06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
Une question pratique des parents

Bouger pour mieux apprendre :
une idée ancienne, remise au goût du jour

Le Brain Gym (littéralement « gymnastique du cerveau ») revient régulièrement dans les conversations entre parents quand un enfant présente des difficultés d’apprentissage. Certains ont entendu parler de petits exercices que la maîtresse propose en classe avant un contrôle. D’autres ont essayé un mouvement appris sur une vidéo et constaté un effet temporaire de pause. La question qui se pose ensuite est légitime : comment ça marche réellement, qu’est-ce qui a été démontré, et est-ce que cela peut aider mon enfant ?

Cet article propose une réponse complète et honnête. Complète, parce que le Brain Gym repose sur une approche structurée qu’il vaut la peine de comprendre avant de l’essayer. Honnête, parce que la méthode reste scientifiquement débattue — et qu’ignorer ce débat serait priver les parents d’une information importante pour faire leur choix. La page Brain Gym et concentration approfondit l’aspect efficacité. Cette page-ci se concentre sur le mécanisme proposé et sur les exercices eux-mêmes.

Le Brain Gym ne fait pas apprendre à la place de l’enfant. Ce qu’il peut proposer, c’est un état intérieur dans lequel l’apprentissage devient plus disponible. La nuance change tout.

Si votre enfant présente des difficultés scolaires répétées, le médecin reste votre premier interlocuteur — il pourra orienter vers un bilan spécialisé (orthophonique, ergothérapique, neuropsychologique) si nécessaire. Le Brain Gym peut s’ajouter ensuite comme accompagnement, jamais comme première démarche d’exploration.

Brain Gym et apprentissages — cabinet de kinésiologie à Nice

Ce que cet article aborde

  • Les scènes du quotidien qui amènent à chercher cette méthode
  • L’origine du Brain Gym — Paul et Gail Dennison, l’Édu-K
  • Le lien proposé entre mouvement et apprentissage
  • Les 4 exercices essentiels développés en détail
  • L’utilisation en séance de kinésiologie
  • Les limites scientifiques honnêtement présentées

Séance kinésiologie au cabinet

Enfant de moins de 12 ans : 45 à 60 minutes, 60 €, parents présents. Adolescent : 1h à 1h15, 70 €. Cabinet 12 bd Joseph Garnier, Nice. Paiement chèque ou espèces.

Les prestations proposées ne remplacent pas un avis médical ni un bilan spécialisé.
Le quotidien qui amène à chercher

Neuf scènes que les parents
racontent quand ils consultent

Avant d’entrer dans le mécanisme proposé par le Brain Gym, voici les situations concrètes qui poussent les familles à s’y intéresser. Vous y reconnaîtrez peut-être votre enfant.

Il lit sans retenir

Il finit sa page, vous lui demandez ce qu’il vient de lire, plus rien. Le texte est passé sans s’ancrer. Phénomène très fréquent quand l’attention n’est pas tenue jusqu’au bout.

Il décroche après cinq minutes

Au début, la tâche avance. Cinq, dix minutes plus tard, son esprit est ailleurs. Il regarde par la fenêtre, joue avec son crayon. La concentration se dilue rapidement.

Il change tout le temps de position

Sur sa chaise, il se balance, met les pieds sur le rebord du bureau, s’allonge, se redresse. Son corps cherche un état qu’il ne trouve pas — et tant qu’il ne le trouve pas, sa tête est ailleurs.

Il se frotte les yeux toutes les deux minutes

Lecture, écriture, écran : les yeux se fatiguent vite. Les muscles oculaires aussi se musclent — ou se fatiguent. Le suivi visuel en lecture peut être très coûteux.

Il perd ses idées en rédaction

Il commence une phrase, oublie la fin. Il avait une idée brillante, elle a disparu dès qu’il a pris son stylo. La mémoire de travail ne suit pas la cadence des idées.

Il panique avant une dictée

Avant l’exercice, il est tendu. Le ventre se contracte, la respiration s’accélère. Résultat : il fait des erreurs qu’il ne fait jamais à la maison. Le stress bloque l’accès à ce qu’il sait.

Il est saturé par les écrans

Après 20 minutes d’écran — même pour les devoirs — il est plus dispersé, plus énervé. La fatigue oculaire et la sur-stimulation contribuent à la baisse de disponibilité.

Il connaît mais bloque sous pression

La leçon, il la sait. Sur la table de la cuisine, il répète sans faute. Devant la maîtresse, plus rien. L’information n’a pas disparu — elle est juste devenue inaccessible.

Les soirées deviennent un combat

Vous demandez calmement, il se braque. Vous l’aidez, il pleure. Vous lâchez, il ne fait rien. Les tensions familiales autour des devoirs finissent par alimenter elles-mêmes la difficulté.

Aux origines de la méthode

Paul et Gail Dennison,
l’Éducation Kinesthésique

Le Brain Gym est né dans les années 1970 aux États-Unis, sous l’impulsion de Paul Dennison, ancien enseignant et docteur en sciences de l’éducation, qui dirigeait alors un centre d’aide pour enfants en difficulté d’apprentissage. Lui-même dyslexique, il cherchait des approches alternatives pour aider ces enfants. Au fil de ses observations et de ses lectures, il intègre des éléments venus de différents champs : psychologie cognitive, optométrie développementale, neuropsychologie de l’époque, danse, yoga.

Avec sa femme Gail Dennison, danseuse, il formalise progressivement un corpus d’exercices simples censés favoriser la disponibilité aux apprentissages. Ce corpus prend le nom d’« Éducation Kinesthésique » (Edu-K en anglais, abrégé en « Brain Gym » pour la partie la plus connue publiquement). La méthode se diffuse à partir des années 1980, principalement aux États-Unis, en Europe et en Australie, dans des contextes éducatifs et thérapeutiques complémentaires.

Une intuition centrale : bouger pour apprendre

L’intuition de départ — aujourd’hui largement partagée en neurosciences — est que le cerveau humain ne se développe pas séparément du corps. Les premières années de la vie d’un enfant sont marquées par une exploration corporelle intense : ramper, marcher, attraper, lancer. Ces mouvements construisent peu à peu les bases neurologiques sur lesquelles s’appuieront plus tard la lecture, l’écriture, le calcul. Cette idée que « le mouvement nourrit l’apprentissage » est aujourd’hui largement documentée par la recherche en sciences cognitives.

26 mouvements regroupés par catégorie

Le Brain Gym propose 26 mouvements, organisés en quatre catégories selon leur objectif déclaré : mouvements de la ligne médiane (qui croisent l’axe central du corps), exercices d’allongement (qui relâchent les tensions), exercices d’énergie (qui stimulent la posture), et activités d’approfondissement (qui favorisent l’ancrage). Tous ne sont pas utilisés systématiquement — en séance, on en sélectionne quelques-uns selon ce que l’enfant présente. La page Brain Gym pour les enfants donne le panorama d’ensemble.

Un écart entre le succès pratique et la validation scientifique

Très populaire dans certains milieux éducatifs, le Brain Gym a aussi fait l’objet de critiques scientifiques substantielles. Plusieurs revues systématiques menées depuis les années 2000 ont conclu que les mécanismes neuro-anatomiques avancés par la méthode (activation interhémisphérique spécifique, lien direct entre certains mouvements et zones cérébrales précises) ne sont pas validés par la recherche actuelle. Cela ne contredit pas les bénéfices ressentis par beaucoup de familles, mais cela situe le Brain Gym dans le champ des approches complémentaires — utile pour certains, sans garantie d’efficacité scientifiquement établie. La page efficacité de la kinésiologie entre dans le détail des controverses.

Quelques repères factuels

  • Créé dans les années 1970-80
  • Fondateurs : Paul et Gail Dennison
  • Nom complet : Éducation Kinesthésique
  • 26 mouvements regroupés en 4 catégories
  • Diffusion dans 80+ pays
  • Pratique complémentaire, non médicale

Ce qui est documenté aujourd’hui

Que le mouvement, la respiration, les pauses et les rituels ont un impact positif sur l’attention et la régulation émotionnelle : c’est documenté. Que des exercices spécifiques du Brain Gym agissent par des mécanismes neurologiques précis : cela reste débattu. La pratique fonctionne pour beaucoup d’enfants — les mécanismes invoqués n’expliquent peut-être pas pourquoi.

Pourquoi cela reste utilisé

Parce que la pratique est simple, sans risque, autonome, et qu’elle propose à l’enfant des outils corporels qu’il peut mobiliser seul. Même si les mécanismes invoqués sont débattus, l’effet de routine, de pause et de respiration est en lui-même intéressant. C’est ce qui justifie son usage en complément, pas en remplacement.

Le lien proposé

Quatre dimensions
que le Brain Gym essaie de travailler

Sans entrer dans les mécanismes neurologiques spécifiques avancés par la méthode (et scientifiquement débattus), on peut identifier quatre dimensions générales que les exercices essaient d’influencer. Ces dimensions, elles, sont largement documentées comme facteurs des apprentissages.

La coordination droite-gauche

Les mouvements de la ligne médiane — qui croisent l’axe central du corps — cherchent à mieux faire dialoguer les deux côtés. Beaucoup d’apprentissages (lecture, écriture, coordination œil-main) reposent sur cette synchronisation. Quand elle est fluide, l’enfant lit sans « sauter de lignes », écrit avec moins d’effort, suit du regard sans fatigue.

L’état physiologique de calme

Plusieurs exercices visent à faire baisser le niveau de tension du système nerveux. Quand un enfant est en mode d’alerte, sa mémoire de travail se sature, son attention se réduit, son accès aux connaissances diminue. Travailler corporellement le retour au calme rouvre l’accès aux ressources cognitives. Voir kinésiologie et stress.

La posture et la respiration

Des exercices d’allongement et de respiration cherchent à relâcher les tensions corporelles qui parasitent l’attention. Un enfant aux épaules rentrées, à la respiration courte, n’a pas la même disponibilité mentale qu’un enfant installé dans son corps. La posture est aussi l’un des marqueurs les plus précoces de l’état de surcharge.

Le suivi visuel et l’ancrage

D’autres exercices ciblent la mobilité oculaire (suivre des yeux sans bouger la tête, balayer un texte sans sauts) et l’ancrage corporel. Pour la lecture, l’écriture, la copie au tableau, ces capacités sont fondamentales. Quand elles sont fragiles, lire devient coûteux même sans dyslexie sous-jacente.

Le cœur de la méthode

Les quatre exercices essentiels
expliqués pas à pas

Parmi les 26 mouvements, quatre reviennent comme la base de la pratique quotidienne. Voici comment les faire concrètement, pourquoi ils sont proposés, et ce que les enfants en disent. Pour qu’une famille puisse les essayer à la maison, ces explications sont volontairement détaillées.

01

Le Cross Crawl Mouvement croisé

Comment le faire

  1. Debout, l’enfant lève le genou droit.
  2. En même temps, il vient toucher ce genou avec la main gauche (croisement de l’axe).
  3. Il relâche, puis lève le genou gauche en touchant avec la main droite.
  4. Il alterne lentement pendant 1 à 2 minutes, en respirant calmement.

Pourquoi il est proposé

C’est l’exercice phare de la coordination droite-gauche. La méthode propose qu’il favorise la communication entre les hémisphères — un mécanisme spécifique scientifiquement débattu, mais qui s’inscrit dans un effet plus large d’activation corporelle et d’ancrage. La page Cross Crawl approfondit.

Dans quelles situations

Le matin avant l’école, en préambule d’une session de devoirs, avant un contrôle, ou en pause au milieu d’une tâche longue. Les enfants l’adoptent souvent rapidement parce qu’il ressemble à une danse simple — pas à un « exercice ».

« Après, j’ai l’impression d’être mieux réveillé. » — ressenti très fréquemment rapporté par les enfants après 1 à 2 minutes de Cross Crawl.
02

Le Lazy 8 Huit couché

Comment le faire

  1. L’enfant tend un bras devant lui, le pouce pointé vers le haut.
  2. Il trace un huit couché (symbole de l’infini) dans l’espace, lentement.
  3. Il suit son pouce des yeux, sans bouger la tête.
  4. Après 5 huits avec un bras, il fait pareil avec l’autre, puis les deux mains jointes.

Pourquoi il est proposé

L’exercice cible le suivi visuel et la coordination œil-main — deux capacités essentielles pour la lecture et l’écriture. Le tracé en huit fait croiser le regard sur l’axe central plusieurs fois, ce qui peut soutenir la fluidité oculaire. Effet souvent ressenti dès les premières fois.

Dans quelles situations

Particulièrement intéressant avant une séance de lecture, avant une dictée, ou pour un enfant qui « saute des lignes ». Aussi utile pour les enfants qui se fatiguent rapidement à la lecture, surtout après du temps d’écran.

Le Lazy 8 fait partie des exercices qui se pratiquent volontiers en classe, même discrètement — tracer un huit en l’air avec le doigt sous la table reste possible sans attirer l’attention.
03

Les Brain Buttons Points du cerveau

Comment le faire

  1. L’enfant pose une main sur son nombril.
  2. Avec l’autre main, pouce et index légèrement écartés, il vient au-dessous des clavicules, de part et d’autre du sternum (léger creux).
  3. Il masse doucement ces deux points pendant 30 secondes à 1 minute.
  4. Pendant ce temps, il bouge les yeux de gauche à droite et de droite à gauche.

Pourquoi il est proposé

L’exercice cible la stimulation de la circulation et la prise de conscience de la coordination : une main fixe le centre (nombril), l’autre travaille en haut, les yeux scannent. Cette synthèse corporelle est censée favoriser un état de disponibilité.

Dans quelles situations

Très utile en début de devoirs pour aider l’enfant à « poser » son attention. Aussi intéressant pour les enfants qui se dispersent rapidement, qui ont du mal à revenir à leur tâche après avoir été sollicités.

Les enfants trouvent souvent cet exercice « bizarre » les premières fois — ce qui les fait rire et casse la pression d’une session de devoirs qui s’annonçait tendue.
04

Les Hook-Ups Position de recentrage

Comment le faire

  1. Assis, l’enfant croise les chevilles (gauche devant droite).
  2. Il tend les bras devant lui, paumes vers l’extérieur, et croise les poignets (droit sur gauche).
  3. Il joint les paumes et ramène les mains contre la poitrine.
  4. Il ferme les yeux, respire profondément, langue contre le palais. Reste ainsi 1 à 2 minutes.

Pourquoi il est proposé

C’est l’exercice de recentrage par excellence : position fermée, respiration profonde, esprit qui relâche. Très utile pour redescendre rapidement en pression après un pic d’agitation ou de stress. Effet ressenti rapidement par la plupart des enfants.

Dans quelles situations

Avant un contrôle, pendant une crise de larmes, juste après un conflit, le soir avant le coucher en cas d’agitation difficile à calmer. Aussi intéressant pour les enfants hypersensibles qui se sentent envahis.

Les Hook-Ups sont souvent l’exercice que les enfants gardent en mémoire et s’approprient le plus — ils trouvent eux-mêmes le moment où ils en ont besoin.
En séance de kinésiologie

Comment le Brain Gym
est utilisé concrètement

Une particularité de l’usage du Brain Gym en kinésiologie : les 26 mouvements ne sont pas appliqués en bloc à chaque séance. La pratique est ciblée — on choisit ceux qui semblent pertinents pour cet enfant, à ce moment, sur la difficulté identifiée. C’est ce qui distingue un usage en séance individualisée d’une diffusion collective en classe.

Le rôle du test musculaire

Le test musculaire, spécifique à la kinésiologie, sert à identifier — sur cet enfant précis, ce jour-là — les zones de tension qui paraissent les plus actives. Selon ce que le test indique, le travail s’oriente vers tel ou tel type d’exercice. Un enfant saturé aura besoin de Hook-Ups en priorité. Un enfant dispersé bénéficiera plutôt de Brain Buttons. Un enfant en difficulté de lecture pourra travailler plus longuement le Lazy 8.

Une adaptation selon le profil

Tous les enfants ne fonctionnent pas pareil. Certains adhèrent immédiatement aux exercices, d’autres résistent. Pour les résistants, on commence par les exercices les plus ludiques (Cross Crawl, Lazy 8). Pour les enfants plus « cérébraux » qui veulent comprendre, on prend le temps d’expliquer. Pour les hypersensibles, on respecte un rythme particulièrement doux. C’est cette adaptation qui fait la différence entre une recette appliquée et un accompagnement personnalisé.

Les objectifs varient

Selon ce que l’enfant exprime, le Brain Gym peut être orienté vers la concentration, la lecture, l’écriture, la gestion du stress, l’organisation des idées, ou la restauration de la confiance en soi. Le même exercice peut être utilisé dans des contextes différents — ce qui change, c’est l’intention portée et la façon de l’intégrer dans la séance.

La clé : la pratique à la maison

L’essentiel du travail ne se passe pas en séance, mais à la maison. La séance ouvre une piste, transmet des outils. C’est ensuite la répétition quotidienne de 5 minutes qui produit l’effet durable. Les exercices à la maison sont remis sous forme de fiche illustrée, simple à suivre.

Une séquence quotidienne typique

  • 1 minute de Cross Crawl en se levant
  • 30 secondes de Brain Buttons avant de commencer les devoirs
  • 1 minute de Lazy 8 avant la lecture
  • 2 minutes de Hook-Ups si tension

Total : 5 minutes par jour, sur 3 à 4 semaines. Au-delà de cette fréquence et de cette durée, certaines familles observent les premiers changements.

Le protocole PACE

Avant une séance de travail importante (contrôle, devoirs longs), beaucoup utilisent le protocole PACE : 4 exercices enchaînés qui préparent corps et esprit en 3-4 minutes. C’est l’une des routines les plus simples à transmettre à un enfant.

Quand l’effet ne vient pas

Tous les enfants ne réagissent pas aux exercices. Si après 3 à 4 semaines de pratique régulière aucun changement n’est observé, c’est une information : l’approche n’est peut-être pas adaptée à cet enfant. Mieux vaut alors arrêter et chercher autre chose que d’insister.

Honnêtement, les limites

Ce que le Brain Gym ne fait pas,
et ce que la recherche en dit

Pour que les familles fassent un choix éclairé, il est juste de dire les limites aussi clairement que les indications. Le Brain Gym n’est pas une méthode universelle, et il ne prétend pas en être une — même s’il est parfois présenté comme tel.

Le Brain Gym ne remplace ni l’école, ni les révisions, ni le travail scolaire au quotidien. Un enfant qui n’a pas appris sa leçon ne la connaîtra pas mieux après 5 minutes de Cross Crawl — on ne fabrique pas des connaissances par le mouvement. Ce qui peut être travaillé, c’est l’état dans lequel l’enfant aborde ses apprentissages.

Il ne remplace pas un suivi spécialisé. Pour un enfant présentant des signes de dyslexie, le suivi orthophonique reste indispensable — c’est le sujet de la page différence kinésiologie / orthophonie. Pour une dyspraxie, l’ergothérapie reste le cadre adapté. Pour un TDAH diagnostiqué, le suivi médical demeure le socle. Le Brain Gym peut s’ajouter à ces parcours, jamais s’y substituer.

Ce que dit la recherche scientifique

Plusieurs revues systématiques menées depuis les années 2000 (notamment Hyatt 2007, Stephenson 2009, et d’autres) ont conclu que les mécanismes spécifiques avancés par la méthode (activation interhémisphérique spécifique, lien direct entre certains mouvements et zones cérébrales) ne sont pas validés par les données scientifiques actuelles. Les améliorations observées par les pratiquants peuvent être liées à des facteurs plus généraux : pause, respiration, ancrage corporel, effet de rituel, attention positive portée à l’enfant.

Cela ne contredit pas les bénéfices ressentis par beaucoup de familles — mais cela situe la méthode dans le champ des approches complémentaires, sans validation scientifique spécifique. Pour une famille qui choisit d’essayer, c’est une information à connaître. La page efficacité de la kinésiologie entre dans le détail des controverses.

Résultats variables selon les enfants

Certains enfants répondent vite aux exercices, d’autres pas. Quelques-uns n’y sont simplement pas réceptifs. Ce n’est pas un échec — c’est une caractéristique. Si après 3 semaines de pratique quotidienne aucun changement n’est observé sur le sommeil, l’humeur, les tensions corporelles, l’approche n’est probablement pas la bonne pour cet enfant. Mieux vaut alors arrêter et chercher autre chose.

Aucun praticien sérieux ne promettra qu’une routine de Brain Gym va transformer le bulletin scolaire d’un enfant. Ce qu’il peut proposer, c’est une expérience simple à tester — et l’honnêteté d’arrêter si rien ne se passe.

Ne remplace pas

  • L’école et les révisions
  • Un suivi orthophonique pour un trouble dys
  • Un suivi ergothérapique pour une dyspraxie
  • Un suivi médical pour un TDAH diagnostiqué
  • Un accompagnement psychologique en cas de souffrance

Ce que la science a établi

Que mouvement, respiration, pauses et rituels ont un effet positif sur l’attention : oui, documenté. Que des exercices spécifiques agissent par des mécanismes neuro-anatomiques précis : non, pas confirmé. C’est dans cet espace que la pratique se situe — utile pour certains, sans garantie pour tous.

Les prestations proposées ne remplacent pas un avis médical.

Signes qui vont mieux

  • L’enfant attend la pratique avec intérêt
  • Il fait certains exercices spontanément
  • Son sommeil s’est apaisé
  • Les soirées de devoirs sont moins tendues
  • Il identifie lui-même quand il a besoin de Hook-Ups
Questions des parents

Ce qu’on nous demande
le plus souvent

Pourquoi certains enfants apprennent-ils mieux en bougeant ?

Parce que l’apprentissage moteur et l’apprentissage cognitif se construisent ensemble dans les premières années de la vie. Pour certains enfants, le mouvement reste un facilitateur durable — bouger pendant qu’ils récitent une leçon, manipuler des objets pendant qu’ils calculent, marcher pendant qu’ils réfléchissent. C’est une variation neurotypique fréquente, à respecter plutôt qu’à corriger.

Le Brain Gym aide-t-il réellement à se concentrer ?

Beaucoup de familles rapportent un effet positif sur la disponibilité mentale. Cela dit, les mécanismes spécifiques proposés par la méthode ne sont pas validés scientifiquement. L’effet ressenti peut passer par des facteurs plus généraux : pause, respiration, rituel, ancrage. La page Brain Gym et concentration fait le tour honnête de la question.

Peut-on utiliser le Brain Gym avant les devoirs ?

C’est l’un de ses usages les plus fréquents. Une routine de 3 à 5 minutes (Cross Crawl + Brain Buttons + Lazy 8) peut s’installer comme un rituel d’ouverture — un sas qui sépare la journée d’école et le moment de travail. Pour beaucoup d’enfants, le rituel lui-même apaise autant que les exercices.

Pourquoi le stress bloque-t-il les apprentissages ?

Sous stress aigu, le système nerveux privilégie les fonctions de survie (surveillance, réaction rapide) et réduit l’accès aux fonctions de raisonnement et de mémoire. C’est un mécanisme bien décrit en psychologie cognitive. L’enfant n’a pas perdu ses connaissances — il n’y a juste plus accès tant que la pression reste haute. Travailler sur l’état physiologique préalable peut aider à rouvrir cet accès.

Le Brain Gym peut-il aider un enfant hypersensible ?

C’est l’un des profils qui bénéficient souvent de l’approche. Les enfants hypersensibles apprennent vite à reconnaître les exercices qui les apaisent (Hook-Ups en priorité). Avoir un outil corporel mobilisable seul leur donne un appui précieux dans les moments où l’environnement les sature.

Faut-il pratiquer tous les jours ?

L’effet repose largement sur la régularité. Une pratique quotidienne de 5 minutes pendant 3 à 4 semaines est ce qui produit généralement les premiers changements observables. Au-delà, on peut espacer ou n’y revenir qu’avant les moments importants. Une pratique aléatoire 2 fois par mois n’apportera généralement rien.

Le Brain Gym remplace-t-il l’orthophonie ?

Non, jamais. Pour un enfant présentant un trouble du langage (dyslexie, dysorthographie, retard de langage), l’orthophonie reste la référence indispensable. Le Brain Gym peut s’ajouter en complément sur la dimension émotionnelle et corporelle — mais ne rééduque ni la lecture ni l’orthographe. Voir la comparaison kinésiologie / orthophonie.

À partir de quel âge peut-on commencer ?

Les exercices peuvent être proposés dès 4-5 ans, sous une forme ludique. Pour les enfants plus petits, le travail passe surtout par la coordination motrice spontanée plutôt que par des exercices structurés. Les enfants à partir de 6-7 ans peuvent généralement intégrer une routine quotidienne autonome.

Peut-on pratiquer à la maison ?

Oui, c’est même l’essentiel du travail. La séance en cabinet sert à identifier les exercices pertinents et à les transmettre correctement. Une fois la fiche récupérée, la famille peut pratiquer en autonomie. Les exercices à domicile sont remis sous forme illustrée.

Combien de séances en cabinet faut-il prévoir ?

Pour la mise en place d’une routine Brain Gym, 2 à 3 séances espacées de 3 à 4 semaines suffisent généralement. La première identifie les exercices pertinents, la deuxième ajuste selon ce qui marche, la troisième consolide. Au-delà, la pratique à la maison prend le relais. La page combien de séances prévoir donne les fourchettes par profil.

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