06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
D’abord, une règle absolue

15 ou 112 d’abord
bilan cardiologique ensuite

Avant toute autre considération, une règle absolue : une douleur thoracique nouvelle, intense ou inhabituelle est une urgence médicale potentielle jusqu’à preuve du contraire. Les causes graves à ne jamais manquer incluent l’infarctus du myocarde (syndrome coronarien aigu, SCA), l’embolie pulmonaire (EP), la dissection aortique, le pneumothorax, la péricardite, certaines infections graves. Ces pathologies peuvent être fatales si non prises en charge rapidement.

Le réflexe vital : en cas de douleur thoracique aiguë, intense, oppressive, irradiant vers le bras, la mâchoire, le dos, accompagnée de sueurs, nausées, dyspnée, ou simplement inhabituelle : appeler immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112 (numéro européen d’urgence). Ne pas conduire soi-même aux urgences : appeler les secours. Ne pas attendre que « ça passe ». Pour le syndrome coronarien aigu, chaque minute compte : « le temps c’est du muscle » (formule classique en cardiologie d’urgence).

Une douleur thoracique n’est jamais qualifiée d’« anxieuse » sans bilan cardiologique complet ayant raisonnablement éliminé les causes graves. Cette élimination appartient exclusivement au médecin : aucun praticien complémentaire ne peut, ne doit, et n’est légitime pour le faire.

Cette page n’est pas destinée à un épisode aigu en cours : pour cela, 15 ou 112 immédiatement. Cette page s’adresse aux personnes qui, après un parcours cardiologique complet ayant éliminé les causes graves, ont reçu un diagnostic médical de douleurs thoraciques non cardiaques d’origine anxieuse, ou de trouble panique, ou de trouble anxieux avec manifestations thoraciques. Dans ce cadre clarifié, des ressources validées existent, et un appoint corporel peut éventuellement, très modestement, soutenir le travail global sur l’anxiété.

Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, les urgences vitales à ne jamais manquer. Ensuite, le parcours cardiologique exclusif qui élimine les causes graves. Une fois les causes éliminées, le diagnostic médical du trouble panique ou anxieux selon le DSM-5, et les ressources validées (TCC, parfois traitements). Une distinction claire entre ce qu’un appoint corporel peut très modestement et tout ce qu’il ne peut pas. Et enfin, les drapeaux rouges spécifiques : signaux qui imposent un retour immédiat aux urgences même après un bilan initial.

EN CAS DE DOULEUR THORACIQUE AIGUË

Si vous lisez cette page parce qu’à cet instant vous ressentez une douleur thoracique, intense, oppressive, accompagnée d’essoufflement, de sueurs, d’irradiation vers le bras, la mâchoire ou le dos : fermez cette page et appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112 (urgence européenne). Ne pas conduire soi-même. Ne pas attendre. Ne pas consulter une approche complémentaire. La vie peut en dépendre.

Bilan cardiologique exclusif et incontournable

Pour toute douleur thoracique récidivante ou inhabituelle, le bilan est exclusivement médical : médecin traitant qui coordonne, cardiologue avec ECG, parfois examens complémentaires (échographie cardiaque, épreuve d’effort, scintigraphie myocardique, parfois coronarographie selon le contexte), parfois pneumologue si suspicion pulmonaire, parfois gastro-entérologue pour les diagnostics différentiels (RGO notamment). Aucune approche complémentaire ne se substitue à ce bilan, ni n’est légitime pour conclure qu’une douleur thoracique est « anxieuse ».

Cette page développe

  • Urgences vitales à ne jamais manquer
  • SCA, EP, dissection, pneumothorax
  • Parcours cardiologique exclusif
  • Biais de genre dans les SCA femmes
  • Trouble panique selon DSM-5
  • TCC et place très étroite d’un appoint

Séance au cabinet

Adulte 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Aucune séance n’est proposée pour des douleurs thoraciques sans bilan cardiologique complet ayant éliminé les causes graves. Le premier échange téléphonique sert à vérifier ce point absolument.

Toute douleur thoracique non évaluée médicalement sera renvoyée immédiatement vers le médecin traitant, le cardiologue ou les urgences (15/112) selon le contexte. C’est un choix éthique non négociable.
Premier temps · urgences vitales

Quatre causes graves
à ne jamais manquer

Quelques repères sur les causes graves de douleur thoracique. Le diagnostic appartient toujours au médecin. Aucune douleur thoracique ne doit être attribuée à l’anxiété sans avoir raisonnablement éliminé ces causes.

1

Le syndrome coronarien aigu (infarctus)

Urgence absolue. Le syndrome coronarien aigu (SCA), dont l’infarctus du myocarde, est la cause grave la plus fréquente. Mécanisme : occlusion d’une artère coronaire entraînant la souffrance puis la mort de cellules du muscle cardiaque. Présentation typique : douleur thoracique rétrosternale en barre, oppressive, en étau, avec irradiation classique vers le bras gauche, l’épaule, la mâchoire, parfois les deux bras ou le dos. Souvent accompagnée de sueurs, nausées, essoufflement, parfois sensation de mort imminente. Durée : souvent plus de 20 minutes.

Mais attention : la présentation typique n’est pas la règle. Présentations atypiques particulièrement fréquentes pour : les femmes (symptômes plus discrets, fatigue inhabituelle, oppression modérée, nausées, gene épigastrique au lieu de douleur thoracique franche, parfois simple essoufflement : biais diagnostique documenté), les personnes âgées, les personnes diabétiques (douleur parfois absente). Règle : devant toute douleur thoracique inhabituelle, particulièrement pour une personne à risque cardiovasculaire (HTA, tabac, diabète, hypercholestérolémie, antécédents familiaux précoces, voir aussi fatigue émotionnelle) : 15 ou 112. Prise en charge : ECG, troponines, parfois coronarographie en urgence avec angioplastie. Le temps c’est du muscle.

Urgence absolue · 15 ou 112
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L’embolie pulmonaire

Urgence vitale. L’embolie pulmonaire (EP) est l’obstruction d’une artère pulmonaire par un caillot (le plus souvent venu d’une thrombose veineuse profonde des membres inférieurs). Présentation : douleur thoracique souvent latéralisée, aggravée par l’inspiration profonde (douleur pleurale), essoufflement souvent au premier plan, parfois tachycardie, parfois hémoptysie (cracher du sang), parfois syncope, parfois signes de thrombose veineuse (mollet douloureux, gonflé et chaud).

Facteurs de risque importants : immobilisation prolongée récente (voyage long, période aléatoire post-chirurgicale, alitement), cancer en cours, contraception oestroprogestative (notamment avec tabac), grossesse et post-partum, antécédents personnels ou familiaux de thromboembolie veineuse, certaines thrombophilies génétiques, parfois Covid récent. Diagnostic : score de probabilité clinique (score de Wells, score révisé de Genève), D-dimères, parfois scanner thoracique injecté (angio-scanner pulmonaire) qui est l’examen de référence. Traitement : anticoagulation immédiate, parfois thrombolyse pour les formes graves. Règle : ne jamais attribuer un essoufflement et douleur thoracique inexpliqués au stress sans bilan : l’EP est une urgence vitale qui peut tuer en quelques heures.

Urgence vitale · angio-scanner si suspicion
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La dissection aortique

Urgence vitale rare mais redoutable. La dissection aortique est une déchirure de la paroi de l’aorte (la principale artère du corps). Présentation classique : douleur thoracique brutale, intense, en coup de poignard, avec irradiation dorsale typique (le long de la colonne vertébrale), parfois irradiation vers l’abdomen ou les membres inférieurs selon la propagation. Parfois signes neurologiques (atteinte des troncs supra-aortiques) : faiblesse d’un membre, troubles de la parole, parfois syncope. Parfois asymétrie tensionnelle ou de pouls entre les deux bras.

Facteurs de risque : hypertension artérielle mal contrôlée, maladies du tissu conjonctif (syndrome de Marfan, Ehlers-Danlos vasculaire), anévrysme aortique connu, parfois antécédents familiaux. Diagnostic : angio-scanner thoracique en urgence absolue. Traitement : chirurgie vasculaire en urgence pour les dissections de type A (ascendantes), traitement médical intensif pour les types B (descendantes), avec parfois geste endovasculaire secondaire. Pronostic : très sévère sans prise en charge rapide. Règle : toute douleur thoracique brutale en coup de poignard avec irradiation dorsale est une urgence : 15 ou 112 immédiatement.

Brutal et irradiation dorsale · 15 immédiat
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Pneumothorax et autres urgences

Plusieurs autres causes graves à connaître. Pneumothorax : présence d’air dans la plèvre, parfois spontané pour un sujet jeune longiligne, parfois post-traumatique. Présentation : douleur thoracique brutale latéralisée, essoufflement, parfois choc si forme grave (pneumothorax sous tension). Péricardite : inflammation du péricarde. Douleur thoracique souvent aggravée en décubitus (position allongée) et améliorée en position penchée en avant, parfois contexte viral récent. Pleurésie : épanchement pleural avec douleur respiratoire et essoufflement. Pneumopathie grave : parfois fièvre, toux, douleur thoracique, dyspnée.

Autres causes à explorer dans le bilan : rachis et muscles intercostaux (douleurs musculo-squelettiques très fréquentes, souvent reproduites à la palpation, mais élimination médicale nécessaire), reflux gastro-oesophagien (RGO) avec douleur rétrosternale parfois trompeuse, spasme œsophagien, lithiase biliaire avec irradiation thoracique parfois, zona thoracique avant l’éruption parfois trompeur. Règle : ces diagnostics se posent uniquement médicalement, après élimination des causes cardiovasculaires et pulmonaires graves. Voir stress et digestion pour le RGO.

Diagnostics multiples · toujours médical

Ces causes graves doivent toutes être raisonnablement éliminées avant de conclure qu’une douleur thoracique est anxieuse. Le biais de genre dans le diagnostic des SCA pour les femmes est documenté : les femmes meurent davantage que les hommes d’infarctus en France, en partie parce que leurs symptômes sont plus souvent attribués à l’anxiété et qu’elles arrivent plus tard aux urgences. Si vous êtes une femme et que vos symptômes sont qualifiés rapidement d’anxieux sans bilan suffisant : demandez un avis cardiologique complémentaire, vous en avez le droit, votre vie peut en dépendre.

Deuxième temps · le parcours médical

Le parcours cardiologique
et ses suites éventuelles

Détail du parcours qui élimine les causes graves et permet, le cas échéant, de poser un diagnostic médical de trouble anxieux avec manifestations thoraciques.

Quatre étapes du parcours médical

1. Le bilan cardiologique en urgence ou différé

Pour un épisode aigu : appel 15 ou 112, transport médicalisé, prise en charge aux urgences ou en USIC (unité de soins intensifs cardiologiques) selon la situation. Bilan initial : ECG (électrocardiogramme, examen central), troponines (marqueur de souffrance cardiaque), parfois D-dimères si suspicion d’EP, parfois angio-scanner thoracique, parfois échographie cardiaque, parfois coronarographie en urgence si SCA confirmé.

Pour des douleurs thoraciques récidivantes ou suspectées de cause cardiaque sans épisode aigu : consultation cardiologue, examens complémentaires adaptés. Épreuve d’effort ou scintigraphie myocardique d’effort pour rechercher une ischémie myocardique à l’effort, parfois écho cardiaque, parfois Holter ECG de 24 ou 72 heures pour les troubles du rythme, parfois coro-scanner ou coronarographie selon la probabilité pré-test. Suivi : si bilan normal, suivi régulier selon les facteurs de risque cardiovasculaires personnels, parfois suivi annuel. Voir douleurs invisibles pour les autres tableaux.

2. Les diagnostics différentiels non cardiaques

Une fois la cause cardiaque raisonnablement éliminée, plusieurs autres pistes à explorer. Pulmonaire : avis pneumologue si suspicion (asthme, pleurésie, parfois pneumothorax résolu récent, parfois suites de Covid). Digestif : avis gastroentérologue (RGO très fréquent et trompeur, spasme œsophagien, parfois ulcère, parfois pathologie biliaire), parfois fibroscopie œsogastroduodénale selon les symptômes associés, parfois pHmétrie.

Musculo-squelettique : souvent l’une des causes les plus fréquentes de douleurs thoraciques chroniques non cardiaques. Douleurs reproduites à la palpation des articulations chondro-costales, aggravées par certains mouvements ou postures, parfois syndrome de Tietze (inflammation des cartilages costaux), parfois douleurs liées au rachis dorsal (voir cadre rachis). Prise en charge : médecin généraliste, parfois kinésithérapie, parfois rhumatologue selon le contexte, antalgiques adaptés. Voir mal de dos chronique. Autres causes : zona thoracique pré-éruptif (douleur précédant l’éruption), douleurs psychogènes diagnostiquées par exclusion partielle après bilan complet.

3. Le trouble panique et les troubles anxieux selon DSM-5

Si, après un bilan médical complet ayant raisonnablement éliminé les causes graves, le tableau est compatible avec un trouble panique ou un trouble anxieux avec manifestations thoraciques, le diagnostic est médical et psychiatrique. Trouble panique selon le DSM-5 : attaques de panique récurrentes et inattendues, persistance d’une inquiétude ou peur des attaques pendant au moins un mois, parfois modification du comportement pour les éviter (voir comparaison méditation). Prévalence : environ 2 à 3 % par an, davantage les femmes.

L’attaque de panique elle-même se caractérise par : pic brutal de peur intense ou d’inconfort culminant en quelques minutes, accompagné d’au moins quatre symptômes parmi : palpitations ou accélération cardiaque, sueurs, tremblements, sensation d’essoufflement, sensation d’étouffement, douleur thoracique ou gêne thoracique, nausées, sensation de vertige, frissons ou bouffées de chaleur, paresthésies, déréalisation ou dépersonnalisation, peur de perdre le contrôle ou de devenir fou, peur de mourir. Les symptômes peuvent parfaitement mimer un infarctus : c’est pour cette raison même que l’élimination médicale préalable est essentielle.

4. Les ressources validées pour le trouble panique et anxieux

Une fois le diagnostic médical posé, plusieurs approches validées existent avec niveau de preuve solide. TCC spécifique au trouble panique : traitement de référence. Travail sur : l’identification des symptômes, la compréhension du cycle de la panique, les pensées catastrophistes (catastrophisation cognitive liée à la peur de l’infarctus en particulier), l’exposition graduelle aux sensations physiques (interoceptive exposure), parfois l’exposition aux situations évitées. Recommandation HAS, recommandations internationales. Durée : généralement 12 à 20 séances pour des résultats solides.

Traitements pharmacologiques : antidépresseurs ISRS (par exemple sertraline, paroxetine, escitalopram) ou IRSNA (venlafaxine) en première ligne pour le trouble panique selon les recommandations. Pas les benzodiazepines en traitement de fond (risque de dépendance) même si parfois prescrites en initiation très courte. Prescription : médecin traitant ou psychiatre. Autres ressources utiles : MBSR (méditation de pleine conscience) complémentaire, ACT (Acceptance and Commitment Therapy), EMDR si trouble panique avec composante traumatique. Accès : psychologue formé-e en TCC spécifique, Mon Soutien Psy (12 séances remboursées par an), parfois CMP de secteur. Voir régulation émotionnelle et test musculaire pour la transparence.

Le parcours est structuré et impératif : bilan cardiologique d’abord avec élimination des causes graves, diagnostics différentiels non cardiaques ensuite, diagnostic médical du trouble anxieux par un médecin (généraliste ou psychiatre) si pertinent, puis TCC spécifique et parfois traitements adaptés. Ces ressources changent réellement la vie des personnes avec trouble panique. Voir cadre stress et tensions.

Troisième temps · cadrer la pratique

Ce qu’un appoint corporel
peut et ne peut absolument pas

Pour les douleurs thoraciques, le cadrage est radical. La place d’un appoint corporel est nulle face à toute douleur thoracique non évaluée médicalement, et très étroite même après un bilan complet.

Ce que ça ne peut absolument pas

  • Diagnostiquer qu’une douleur thoracique est anxieuse (acte médical exclusif)
  • Éliminer une cause cardiaque, pulmonaire ou autre cause grave
  • Remplacer un bilan cardiologique pour des douleurs thoraciques récidivantes
  • Recevoir une personne en épisode aigu (urgence absolue, 15/112)
  • Justifier un report ou refus de consultation cardiologique
  • Remplacer la TCC spécifique au trouble panique si diagnostiqué
  • Modifier un traitement antidépresseur ou anxiolytique prescrit
  • Diminuer la vigilance face à un nouvel épisode aigu
  • Promettre la disparition du trouble panique en quelques séances
  • Identifier des « causes psychiques » précises aux symptômes thoraciques
  • Une efficacité spécifique validée sur le trouble panique

Ce que ça peut très modestement

  • Soutenir un travail sur le stress chronique en complément après bilan
  • Transmettre la cohérence cardiaque comme outil simple
  • Aider à repérer ses signaux corporels de tension cumulée
  • Soutenir l’engagement dans la TCC spécifique au trouble panique
  • Une franchise totale sur le caractère vital du bilan cardiologique
  • Une vigilance maintenue sur tout nouvel épisode aigu
  • Une orientation immédiate vers les urgences si besoin
  • Une pratique limitée dans le temps : 3 à 5 séances
  • Un rappel des ressources remboursées : TCC, Mon Soutien Psy
  • Un rappel actif des signaux de retour aux urgences

Soyons clairs au-delà de toute ambiguïté : pour toute douleur thoracique, le bilan cardiologique est impératif et premier. Aucune approche complémentaire ne se substitue à ce bilan. Si le trouble panique est diagnostiqué médicalement après élimination des causes graves, la TCC spécifique et parfois les traitements adaptés sont les ressources principales. Un appoint corporel peut au mieux soutenir très modestement le volet stress chronique associé, dans un cadre clarifié et après un parcours médical complet. La vigilance reste maintenue : tout nouvel épisode atypique ou inhabituel mérite un retour au médecin ou aux urgences.

Drapeaux rouges · retour immédiat aux urgences

Signaux qui imposent
15 ou 112 sans tarder

Même après un bilan initial, retour aux urgences si :

Même si un trouble panique ou anxieux a été diagnostiqué, un nouvel épisode peut masquer une cause grave. La vigilance se maintient toute la vie. Signaux qui imposent un retour immédiat aux urgences (15 ou 112) :

  • Douleur thoracique de caractère différent des épisodes habituels (nouveau type de douleur, nouvelle irradiation, nouvelle intensité)
  • Douleur qui ne cède pas en quelques minutes ou avec les techniques habituelles (respiration, etc.)
  • Irradiation vers le bras, l’épaule, la mâchoire, le dos (typique du SCA)
  • Sueurs profuses, pâleur, malaise marqué
  • Essoufflement majeur, parfois sans douleur (atypique femmes, EP, EP)
  • Syncope ou perte de connaissance, même brève
  • Palpitations très rapides ou irrégulières prolongées
  • Signes neurologiques : faiblesse d’un membre, troubles de la parole, troubles de la vision
  • Apparition d’un nouveau facteur de risque (immobilisation prolongée récente, suite de chirurgie, voyage long pour EP)
  • Fièvre associée aux douleurs thoraciques
  • Sensation de mort imminente ou intensité inhabituelle de la peur (parfois SCA, voir aussi stress et immunité)

Biais de genre à connaître. Les femmes meurent davantage d’infarctus du myocarde que les hommes en France, et le biais diagnostique en est partiellement responsable : les symptômes des femmes sont plus souvent atypiques (fatigue intense, nausées, gene épigastrique, oppression modérée plutôt que douleur classique en barre, parfois simple essoufflement), et donc attribués plus souvent à l’anxiété sans bilan suffisant. Conseil : si vous êtes une femme avec des symptômes thoraciques inhabituels, particulièrement après 45-50 ans ou en présence de facteurs de risque cardiovasculaires (HTA, tabac, diabète, hypercholestérolémie, ménopause, antécédents familiaux), insistez pour un bilan cardiologique sérieux, demandez un avis complémentaire si besoin. Votre vie peut en dépendre. Associations : Agir pour le cœur des femmes (agirpourlecoeurdesfemmes.com), Fédération Française de Cardiologie sont des sources d’information utiles. Voir corps et croyances.

Dérives spécifiques au domaine. Les douleurs thoraciques anxieuses sont un terrain exposé : les personnes épuisées par des symptômes invalidants cherchent parfois des réponses ailleurs. Signaux qui doivent faire quitter un cabinet : prétention à diagnostiquer une « cause émotionnelle » précise (manque d’amour, peur de l’abandon, conflit familial, etc.), promesses de guérison du trouble panique par résolution émotionnelle, pression pour arrêter un traitement antidépresseur prescrit (peut aggraver dangereusement le tableau, parfois déclencher un rébond ou des effets de sevrage), refus d’orienter vers le cardiologue en cas de doute, utilisation des termes « décodage biologique », « biologie totale », identification de « mémoires » comme cause, forfaits coûteux sans évaluation des résultats. Règle : pour un trouble panique diagnostiqué, la TCC spécifique est la réponse validée, parfois associée à un traitement médicamenteux. Aucune approche complémentaire ne se substitue à ces ressources.

Interlocuteurs légitimes : 15 ou 112 en urgence pour tout épisode aigu, médecin traitant coordonnant le parcours, cardiologue pour le bilan exclusif, parfois pneumologue, parfois gastroentérologue, parfois rhumatologue selon les diagnostics différentiels, psychiatre ou médecin généraliste pour le diagnostic de trouble panique selon DSM-5, psychologue formé-e en TCC spécifique au trouble panique, Mon Soutien Psy (12 séances remboursées par an), parfois CMP de secteur. Associations : Fédération Française de Cardiologie (fedecardio.org), Agir pour le cœur des femmes, parfois associations spécifiques aux troubles anxieux. Signalement de pratique douteuse : Miviludes (miviludes.interieur.gouv.fr).

Présence locale

Cabinet à Nice
en présentiel uniquement

Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice. Adultes reçus à Nice et dans les communes des Alpes-Maritimes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Villefranche, Beaulieu, Cap-d’Ail, Antibes.

Pour les questions de douleurs thoraciques anxieuses, le premier échange téléphonique sert exclusivement à vérifier que le bilan cardiologique a été réalisé : médecin traitant consulté, cardiologue avec ECG et examens complémentaires selon le contexte, élimination raisonnable des causes graves, diagnostic médical de trouble panique ou anxieux posé le cas échéant, suivi en cours éventuel (TCC spécifique, parfois traitement). Sans ce bilan : orientation immédiate vers le médecin traitant, le cardiologue ou les urgences (15/112) selon le contexte. Pour un épisode aigu en cours : jamais d’appoint complémentaire, appel au 15 ou 112 immédiatement.

Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35. Ressources locales utiles à Nice et dans les Alpes-Maritimes : SAMU 15 (urgence absolue), SOS Médecins pour les consultations urgentes à domicile (parfois utile pour pré-tri), services d’urgences du CHU de Nice et autres établissements, services de cardiologie avec USIC (unités de soins intensifs cardiologiques) au CHU notamment, cardiologues libéraux, pneumologues, gastroentérologues, psychiatres de secteur 1 remboursés, CMP de secteur (gratuits, parfois délais variables), psychologues formé-es en TCC spécifique au trouble panique (via Mon Soutien Psy notamment).

Adresse

12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1

Téléphone

06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous

Tarifs · horaires

Adulte : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi
Sur rendez-vous

Modalité

Présentiel uniquement
Pas de visio, pas de téléphone
Chèque ou espèces

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande
le plus souvent

J’ai une douleur thoracique maintenant, que faire ?

Réponse catégorique : appeler immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112 (urgence européenne). Pas de consultation complémentaire en cours d’épisode, pas d’attente, pas de conduite par soi-même aux urgences. Particulièrement urgent si la douleur est : oppressive, en étau, avec irradiation vers le bras, l’épaule, la mâchoire ou le dos, accompagnée de sueurs, nausées, essoufflement ou sensation de mort imminente. Règle : en cas de doute, mieux vaut un appel au 15 pour rien qu’un retard de prise en charge d’un infarctus. Les régulateurs du SAMU sont formé-es à vous orienter selon la description des symptômes : parfois consultation rapide, parfois envoi d’une équipe médicalisée, parfois transport en USIC. Pour le syndrome coronarien aigu, le temps c’est du muscle : chaque minute de retard peut signifier davantage de muscle cardiaque atteint définitivement, donc davantage de conséquences potentielles. Ne lisez pas cette page si vous êtes dans un épisode actuel, fermez-la et appelez le 15.

Mes douleurs sont « dues au stress », est-ce vrai ?

Question importante. Cette conclusion n’est valide que si elle a été posée par un médecin après un bilan cardiologique complet ayant raisonnablement éliminé les causes graves. Si le bilan a été complet (consultation médecin généraliste avec examen, éventuel cardiologue avec ECG et examens complémentaires adaptés, éventuels diagnostics différentiels explorés) : le diagnostic médical de douleurs thoraciques non cardiaques d’origine anxieuse ou de trouble panique est crédible et appelle alors un parcours spécifique (TCC, parfois traitement). Mais : si vous avez le sentiment que vos symptômes ont été rapidement attribués au stress sans bilan suffisant, particulièrement si vous êtes une femme ou si vous avez des facteurs de risque cardiovasculaires (HTA, tabac, diabète, hypercholestérolémie, antécédents familiaux précoces) : demandez un avis cardiologique complémentaire, vous en avez le droit, c’est légitime, et votre vie peut en dépendre. Le biais de genre dans le diagnostic des SCA des femmes est documenté.

Qu’est-ce qu’une attaque de panique ?

L’attaque de panique est un épisode brutal de peur intense ou d’inconfort culminant en quelques minutes (le pic est typiquement atteint en 10 minutes), accompagné d’au moins quatre symptômes parmi un tableau défini par le DSM-5 : palpitations ou accélération cardiaque, sueurs, tremblements, sensation d’essoufflement, sensation d’étouffement, douleur ou gêne thoracique, nausées, sensation de vertige, frissons ou bouffées de chaleur, paresthésies, déréalisation ou dépersonnalisation, peur de perdre le contrôle, peur de mourir. L’intensité peut parfaitement mimer un infarctus et c’est précisément pour cela que le bilan cardiologique est obligatoire au moins une fois. Trouble panique selon le DSM-5 : attaques récurrentes inattendues avec persistance d’une inquiétude ou peur des attaques pendant au moins un mois, parfois modification du comportement pour les éviter. Prévalence : 2 à 3 % par an, davantage les femmes. Diagnostic : médical (généraliste ou psychiatre), jamais par un praticien complémentaire. Traitement validé : TCC spécifique au trouble panique, parfois traitement antidépresseur (ISRS notamment). Pronostic généralement favorable avec prise en charge.

Pourquoi les femmes meurent davantage d’infarctus en France ?

Réalité documentée. Plusieurs facteurs concourent. 1. Les symptômes du SCA pour les femmes sont plus souvent atypiques : fatigue inhabituelle intense, nausées, oppression modérée plutôt que douleur classique en barre, parfois gêne épigastrique, parfois simple essoufflement. 2. Les femmes elles-mêmes consultent souvent plus tard, attribuant parfois leurs symptômes à la fatigue, au stress ou à l’anxiété. 3. Le biais diagnostique existe : même arrivées aux urgences, les femmes voient parfois leurs symptômes attribués plus rapidement au stress sans le même niveau d’exploration que pour les hommes. 4. La protection hormonale dont elles bénéficient avant la ménopause s’estompe ensuite, mais beaucoup pensent toujours être « protégées ». 5. Les facteurs de risque cardiovasculaires spécifiques (ménopause précoce, hypertension gravidique, diabète gestationnel, pré-éclampsie, parfois SOPK, contraception oestroprogestative avec tabac) sont parfois sous-estimés. Actions : associations comme Agir pour le cœur des femmes sensibilisent. Conseil : ne pas hésiter à demander un bilan cardiologique en cas de symptômes inhabituels, particulièrement avec facteurs de risque.

La TCC pour le trouble panique, ça marche ?

Oui, niveau de preuve solide. La TCC spécifique au trouble panique est l’approche dont l’efficacité est la mieux documentée. Recommandation HAS, recommandations internationales (NICE, APA, autres). Travail sur : l’identification du cycle de la panique (sensations physiques → interprétation catastrophiste → amplification des sensations → attaque), les pensées catastrophistes (souvent la peur d’avoir un infarctus, de mourir, de perdre le contrôle), l’exposition interoceptive (provocation contrôlée des sensations redoutées pour apprendre à les tolérer), parfois l’exposition aux situations évitées (lieux publics, transports en commun, etc.), parfois travail sur l’hyperventilation (souvent associée). Durée : généralement 12 à 20 séances pour des résultats consistants. Résultats : réduction très significative de la fréquence et de l’intensité des attaques pour la grande majorité des personnes traitées, parfois rémission complète. Accès : psychologue formé-e en TCC spécifique au trouble panique, parfois en CMP (gratuit), Mon Soutien Psy (12 séances remboursées par an avec un psychologue partenaire). Pas de prescription nécessaire pour aller directement consulter un psychologue libéral.

Et les traitements médicamenteux ?

Décision médicale personnalisée. Pour le trouble panique, les antidépresseurs ISRS (par exemple sertraline, paroxetine, escitalopram) ou IRSNA (venlafaxine) sont recommandés en première ligne selon les recommandations internationales. Délai d’action : 2 à 6 semaines pour un effet complet, parfois aggravation transitoire au début. Durée : généralement 6 à 12 mois minimum, parfois davantage selon la sévérité et les antécédents. Pas les benzodiazepines en traitement de fond : risque de dépendance documenté, recommandations strictes. Parfois prescrites très ponctuellement en initiation très brève. Prescription : médecin traitant ou psychiatre. Décision personnalisée : discussion des bénéfices, effets indésirables possibles, durée prévue, modalités d’arrêt progressif à terme. Très important : ne jamais arrêter brutalement un antidépresseur (effets de sevrage parfois marqués, parfois aggravation du trouble panique), ne jamais modifier le traitement sans avis médical. Un praticien complémentaire qui pousserait à arrêter un traitement antidépresseur prescrit commettrait une faute potentiellement grave. Combinaison TCC + traitement : souvent plus efficace que l’un ou l’autre seul pour les formes sévères.

Et la cohérence cardiaque ?

Outil simple complémentaire. La cohérence cardiaque est une technique respiratoire qui consiste à respirer à un rythme de 6 respirations par minute (5 secondes inspiration, 5 secondes expiration) pendant 5 minutes, plusieurs fois par jour (souvent 3 fois 5 minutes, parfois protocole 365). Effet documenté : modulation du système nerveux autonome via la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), parfois apaisement subjectif, parfois amélioration du sommeil. Niveau de preuve : intéressant pour le bien-être général, mais pas une approche validée du trouble panique : ne se substitue ni à la TCC spécifique ni aux traitements indiqués. Utile en complément : outil simple à mobiliser au quotidien, parfois en prévention d’une attaque qui démarre. Applications gratuites : nombreuses, choisir une application sans pièges commerciaux ni promesses excessives. Règle : pendant une attaque de panique installée, la respiration en cohérence est parfois difficile : ne pas se forçer, parfois préférer un ancrage 5-4-3-2-1 (5 choses vues, 4 entendues, 3 touchées, 2 senties, 1 goûtée). Toujours : si l’intensité est forte ou inhabituelle, 15 ou 112.

Peut-on consulter à Nice ou en ligne ?

Les séances se font uniquement au cabinet, 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Pas de visio, pas de téléphone, pas d’en ligne. L’observation directe et le test musculaire ne se prennent pas correctement à distance. Le présentiel est impératif. Pour les questions de douleurs thoraciques : les bons interlocuteurs sont en priorité absolue le 15 ou le 112 en urgence, votre médecin traitant, un cardiologue, éventuellement d’autres spécialistes selon les diagnostics différentiels (pneumologue, gastroentérologue, rhumatologue selon le contexte), psychiatre ou médecin généraliste pour le diagnostic de trouble panique le cas échéant, psychologue formé-e en TCC spécifique au trouble panique. Aucun cabinet d’approche complémentaire ne se substitue à ces ressources, et certainement pas pour un épisode aigu de douleur thoracique.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Réponse claire et très mesurée. D’abord : le bilan cardiologique complet est obligatoire et premier. Pas de séance sans cela. Ensuite : si un trouble panique ou anxieux est diagnostiqué médicalement, la réponse principale est la TCC spécifique au trouble panique (12 à 20 séances en moyenne pour des résultats consistants), parfois associée à un traitement antidépresseur prescrit. Investissez vos ressources d’abord dans ces parcours validés : psychologue formé-e en TCC spécifique, ou via Mon Soutien Psy (12 séances remboursées par an), parfois CMP gratuit. Si un appoint complémentaire sur le volet stress chronique pourrait s’ajouter dans un cadre clarifié (bilan cardiologique normal, TCC en cours ou terminée, traitement médicamenteux stable si prescrit) en complément absolu : 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines maximum. Si rien ne bouge après 3 séances, on s’arrête. Pas d’engagement long, pas de forfait. Aucune lecture psychique des symptômes thoraciques ne sera proposée : choix éthique délibéré.

Que faire en cas de doute ?

Réponse simple : en cas de doute sur la nature d’une douleur thoracique, appeler le 15. Les régulateurs du SAMU sont formé-es à recevoir vos appels, à évaluer la situation par téléphone et à orienter adéquatement : parfois conseil simple, parfois rendez-vous médical rapide, parfois envoi d’une équipe médicalisée, parfois transport en USIC. Pas de honte à appeler même si la cause s’avère finalement bénigne : c’est exactement le rôle du SAMU de faire ce tri. Règle : mieux vaut un appel pour rien qu’un retard de prise en charge d’un infarctus. Particulièrement si : douleur inhabituelle, douleur de caractère différent des épisodes antérieurs habituels, présence de facteurs de risque cardiovasculaires, âge avancé, symptômes associés (essoufflement, sueurs, nausées, syncope, irradiation). Pour les femmes : vigilance particulière car les symptômes peuvent être atypiques. SOS Médecins peut également être une ressource pour un avis médical rapide à domicile dans certains contextes non urgents vitaux. Pas de consultation complémentaire dans ces situations : 15 d’abord.

Pour un échange
sur votre situation précise

Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · adulte 70 € · 06 11 77 46 35