleur. Urgences : 15 / SAMU (signes neurologiques brutaux, suspicion d’AVC, suspicion de syndrome de la queue de cheval). 3114 en cas d’idées suicidaires. Pour les enfants : pédiatre et neurologue pédiatrique (cabinet adultes uniquement).

Adresse

12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1

Téléphone

06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous

Tarifs · horaires

Adulte : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi
Sur rendez-vous

Modalité

Présentiel uniquement
Pas de visio, pas de téléphone
Chèque ou espèces

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande
le plus souvent

Qu’est-ce qu’une douleur neuropathique ?

Une douleur neuropathique est une douleur provoquée par une lésion ou une maladie du système nerveux somatosensoriel (nerf périphérique, racine, moelle, cerveau). Elle se distingue des douleurs « ordinaires » (dites nociceptives : arthrose, traumatisme) par ses caractéristiques : brûlures, décharges électriques, picotements, fourmillements, engourdissement, sensations de froid douloureux ou d’étau, parfois démangeaisons intenses, souvent accompagnées d’allodynie (douleur déclenchée par un stimulus normalement non douloureux comme le drap ou les vêtements) et d’hyperalgesie (douleur amplifiée par un stimulus douloureux). Elle suit généralement un territoire neurologique. Le questionnaire DN4 (Douleur Neuropathique en 4 questions) aide le médecin à l’identifier. Causes possibles : neuropathie diabétique, névralgie post-zona, radiculalgies (sciatique, cruralgie, NCB), syndromes canalaires (canal carpien notamment), polyneuropathies, douleurs post-AVC, sclérose en plaques, post-chirurgie, post-chimiothérapie, autres. Important : ces douleurs sont réelles, reconnues, mesurables et ne sont pas « dans la tête ». Le diagnostic est médical (médecin, neurologue), avec parfois bilan biologique, imagerie, ENMG. Les traitements validés sont spécifiques : les antalgiques classiques (paracétamol, AINS) y sont souvent peu efficaces.

La kinésiologie peut-elle « régénérer » mon nerf ?

Non, absolument pas, et c’est une promesse qui constitue un signal d’alerte majeur. Aucune approche complémentaire ne répare un nerf lésé, ne régénère la myéline ou les fibres nerveuses, ne corrige une atteinte neurologique. La « régénération nerveuse » est un argument commercial fréquent sur ce sujet, particulièrement trompeur : les nerfs périphériques ont des capacités limitées de récupération biologique, qui dépendent du type d’atteinte et du temps, et qui ne sont pas modifiées par des séances de test musculaire, des cures, des compléments « spécial nerfs » ou des techniques manuelles. Ce qui peut éventuellement améliorer la situation : le traitement de la cause quand elle est accessible (amélioration du diabète, libération d’une compression nerveuse par chirurgie, ajustement d’un traitement neurotoxique), les traitements antalgiques spécifiques validés (qui n’agissent pas sur la lésion mais sur la transmission de la douleur), la réadaptation, parfois la neurostimulation en milieu spécialisé, et le temps. Méfiance absolue face à tout cabinet qui promet de « régénérer » les nerfs, qui vend des compléments « régénération nerveuse », qui propose des « protocoles » coûteux : ce sont des dérives signalées par la Miviludes. Règle : le suivi médical et neurologique reste la base, éventuellement complété par un appoint sur le vécu (sans toucher au traitement).

Pourquoi mes antalgiques habituels ne marchent pas ?

Parce que les douleurs neuropathiques ont des mécanismes différents des douleurs « ordinaires ». Les douleurs nociceptives (arthrose, traumatisme, inflammation) sont transmises par des récepteurs spécifiques : le paracétamol et les AINS y sont souvent efficaces. Les douleurs neuropathiques proviennent d’une lésion ou d’un dysfonctionnement du système nerveux somatosensoriel lui-même : les mécanismes moléculaires impliqués (canaux ioniques, neurotransmetteurs, sensibilisation centrale, autres) ne répondent pas aux mêmes traitements. Les traitements validés spécifiques (sur prescription) : certains antidépresseurs à visée antalgique (tricycliques type amitriptyline à faibles doses, IRSNa type duloxetine), certains antiepileptiques (gabapentine, pregabaline, parfois autres), des topiques locaux (lidocaïne en patchs pour les douleurs post-zona localisées, capsaïcine en milieu spécialisé), parfois tramadol, parfois neurostimulation, parfois autres. Important : si les antidépresseurs ou les antiepileptiques sont prescrits ici, c’est pour leur action antalgique sur les mécanismes neuropathiques, pas pour traiter une « dépression » ou une « épilepsie » que vous n’avez pas : c’est une utilisation validée, à doses parfois différentes des indications psychiatriques ou neurologiques. Règle : en parler au médecin pour ajuster, pas tenter « naturellement » à côté.

Puis-je arrêter mes médicaments puisque je suis stabilisé-e ?

Non, jamais sans avis médical. Les traitements antalgiques spécifiques des douleurs neuropathiques (antidépresseurs à visée antalgique, antiepileptiques) ne s’arrêtent jamais brutalement : cela peut provoquer un syndrome de sevrage selon les molécules (symptômes neurologiques, troubles digestifs, troubles du sommeil, parfois autres), une recrudescence de la douleur parfois plus intense qu’avant, et la perte d’une amélioration acquise parfois lente à réobtenir. Si vous êtes stabilisé-e et souhaitez discuter d’une éventuelle réduction : en parler à votre médecin ou neurologue, qui évaluera la possibilité selon votre situation, l’ancienneté du traitement, la cause sous-jacente, et qui pourra organiser une diminution très progressive sous surveillance. Méfiance absolue face à tout cabinet (kinésiologie, naturopathie, autre) qui suggérerait d’arrêter votre traitement « parce que la cause est émotionnelle », « parce que vos médicaments sont toxiques », « parce qu’il existe une alternative naturelle » : ce sont des signaux d’alerte majeurs, à signaler à la Miviludes. Règle absolue : tout ajustement passe par le médecin, jamais par un cabinet non médical.

Y a-t-il un centre de la douleur à Nice ?

Oui, il existe en France des structures spécialisées dans la prise en charge de la douleur chronique (centres et consultations de la douleur), généralement adossées aux centres hospitaliers, qui sont particulièrement utiles pour les douleurs neuropathiques complexes ou résistantes. Pour les Alpes-Maritimes, se renseigner auprès du CHU de Nice et de votre médecin traitant ou neurologue pour connaître les structures disponibles localement et leurs modalités d’accès. En règle : l’orientation passe par votre médecin ou neurologue. Ce qui y est proposé : approche pluridisciplinaire (médecin de la douleur, parfois neurologue, infirmier référent douleur, psychologue, kinésithérapeute, parfois ergotherapeute, parfois assistant social), évaluation globale de la douleur et de son retentissement, ajustements thérapeutiques (combinaisons de traitements, titrations, molécules parfois peu utilisées en libéral), parfois techniques spécifiques (TENS, neurostimulation médullaire pour certaines indications strictes, blocs nerveux, autres), accompagnement psychologique de la douleur (TCC, mindfulness, autres), parfois éducation thérapeutique. Délais d’accès : variables, parfois longs, surtout dans les grandes structures ; en attendant, le suivi par votre médecin et votre neurologue continue. Pour qui : surtout les douleurs neuropathiques complexes, résistantes, multifocales, avec retentissement important. Règle : ne pas hésiter à demander une orientation, c’est un vrai apport pour ces situations.

Et l’activité physique avec ces douleurs ?

Souvent utile, mais à adapter. L’activité physique adaptée (APA) est en règle recommandée dans les douleurs neuropathiques chroniques, avec adaptation selon votre situation et l’avis médical. Bénéfices documentés : réduction de la douleur ressentie (même sans agir sur la cause), amélioration du sommeil et du moral, maintien de la force musculaire et de la mobilité, bénéfices cardiovasculaires et métaboliques. Particulièrement utile dans la neuropathie diabétique (où l’activité physique contribue aussi à l’équilibre glycémique) et les radiculalgies chroniques. Adaptation nécessaire : forme, intensité, progression, parfois supervision (kinésithérapeute sur prescription, programmes APA, éducateur sportif formé à l’APA, parfois séances remboursées selon les cas). Formes utiles selon les profils : marche régulière, vélo (parfois vélo d’appartement plus adapté), natation, aquagym, gymnastique douce, parfois renforcement musculaire léger, taï-chi (utile pour l’équilibre quand celui-ci est affecté). Précautions : en cas de perte de sensibilité aux pieds (neuropathie diabétique), vigilance spécifique sur les bless­ures non perçues, chaussage adapté, inspection régulière ; en cas de radiculalgie aiguë ou de signes neurologiques, adaptation de l’exercice avec le médecin. Règle : en parler à votre médecin, demander une prescription d’APA ou de kiné si pertinent : c’est un investissement majeur dans votre qualité de vie.

Et le retentissement émotionnel de ces douleurs ?

Il est réel, légitime, parfois lourd, et mérite une prise en charge spécifique. Vivre avec des douleurs neuropathiques chroniques peut entraîner : fatigue alimentée par la douleur, troubles du sommeil (cercle vicieux : douleur perturbe le sommeil, mauvais sommeil amplifie la douleur), anxiété, parfois dépression réactive, retentissement social (isolement, perte de loisirs) et professionnel (aménagements, arrêts, parfois invalidité), parfois sentiment d’invisibilité de la souffrance (la douleur ne se voit pas), parfois perte d’identité liée à la maladie. Ce qui aide : la reconnaissance (vos douleurs sont réelles, documentées, validées), un parcours coordonné, un soutien psychologique spécifique (psychologue, parfois Mon Soutien Psy 12 séances remboursées par an, parfois psychiatre si dépression caractérisée), les TCC de la douleur chronique (efficacité documentée), des approches du stress et de l’anxiété validées (mindfulness, cohérence cardiaque), le contact avec d’autres patients via les associations. Important : la prise en charge psychologique ne signifie pas que la douleur est « dans la tête » : c’est une prise en charge légitime de la réaction à une douleur bien réelle, qui aide concrètement à vivre avec. Au cabinet (adulte) : un appoint complémentaire sur le vécu peut s’envisager en complément du suivi médical, 3 à 5 séances espacées maximum, sans toucher au traitement, sans manipulation, sans promesse sur la douleur. Si rien ne bouge après 3 séances, on s’arrête.

Peut-on consulter à Nice ou en ligne ?

Le cabinet reçoit en présentiel uniquement, au 12 boulevard Joseph Garnier à Nice (tramway ligne 1), uniquement des adultes. Pour les douleurs neuropathiques, l’essentiel est ailleurs : le diagnostic (DN4, bilan étiologique, parfois ENMG), les traitements antalgiques spécifiques validés, et le suivi relèvent strictement de votre médecin traitant et du neurologue (spécialiste clé), parfois du médecin de la douleur / centre et consultation de la douleur pour les formes complexes, parfois de l’endocrinologue (diabète), du rhumatologue ou du chirurgien orthopédiste / neurochirurgien selon les causes, du kinésithérapeute sur prescription. À Nice et dans les Alpes-Maritimes : neurologues libéraux et services de neurologie du CHU de Nice, centres et consultations de la douleur selon la disponibilité locale, spécialistes selon la cause, médecins traitants, kinésithérapeutes formés, psychologues (parfois Mon Soutien Psy), associations de patients douleur. Pour un enfant : pédiatre et neurologue pédiatrique (cabinet adultes uniquement). Le cabinet ne pose aucun diagnostic, ne fait aucune manipulation, ne vend aucun complément « spécial nerfs » ni de promesse de « régénération nerveuse », ne suggère jamais d’arrêt de traitement : c’est une question de sécurité. Pour une personne déjà suivie médicalement qui souhaite un accompagnement du vécu, un appoint mesuré pourrait s’envisager en complément. Urgence (signes neurologiques brutaux, suspicion AVC ou syndrome de la queue de cheval) : 15 / SAMU. Le test musculaire n’a aucune valeur pour ces situations.

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Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · adulte 70 € · 06 11 77 46 35