06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
D’abord, ce qu’est réellement l’arthrose

Une pathologie articulaire
complexe et très fréquente

Avant tout, une réalité médicale. L’arthrose n’est pas une simple « usure naturelle » comme on l’a longtemps cru. C’est une pathologie articulaire reconnue par l’OMS, qui touche l’ensemble de l’articulation (cartilage, os sous-chondral, capsule, synoviale, parfois ligaments et muscles péri-articulaires). Caractérisation actuelle : maladie articulaire avec composante inflammatoire de bas grade, perte progressive du cartilage, modification de l’os sous-chondral, parfois épisodes inflammatoires aigus.

Prévalence et impact. L’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquente : 10 millions de personnes environ en France selon les estimations, davantage les femmes après 50 ans (sex-ratio variable selon les localisations). Localisations principales : genou (gonarthrose, la plus fréquente symptomatique), hanche (coxarthrose), mains (rhizarthrose du pouce notamment), rachis (cervical et lombaire), épaule, parfois cheville ou pied. Cause majeure de handicap fonctionnel après 65 ans et de pose de prothèses articulaires.

L’arthrose est une pathologie médicale qui demande un parcours spécifique : médecin traitant, rhumatologue si nécessaire, kinésithérapie centrale, parfois chirurgien orthopédiste. Aucune approche complémentaire ne « soigne » l’arthrose ni n’influence l’évolution de la maladie articulaire en elle-même.

Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, les quatre points fondamentaux à comprendre : mécanisme, diagnostic, évolution, facteurs de risque. Ensuite, les ressources validées selon les recommandations HAS et EULAR : activité physique adaptée (intervention de première ligne), kinésithérapie, contrôle du poids, traitements adaptés, parfois chirurgie. Une distinction claire entre ce qu’un appoint corporel peut très modestement et la longue liste de ce qu’il ne peut pas. Et enfin, les drapeaux rouges spécifiques aux pathologies articulaires.

Précisons d’emblée : si vous vivez avec une arthrose diagnostiquée, votre parcours principal est et reste celui de la médecine et de la kinésithérapie. Médecin traitant, éventuel rhumatologue, masseur-kinésithérapeute central, parfois chirurgien orthopédiste, parfois médecin de médecine physique et réadaptation (MPR). Le contrôle du poids et l’activité physique régulière sont les deux mesures dont l’impact a été le mieux documenté. Voir douleurs chroniques et kinésiologie vs kinésithérapie.

Cadre médical et kinésithérapique incontournable

Pour l’arthrose, le cadre est incontournable : médecin traitant pour le suivi global, rhumatologue ou médecin du sport selon les situations, masseur-kinésithérapeute pour la rééducation et le maintien fonctionnel (remboursé sur prescription), parfois enseignant en activité physique adaptée via sport sur ordonnance, parfois chirurgien orthopédiste pour les indications de prothèse. Aucun appoint complémentaire ne se substitue à ces ressources.

Cette page développe

  • 4 points fondamentaux sur l’arthrose
  • Recommandations HAS et EULAR
  • Activité physique adaptée centrale
  • Kinésithérapie et rééducation
  • Ce qu’un appoint peut, ce qu’il ne peut pas
  • Drapeaux rouges à connaître

Séance au cabinet

Adulte 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Pas de visio. Le premier échange téléphonique sert d’abord à vérifier que le parcours médical et kinésithérapique est en place. Sans ce parcours, l’orientation se fait vers le médecin traitant et le kinésithérapeute.

Aucune approche corporelle ne traite l’arthrose en elle-même. La kinésithérapie, l’activité physique adaptée, le contrôle du poids et les traitements médicaux prescrits sont les ressources qui font réellement la différence.
Premier temps · quatre points fondamentaux

Quatre points
à comprendre sur l’arthrose

Quelques repères factuels pour situer ce qu’est réellement l’arthrose et ce que la médecine spécialisée propose aujourd’hui.

1

Le mécanisme : bien plus que l’usure

Pendant longtemps, l’arthrose a été présentée comme une usure mécanique, fatalité de l’âge. La recherche actuelle a revé cette vision : l’arthrose est une maladie articulaire complexe impliquant le cartilage, l’os sous-chondral, la membrane synoviale (parfois inflammée), parfois les ligaments et les muscles péri-articulaires. Composante inflammatoire de bas grade documentée, notamment lors des poussées.

Conséquence majeure : l’arthrose n’est pas une fatalité, même après un certain âge. Plusieurs leviers d’action efficaces existent : activité physique adaptée (qui n’use pas l’articulation contrairement à une croyance fréquente, mais la maintient en bon état), contrôle du poids (impact majeur sur les articulations portantes), traitements adaptés en période de poussée, parfois interventions chirurgicales. Erreur classique : croire qu’il faut « ménager » l’articulation par le repos : le repos prolongé aggrave la situation (atrophie musculaire, raideur, perte fonctionnelle).

Maladie articulaire · pas fatalité
2

Le diagnostic : clinique avant tout

Le diagnostic d’arthrose est d’abord clinique : douleurs articulaires mécaniques (déclenchées par l’effort, améliorées au repos, avec parfois dérouillage matinal bref de moins de 30 minutes), raideur, parfois craquements articulaires, parfois déformations visibles aux mains, parfois limitations de la mobilité articulaire. Imagerie : radiographies standard montrant les signes radiologiques (pincement articulaire, ostéophytes, condensation osseuse sous-chondrale, parfois géodes). L’IRM est utile dans certaines situations spécifiques mais n’est pas systématique.

Discordance fréquente entre les images et les symptômes : certaines personnes ont des images radiologiques d’arthrose sévère sans aucune douleur, d’autres ont des douleurs importantes avec peu d’anomalies radiologiques. Le traitement se base sur les symptômes et le retentissement fonctionnel, pas sur l’image radiologique. Diagnostic différentiel important : certaines douleurs articulaires ne sont pas de l’arthrose (polyarthrite rhumatoïde et autres rhumatismes inflammatoires, infections articulaires, tendinopathies, etc.) et imposent une orientation rhumatologique précoce. Voir maladies auto-immunes.

Clinique d’abord · imagerie en complément
3

L’évolution : très variable

L’évolution de l’arthrose est très variable selon les personnes et les articulations : certaines arthroses restent stables pendant des années sans aggravation significative, d’autres évoluent plus rapidement. Pas de proportionnalité stricte entre l’âge et la sévérité. Poussées possibles : épisodes d’exacerbation avec douleur accrue, parfois épanchement, parfois inflammation locale.

Facteurs influant l’évolution : contrôle du poids (impact majeur sur les articulations portantes : chaque kilo en moins réduit significativement la charge sur le genou notamment), activité physique régulière (renforcement musculaire péri-articulaire, maintien de la mobilité), kinésithérapie régulière, aménagement du quotidien et économie articulaire (sans tomber dans le repos excessif), traitements adaptés aux poussées. Important : la chirurgie (prothèse de hanche ou de genou notamment) peut être transformatrice quand l’arthrose est sévère et invalidante. Les techniques chirurgicales et les prothèses ont considérablement progressé ces dernières décennies.

Variabilité importante · leviers d’action réels
4

Les facteurs de risque connus

Plusieurs facteurs de risque documentés : âge (prévalence augmentant après 50 ans), sexe féminin (pour certaines localisations après la ménopause), génétique (susceptibilité), obésité (facteur majeur pour le genou et plus modéré pour la hanche), antécédents traumatiques (arthrose post-traumatique après certaines fractures ou lésions ligamentaires), activités professionnelles ou sportives à très forte sollicitation répétée, parfois anomalies de l’axe articulaire (genu varum, dysplasie de hanche, par exemple).

Facteurs sur lesquels on peut agir : contrôle du poids (premier levier pour le genou), activité physique régulière et adaptée, renforcement musculaire (quadriceps notamment pour le genou), aménagement des activités à forte sollicitation, parfois orthèses ou semelles (sur prescription, après évaluation podologique ou médicale). Prévention secondaire après un traumatisme articulaire : rééducation rigoureuse, parfois suivi prolongé, parfois adaptation des activités. Le tabac est aussi associé à davantage de douleurs et à une plus mauvaise évolution dans plusieurs études. Voir stress alimentaire pour le contrôle du poids.

Leviers modifiables · agir tôt

Ces quatre points permettent de situer l’arthrose comme une pathologie sur laquelle on peut agir, contrairement à la croyance ancienne d’une fatalité liée à l’âge. Les recommandations actuelles mettent l’accent sur l’activité physique adaptée, le contrôle du poids, la kinésithérapie et l’éducation thérapeutique comme interventions principales, en complément des traitements médicaux et, si nécessaire, chirurgicaux. Voir mal de dos chronique souvent associé.

Deuxième temps · ressources validées

Les ressources
qui font réellement la différence

Selon les recommandations HAS, EULAR et OARSI, voici les approches dont l’efficacité est documentée dans l’arthrose. La plupart sont accessibles, remboursées, et changent la donne sur la durée.

Quatre piliers de la prise en charge moderne

1. L’activité physique adaptée : intervention de première ligne

L’activité physique adaptée (APA) est l’intervention non médicamenteuse de référence selon toutes les sociétés savantes (EULAR, OARSI, HAS). Niveau de preuve solide pour : réduction de la douleur, amélioration de la fonction articulaire, amélioration de la qualité de vie, parfois ralentissement de l’évolution selon les études. Modalités recommandées : activité régulière (idéalement 150 minutes par semaine d’activité modérée selon les recommandations OMS), combinaison d’activités d’endurance (marche, vélo, natation, aquagym) et de renforcement musculaire (essentiel, notamment du quadriceps pour le genou).

Règles d’or : commencer doucement, progresser graduellement, choisir des activités adaptées (l’eau est souvent particulièrement bien tolérée pour le genou et la hanche, le vélo aussi), ne pas se laisser bloquer par la douleur initiale qui ne signifie pas lésion. Accès : enseignant en activité physique adaptée (EAPA) via sport sur ordonnance (prescription médicale, parfois pris en charge selon les communes et régions), kinésithérapeute pour les phases de rééducation, parfois programmes structurés en service hospitalier ou en SDC. Associations : AFLAR (Association française de lutte antirhumatismale) propose souvent des activités adaptées localement.

2. La kinésithérapie : rééducation et maintien

La kinésithérapie est centrale dans la prise en charge de l’arthrose. Plusieurs objectifs : réduire la douleur, maintenir ou récupérer la mobilité articulaire, renforcer la musculature péri-articulaire, améliorer la fonction et l’équilibre, éduquer à l’auto-prise en charge. Techniques : mobilisation articulaire douce, étirements, renforcement musculaire progressif, parfois techniques manuelles, parfois électrothérapie (TENS notamment), parfois balneothérapie (souvent particulièrement utile). Approche généralement active, avec exercices à faire à la maison entre les séances.

Accès : prescription du médecin traitant ou du spécialiste (rhumatologue, médecin du sport, MPR), accès direct possible dans certaines situations depuis 2023. Remboursé par l’Assurance Maladie sur prescription. Fréquence : selon la prescription, souvent 1 à 2 fois par semaine en phase active, puis maintien moins fréquent, ou régulier avec périodes d’activité intensifiée lors des poussées. Règle : la rééducation kinésithérapique ne se substitue pas à l’activité physique régulière : les deux se complètent. Voir kinésiologie vs kinésithérapie.

3. Le contrôle du poids et l’hygiène de vie

Pour les arthroses des articulations portantes (genou surtout, hanche dans une moindre mesure), le contrôle du poids a un impact majeur documenté : chaque kilo en moins représente plusieurs kilos de charge en moins sur le genou lors de la marche (multiplicateur par les forces de réaction). Une perte de poids de 5 à 10 % du poids initial pour une personne en surcharge pondérale a un effet démontré sur la douleur et la fonction.

Approche recommandée : alimentation équilibrée (type méditerranéen notamment), activité physique régulière, parfois accompagnement par un diététicien (remboursé en ALD pour certaines situations), parfois endocrinologue ou médecin nutritionniste pour les surpoids importants ou résistants. Approches NON recommandées : régimes restrictifs extrêmes (effet rebond documenté), jeûnes prolongés, « cures detox » sans validation, compléments alimentaires non validés. Autres dimensions d’hygiène : arrêt du tabac, sommeil de qualité, gestion du stress chronique (qui peut amplifier la perception douloureuse). Voir stress alimentaire et sommeil profond.

4. Les traitements médicaux et chirurgicaux

En complément des mesures non médicamenteuses centrales, les traitements médicaux ont leur place. Antalgiques selon l’intensité (paliers OMS, paracétamol en première intention, AINS avec précautions, opioïdes faibles parfois en deuxième intention). AINS topiques (génovalides, par exemple) souvent utiles avec moins d’effets systémiques. Infiltrations : corticoïdes intra-articulaires en période de poussée (effet temporaire de quelques semaines à mois), acide hyaluronique avec niveau de preuve discuté selon les localisations et les contextes. Toutes ces prescriptions appartiennent au médecin : discussion personnalisée des bénéfices et risques.

Chirurgie : pour les arthroses sévères et invalidantes résistantes au traitement médical optimisé, la chirurgie prothétique (prothèse totale de hanche ou de genou notamment) peut être transformatrice. Les techniques chirurgicales et les prothèses ont considérablement progressé ces dernières décennies : durée de vie de prothèse prolongée (souvent 15 à 25 ans selon les cas), récupération fonctionnelle souvent excellente. Décision concertée avec le chirurgien orthopédiste, en fonction de l’âge, de l’activité, du retentissement, des comorbidités. Rééducation post-opératoire très importante : protocole spécifique en kinésithérapie. Pour certaines situations spécifiques : ostéotomies de correction d’axe, arthroscopies parfois (indications limitées), prothèse unicompartimentale.

Ces quatre piliers se complètent. L’activité physique adaptée et la kinésithérapie sont les interventions de référence. Le contrôle du poids a un impact majeur pour les articulations portantes. Les traitements médicaux et la chirurgie complètent quand c’est nécessaire. Aucune approche complémentaire ne fait mieux que ces ressources, et aucune ne les remplace. Voir place face au suivi médical.

Troisième temps · cadrer la pratique

Ce qu’un appoint corporel
peut et ne peut pas

Pour l’arthrose, le cadrage est strict. La place d’un appoint corporel est très mesurée, et nulle face à la pathologie elle-même ou aux dimensions validées (kinésithérapie, APA, contrôle du poids).

Ce que ça ne peut pas

  • Traiter l’arthrose ou influencer l’évolution de la maladie articulaire
  • Réparer le cartilage ou régénérer une articulation
  • Remplacer la kinésithérapie ou l’activité physique adaptée
  • Soigner une poussée inflammatoire
  • Diagnostiquer l’arthrose ou un autre rhumatisme
  • Ajuster un traitement antalgique ou anti-inflammatoire (jamais sans médecin)
  • Éviter ou retarder une indication chirurgicale clairement posée
  • Identifier des « causes émotionnelles » à l’arthrose (concept non validé et culpabilisant)
  • Promettre la « disparition » de l’arthrose par approche complémentaire
  • Conseiller des compléments alimentaires sans validation médicale
  • Une efficacité spécifique validée par essais contrôlés sur l’arthrose

Ce que ça peut très modestement

  • Soutenir un travail sur le stress chronique qui amplifie la perception douloureuse
  • Transmettre la cohérence cardiaque comme outil simple de modulation
  • Offrir un moment de pause dans une vie marquée par la douleur chronique
  • Aider à repérer ses signaux corporels de tension cumulée
  • Soutenir l’engagement dans l’APA et la kinésithérapie
  • Une franchise honnête sur les limites de l’approche
  • Une approche qui respecte le cadre médical et y réoriente activement
  • Une pratique limitée dans le temps : 3 à 5 séances
  • Une orientation vers les associations de patients (AFLAR notamment)
  • Un rappel des ressources remboursées : kinésithérapie, APA, sport sur ordonnance

Soyons clairs : pour l’arthrose, la réponse est médicale et kinésithérapique, principalement. Activité physique adaptée, kinésithérapie, contrôle du poids, traitements adaptés, éducation thérapeutique, parfois chirurgie. Un appoint corporel peut au mieux soutenir très modestement le volet stress associé, sans porter quoi que ce soit de la réponse principale. Si vos ressources sont limitées : investissez d’abord dans les ressources remboursées : kinésithérapie, APA via sport sur ordonnance, diététicien si surcharge pondérale, éventuellement Mon Soutien Psy pour le retentissement psychologique. Ce sont elles qui font la différence dans la durée.

Drapeaux rouges · vigilance

Signaux qui imposent
un avis médical rapide

Signaux qui imposent un bilan médical rapide ou urgent :

Certains signaux liés aux douleurs articulaires imposent une consultation rapide :

  • Articulation chaude, rouge, gonflée avec douleur intense : signe possible d’arthrite infectieuse (urgence médicale) ou de poussée inflammatoire majeure
  • Fièvre associée à des douleurs articulaires : avis médical rapide
  • Aggravation rapide et inhabituelle d’une douleur articulaire connue
  • Dérouillage matinal prolongé (plus d’une heure) : peut orienter vers un rhumatisme inflammatoire (PR, spondylarthrite) plutôt que vers de l’arthrose
  • Atteinte symétrique de plusieurs articulations simultanément, particulièrement les petites articulations des mains : orientation rhumatologique
  • Symptômes généraux : fatigue marquée, perte de poids, sueurs nocturnes
  • Apparition récente d’atteintes articulaires pour une personne jeune (moins de 50 ans), particulièrement sans contexte traumatique
  • Signes neurologiques associés : faiblesse d’un membre, troubles de la sensibilité, troubles sphinctériens (urgence pour les douleurs rachidiennes)
  • Douleur nocturne intense non améliorée par le repos (pas typique de l’arthrose)
  • Antécédents de cancer avec apparition de douleur osseuse : vigilance particulière

Signaux psychologiques imposant une consultation. Vivre avec une arthrose chronique invalidante peut avoir un retentissement psychologique majeur : dépression secondaire, perte d’autonomie ressentie, isolement, parfois idées suicidaires liées à la douleur chronique et à ses conséquences : 3114 (prévention du suicide, 24h/24, gratuit, anonyme). Ne pas négliger cette dimension : médecin traitant pour orientation, Mon Soutien Psy (12 séances remboursées par an), parfois psychologue formé-e en TCC spécifique à la douleur chronique, parfois Structure de la Douleur Chronique (SDC). Voir fatigue émotionnelle.

Dérives spécifiques aux pathologies articulaires à surveiller. Le domaine de l’arthrose et des rhumatismes est très exposé à certaines dérives, dont la Miviludes alerte régulièrement. Signaux qui doivent vous faire reconsidérer un cabinet : promesses de régénération du cartilage ou de guérison de l’arthrose par approche complémentaire, identification de « causes émotionnelles » ou de « mémoires » comme explication unique de l’arthrose (concept non validé et culpabilisant), pression pour arrêter ou refuser un traitement médical ou une chirurgie indiquée, conseils de compléments alimentaires coûteux aux promesses douteuses (glucosamine, chondroitine et autres : niveau de preuve faible ou contesté selon les indications, discussion avec le médecin), régimes extrêmes ou jeûnes sans validation médicale, refus d’orienter vers le spécialiste, discours conspirationniste contre la médecine ou la chirurgie, forfaits coûteux sans évaluation des résultats objectifs. Signalement : miviludes.interieur.gouv.fr.

Interlocuteurs légitimes : médecin traitant en premier, rhumatologue pour le diagnostic différentiel et les poussées, médecin du sport ou médecin de MPR selon les situations, chirurgien orthopédiste pour les indications chirurgicales, masseur-kinésithérapeute pour la rééducation, EAPA pour l’activité physique adaptée, diététicien pour la perte de poids si indiquée, Structure de la Douleur Chronique pour les douleurs résistantes, psychologue formé-e pour le retentissement psychologique. Associations de patients : AFLAR (Association Française de Lutte AntiRhumatismale) très utile, parfois antennes locales avec activités adaptées.

Présence locale

Cabinet à Nice
en présentiel uniquement

Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice. Adultes reçus à Nice et dans les communes des Alpes-Maritimes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Villefranche, Beaulieu, Cap-d’Ail, Antibes.

Pour les questions d’arthrose, le premier échange téléphonique sert avant tout à vérifier que le parcours médical et kinésithérapique est en place : médecin traitant consulté, éventuel rhumatologue ou spécialiste, kinésithérapie prescrite, activité physique adaptée, contrôle du poids si indiqué. Sans ce parcours, l’orientation se fait immédiatement vers ces ressources. Pour le volet stress chronique qui peut amplifier la perception douloureuse, un appoint très mesuré peut éventuellement soutenir le travail global, en complément et sans interférer avec le parcours médical.

Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35. Ressources locales utiles à Nice et dans les Alpes-Maritimes : services de rhumatologie et de médecine physique et réadaptation du CHU de Nice et autres établissements, services de chirurgie orthopédique, nombreux masseurs-kinésithérapeutes dans le 06 (annuaire ordremk.fr), enseignants en activité physique adaptée via le sport sur ordonnance, antennes locales de l’AFLAR, parfois Structure de la Douleur Chronique du CHU pour les douleurs résistantes, diététiciens hospitaliers ou libéraux pour le contrôle du poids.

Adresse

12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1

Téléphone

06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous

Tarifs · horaires

Adulte : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi
Sur rendez-vous

Modalité

Présentiel uniquement
Pas de visio, pas de téléphone
Chèque ou espèces

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande
le plus souvent

La kinésiologie peut-elle guérir mon arthrose ?

Réponse honnête : non, absolument pas. Aucune approche complémentaire ne soigne l’arthrose ni n’influence l’évolution de la maladie articulaire en elle-même. L’arthrose est une pathologie articulaire qui relève de la médecine et de la kinésithérapie : médecin traitant, éventuel rhumatologue, masseur-kinésithérapeute central (remboursé sur prescription), activité physique adaptée (intervention de première ligne selon les recommandations HAS et EULAR), contrôle du poids pour les articulations portantes, parfois traitements antalgiques ou anti-inflammatoires, parfois chirurgie prothétique. Toute personne qui prétendrait guérir l’arthrose par une approche complémentaire commet une faute grave. Un appoint corporel peut au mieux soutenir très modestement le travail global sur le stress chronique qui peut amplifier la perception douloureuse, en complément du parcours médical et kinésithérapique, sans le remplacer.

Mon médecin me dit de bouger, mais ça me fait mal ?

Question très fréquente. Réponse contre-intuitive mais documentée : dans l’arthrose, l’activité physique adaptée réduit la douleur à moyen et long terme, même si elle peut être inconfortable au début. Mécanismes : renforcement musculaire péri-articulaire qui stabilise l’articulation, maintien de la mobilité, amélioration de la nutrition cartilagineuse (le cartilage est nourri par les mouvements), amélioration de l’humeur et du sommeil, parfois réduction de l’inflammation. Règle d’or : commencer doucement, progresser très graduellement, choisir des activités adaptées. Activités généralement bien tolérées : natation, aquagym (l’eau soulage les articulations portantes), vélo (sans forte résistance), marche à rythme adapté, parfois yoga ou tai-chi. Activités à éviter ou à moduléer selon la localisation : courses intensives sur sol dur en cas d’arthrose du genou, activités à chocs répétés, port de charges lourdes. Accès à un EAPA : prescription du médecin (sport sur ordonnance), parfois pris en charge selon les communes. Règle : si la douleur post-activité persiste plus de quelques heures avec aggravation : ajuster avec le kinésithérapeute ou EAPA.

Les compléments alimentaires fonctionnent-ils ?

Question fréquente. Réponse nuancée : pour la glucosamine et la chondroïtine (les plus étudiés), les résultats sont contestés : certaines études montrent un bénéfice modeste sur la douleur dans la gonarthrose, d’autres ne montrent pas de différence avec le placebo. Recommandations actuelles : niveau de preuve faible à modéré selon les sociétés savantes, certaines les recommandent en option, d’autres ne les recommandent pas. Discussion avec votre médecin avant prise prolongée. Pour la plupart des autres compléments (curcuma, omséga 3, MSM, harpagophytum, etc.) : niveau de preuve généralement faible ou contradictoire. Vigilance : interactions médicamenteuses possibles, qualité très variable selon les marques, parfois coûts cumulés élevés. Conseil : avant tout achat de complément alimentaire, discussion avec le médecin traitant ou le pharmacien. Le contrôle du poids, l’activité physique régulière et la kinésithérapie ont un impact bien plus documenté.

Quand envisager une prothèse ?

La chirurgie prothétique (prothèse totale de hanche ou de genou, plus rarement autres articulations) est envisagée quand : arthrose sévère (données cliniques et radiologiques concordantes), retentissement fonctionnel majeur (limitation des activités essentielles, douleur invalidante), résistance au traitement médical optimisé (kinésithérapie, APA, contrôle du poids, antalgiques, infiltrations éventuelles depuis suffisamment longtemps). Décision concertée avec le chirurgien orthopédiste en fonction de l’âge, de l’activité souhaitée, des comorbidités, parfois deuxième avis utile. Résultats : les techniques chirurgicales et les prothèses ont considérablement progressé, durée de vie de prothèse prolongée (15 à 25 ans selon les cas), récupération fonctionnelle souvent excellente après la rééducation. Rééducation post-opératoire très importante : protocole spécifique en kinésithérapie, parfois séjour en service de MPR. Décision personnelle également : certains préfèrent retarder, d’autres bénéficient d’une chirurgie plus précoce. Aucun appoint complémentaire n’a vocation à retarder ou éviter une indication chirurgicale clairement posée : dans certains cas, l’attente prolongée détériore la situation générale et complique la récupération ultérieure.

Les infiltrations sont-elles utiles ?

Dépend du contexte. Les infiltrations de corticoïdes intra-articulaires peuvent être utiles en période de poussée de l’arthrose : réduction de la douleur et de l’inflammation locale, effet temporaire de quelques semaines à quelques mois. Niveau de preuve : solide pour le bénéfice à court terme, plus discuté sur la durée prolongée. Limites : pas plus de 3 à 4 par an dans la même articulation généralement, risque infectieux faible mais réel, parfois effets locaux indésirables. Infiltrations d’acide hyaluronique : niveau de preuve discuté selon les sociétés savantes et les localisations, recommandé en option dans certaines situations, non recommandé dans d’autres. Décision personnalisée avec le médecin, en fonction de la situation. Important : les infiltrations sont des actes médicaux qui ne remplacent pas les mesures de fond (APA, kinésithérapie, contrôle du poids). Elles s’ajoutent comme outil dans certaines situations spécifiques. Aucun appoint complémentaire ne se substitue à ces interventions techniques.

Et la coxarthrose ou la gonarthrose ?

Ce sont les arthroses des articulations portantes, les plus invalidantes fonctionnellement. La gonarthrose (arthrose du genou) est la plus fréquente symptomatique. La coxarthrose (arthrose de la hanche) évolue parfois plus rapidement. Pour les deux, les recommandations sont cohérentes : activité physique adaptée (première ligne, niveau de preuve solide), kinésithérapie avec renforcement musculaire (quadriceps notamment pour le genou, fessiers et muscles péri-articulaires pour la hanche), contrôle du poids (impact majeur, particulièrement pour le genou : chaque kilo en moins réduit significativement la charge), traitements antalgiques adaptés, parfois infiltrations en poussée, chirurgie prothétique quand l’arthrose est sévère et invalidante. Pour la coxarthrose : parfois évaluation d’une dysplasie sous-jacente quand l’arthrose apparaît précocement. Pour la gonarthrose : parfois évaluation d’un trouble axial (genu varum, valgum) qui peut faire discuter une ostéotomie dans certaines situations spécifiques (rare, indications précises). Activités recommandées : natation, aquagym, vélo, marche adaptée. Voir mal de dos chronique souvent associé (arthrose rachidienne).

La rhizarthrose, c’est quoi ?

La rhizarthrose est l’arthrose de la base du pouce (articulation trapézo-métacarpienne), très fréquente, davantage pour les femmes après la ménopause. Symptômes : douleur à la base du pouce surtout lors des mouvements de pince (saisir, ouvrir un bocal, écrire, etc.), parfois déformation visible, parfois limitation fonctionnelle progressive. Prise en charge : orthèses de repos nocturnes et parfois diurnes (souvent confectionnées par un ergothérapeute), kinésithérapie avec renforcement et étirements adaptés, antalgiques selon l’intensité, parfois infiltrations, parfois chirurgie dans les formes évoluées invalidantes (plusieurs techniques selon les situations). Ergothérapeute : ressource utile parfois sous-utilisée, particulièrement pour les arthroses des mains : confection d’orthèses sur mesure, éducation aux gestes protégeant les articulations, aménagement d’outils du quotidien. Règle : médecin traitant pour le diagnostic et l’orientation, kinésithérapeute et éventuel ergothérapeute pour la prise en charge fonctionnelle, parfois rhumatologue ou chirurgien selon les situations.

Peut-on consulter à Nice ou en ligne ?

Les séances se font uniquement au cabinet, 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Pas de visio, pas de téléphone, pas d’en ligne. L’observation directe et le test musculaire ne se prennent pas correctement à distance. Le présentiel est impératif. Pour les questions d’arthrose : les bons interlocuteurs sont votre médecin traitant, le rhumatologue ou médecin spécialisé selon les situations, le masseur-kinésithérapeute (ressource centrale remboursée sur prescription), l’enseignant en APA via le sport sur ordonnance, parfois le diététicien pour le contrôle du poids, parfois le chirurgien orthopédiste pour les indications de prothèse. Associations : AFLAR (lutte antirhumatismale) particulièrement utile. Aucun cabinet d’approche complémentaire ne se substitue à ce parcours.

Le stress aggrave-t-il mon arthrose ?

Réponse nuancée mais claire. Le stress chronique n’est pas la cause de l’arthrose et ne crée pas les lésions articulaires. En revanche, le stress chronique peut amplifier la perception douloureuse via des mécanismes neurobiologiques documentés (sensibilisation centrale, réduction de l’inhibition descendante de la douleur), aggraver le retentissement de la douleur sur la vie quotidienne, parfois réduire la motivation à pratiquer l’activité physique adaptée ou la kinésithérapie. Travail sur le stress peut donc s’ajouter comme dimension complémentaire, jamais comme alternative au parcours médical. Approches validées : TCC spécifique à la douleur chronique, MBSR (méditation de pleine conscience), cohérence cardiaque, fondamentaux d’hygiène, parfois soutien psychologique pour le retentissement émotionnel. Mon Soutien Psy rembourse 12 séances par an avec un psychologue partenaire. Important : ne pas réduire l’arthrose à ses dimensions psychologiques (concept faux et culpabilisant) : c’est une pathologie articulaire dont la prise en charge est avant tout fonctionnelle et médicale. Voir cadre stress et tensions.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Si la kinésiologie est complémentaire d’un parcours médical et kinésithérapique bien conduit, pour soutenir très modestement le volet stress chronique qui peut amplifier la perception douloureuse : généralement 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines. Si rien ne bouge après 3 séances, on s’arrête. Pas d’engagement long, pas de forfait. Aucune séance ne se substitue à la kinésithérapie ou à l’APA, qui sont les ressources qui font la différence dans la durée. Si vos ressources sont limitées : investissez-les d’abord dans les ressources remboursées : kinésithérapie sur prescription (séances couvertes par l’Assurance Maladie), sport sur ordonnance pour l’APA, éventuel diététicien si surcharge pondérale, Mon Soutien Psy pour le retentissement psychologique (12 séances remboursées par an). Ces ressources sont celles qui transforment réellement la qualité de vie sur la durée.

Pour un échange
sur votre situation précise

Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · adulte 70 € · 06 11 77 46 35