Douleurs chroniques kinésiologie à Nice
La douleur dure depuis plus de trois mois, vous épuise, perturbe le sommeil, retentit sur la vie quotidienne et le moral. Cette page propose un cadre honnête : comprendre la douleur chronique selon l’IASP et l’OMS, distinguer les quatre cadres cliniques, identifier les centres de la douleur et les approches validées, et nommer ce qu’un appoint corporel peut très modestement et ce qu’il ne peut pas.
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La douleur chronique
est une pathologie à part entière
Avant tout, une réalité médicale documentée. La douleur chronique est définie par l’IASP (International Association for the Study of Pain) comme une douleur qui persiste ou récidive au-delà de 3 mois. Elle ne se résume pas à un symptôme prolongé d’une lésion : c’est une pathologie à part entière, désormais reconnue par la CIM-11 de l’OMS (catégorie spécifique « douleur chronique » depuis 2019).
Prévalence en France : 20 à 30 % de la population adulte selon les études épidémiologiques. Conséquences documentées : retentissement sur le sommeil, l’humeur (forte association avec la dépression, l’anxiété), les relations sociales et professionnelles, parfois la capacité de travail. La HAS et l’INSERM ont émis des recommandations spécifiques, et la France dispose de structures spécialisées : centres et consultations d’évaluation et de traitement de la douleur (SDC), identifiés sur le site du ministère de la Santé.
Une douleur chronique n’est pas un signe de faiblesse, pas une douleur « dans la tête », pas un manque de courage. C’est une réalité neurobiologique qui demande une approche structurée, multidisciplinaire et patient.
Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, les quatre cadres cliniques documentés par l’IASP : nociceptive, neuropathique, nociplastique (sensibilisation centrale), mixte. Ensuite, le parcours spécialisé : médecin traitant, structures de la douleur, approches validées. Une distinction claire entre ce qu’un appoint corporel peut très modestement et ce qu’il ne peut pas. Et enfin, les drapeaux rouges : signaux qui imposent un bilan rapide.
Précisons d’emblée : pour les douleurs chroniques installées, la réponse principale est médicale et multidisciplinaire. Les structures de la douleur (SDC), reconnues par le ministère de la Santé, proposent une évaluation globale et un plan thérapeutique personnalisé. Aucun cabinet d’approche complémentaire ne se substitue à ce parcours. Voir mal de dos chronique.
Une douleur chronique mérite un bilan médical spécifique
Toute douleur qui persiste au-delà de 3 mois, qui s’aggrave, qui s’accompagne de signes d’alerte (perte de poids, fièvre, troubles neurologiques, altération de l’état général), ou qui retentit lourdement sur la vie quotidienne, mérite un bilan médical spécifique. Médecin traitant en premier, parfois orientation vers une SDC (Structure de la Douleur Chronique), parfois spécialistes selon le tableau. Aucun appoint complémentaire ne se substitue à ce bilan préalable.
Cette page développe
- 4 cadres cliniques IASP / CIM-11
- Structures de la Douleur (SDC)
- Modèle biopsychosocial
- Approches validées (TCC, hypnose, activité physique adaptée)
- Ce qu’un appoint peut, ce qu’il ne peut pas
- Drapeaux rouges et urgences
Séance au cabinet
Adulte 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Pas de visio. Le premier échange téléphonique sert d’abord à vérifier que le bilan médical est en place et que la situation relève d’un éventuel appoint corporel très mesuré.
Quatre mécanismes
de douleur chronique
L’IASP distingue quatre mécanismes principaux de la douleur chronique, qui peuvent coexister. Le diagnostic appartient au médecin et au médecin de la douleur.
La douleur nociceptive
Mécanisme le plus connu : la douleur résulte d’une stimulation des récepteurs de la douleur (nocicepteurs) par une lésion ou une inflammation tissulaire. Exemples : arthrose, polyarthrite rhumatoïde, lombalgies mécaniques, douleurs cancéreuses, certaines douleurs post-chirurgicales, certaines douleurs viscérales chroniques.
Pas toujours en proportion d’une lésion visible à l’imagerie : l’imagerie peut sous-estimer comme sur-estimer la réalité clinique de la douleur. Prise en charge : traitement de la cause quand c’est possible (médicale, parfois chirurgicale), antalgiques adaptés à l’intensité (paliers OMS), parfois infiltrations, parfois rééducation. Voir mal de dos chronique.
La douleur neuropathique
Douleur liée à une lésion ou un dysfonctionnement du système nerveux périphérique ou central. Caractéristiques : sensations de brûlure, décharges électriques, fourmillements, engourdissements, allodynie (douleur déclenchée par un stimulus normalement non douloureux), hyperalgésie (réponse exagérée). Exemples : névralgies (sciatique, cruralgie, névralgie cervico-brachiale), douleurs post-zostériennes, neuropathies diabétiques, douleurs après AVC, névralgies du trijumeau.
Évaluation : questionnaire DN4 utilisé en pratique courante. Prise en charge : traitements spécifiques différents des antalgiques classiques (les antalgiques courants sont souvent peu efficaces). Recommandations HAS : certains antidépresseurs (duloxetine, amitriptyline) ou antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) en première intention, parfois patches anesthésiques, parfois techniques spécifiques (TENS, stimulation médullaire dans certains cas sévères). Toujours prescrit par le médecin, jamais en autonomie.
La douleur nociplastique
Nouveau concept introduit officiellement par l’IASP en 2017. Désigne une douleur liée à une altération du traitement nociceptif par le système nerveux, sans lésion tissulaire claire ni atteinte neurologique caractérisée. C’est le mécanisme principal de la fibromyalgie, de la migraine chronique, de certaines lombalgies chroniques, du SII (syndrome de l’intestin irritable, voir stress et digestion), du syndrome douloureux vésical, parfois de certains syndromes douloureux complexes.
Mécanismes en cause : sensibilisation centrale du système nerveux, altération des mécanismes d’inhibition de la douleur, parfois facteurs génétiques, parfois facteurs psychosociaux modulateurs. Prise en charge : principalement multidisciplinaire (activité physique adaptée, éducation thérapeutique, TCC, parfois traitements médicamenteux spécifiques). Voir stress et digestion pour le SII.
La douleur mixte
La réalité clinique la plus fréquente. La plupart des douleurs chroniques installées comportent plusieurs mécanismes en coexistence : une lombalgie chronique peut comporter une composante nociceptive (lésion discale, arthrose), neuropathique (irritation radiculaire), et nociplastique (sensibilisation centrale installée dans la durée). Une fibromyalgie peut comporter une composante nociplastique prédominante mais aussi des lésions arthrosiques associées.
Conséquence : la prise en charge multidisciplinaire est la norme : chaque dimension est traitée par les ressources adaptées. C’est l’une des missions principales des SDC (Structures de la Douleur Chronique) : évaluer la part de chaque mécanisme et proposer un plan thérapeutique adapté. Voir fibromyalgie.
Tous les mécanismes sont modulés par des facteurs psychosociaux : stress chronique, anxiété, dépression, traumatismes, contexte de vie. Pas dans le sens où la douleur serait « psychologique » (elle est neurobiologique), mais dans le sens où ces facteurs amplifient ou réduisent réellement la perception et le retentissement. C’est le modèle biopsychosocial, référence actuelle en médecine de la douleur. Voir cadre stress et tensions.
Le parcours médical
multidisciplinaire
Pour les douleurs chroniques installées, le parcours multidisciplinaire est la réponse la mieux documentée. Voici les ressources prioritaires.
Quatre ressources de référence
1. Le médecin traitant et le spécialiste de la pathologie causale
Premier interlocuteur incontournable. Anamnèse détaillée : histoire de la douleur (ancienneté, évolution, déclencheurs), caractéristiques (localisation, type, intensité), retentissement, antécédents, traitements déjà essayés. Examen clinique orienté. Bilan complémentaire selon le tableau : parfois imagerie, parfois biologie, parfois électrophysiologie (électromyogramme par exemple). Orientation vers le spécialiste de la pathologie causale : rhumatologue, neurologue, médecin du sport, gynécologue (endométriose, douleurs pelviennes), gastro-entérologue (SII), etc.
Rôle de coordination du parcours. Prescription des traitements antalgiques selon l’OMS (paliers 1 à 3) et les recommandations spécifiques par pathologie. Orientation vers une SDC en cas de douleurs complexes, résistantes, ou multidimensionnelles. Mon Soutien Psy peut être prescrit en complément pour le volet retentissement psychologique (12 séances remboursées par an avec un psychologue partenaire).
2. Les Structures de la Douleur Chronique (SDC)
Réseau national reconnu par le ministère de la Santé : consultations spécialisées (CDC, premier niveau), centres d’évaluation et de traitement de la douleur (deuxième niveau), centres d’excellence. Identification sur le site du ministère ou via votre médecin traitant. Évaluation pluridisciplinaire : médecin de la douleur (souvent anesthésiste, neurologue ou rhumatologue avec capacité en médecine de la douleur), parfois psychiatre, psychologue, kinésithérapeute, parfois infirmière ressource douleur.
Plan thérapeutique personnalisé : traitements antalgiques optimisés, parfois interventionnels (infiltrations, blocs nerveux, stimulation médullaire dans les cas sévères), TCC spécifique à la douleur chronique, hypnose thérapeutique (niveau de preuve solide pour plusieurs syndromes douloureux), activité physique adaptée, éducation thérapeutique, parfois programmes structurés multidisciplinaires. Voir le site du ministère de la Santé pour les SDC dans votre région.
3. La TCC spécifique et l’hypnose thérapeutique
La TCC spécifique à la douleur chronique est l’une des approches les mieux documentées. Travail sur : la catastrophisation (pensées amplifiantes), l’évitement par peur (kinésiophobie), la régulation émotionnelle face à la douleur, les stratégies de coping (faire face), parfois l’activation comportementale progressive (sortir du repli). Accès : psychologue formé-e en TCC de la douleur, parfois en SDC, parfois en libéral via Mon Soutien Psy.
L’hypnose thérapeutique a reçu un niveau de preuve solide pour plusieurs syndromes douloureux chroniques : SII (hypnose viscérale, niveau de preuve solide), fibromyalgie (bénéfices modestes mais réels), migraine, douleurs post-opératoires. Pratiquée par médecins, psychologues ou infirmiers formés. Recherche d’un praticien certifié : Confederation francophone d’hypnose et thérapies brèves (CFHTB), parfois en SDC.
4. L’activité physique adaptée (APA) et la kinésithérapie
L’activité physique adaptée est centrale dans la prise en charge moderne des douleurs chroniques. Niveau de preuve : solide pour la plupart des syndromes (lombalgie chronique, arthrose, fibromyalgie, douleurs neuropathiques, syndromes douloureux périphériques). Mécanismes : amélioration de la mobilité, réduction de la sensibilisation centrale, amélioration de l’humeur et du sommeil, parfois réduction de l’inflammation, parfois action sur le système d’inhibition descendante de la douleur.
Accès : kinésithérapeute formé (souvent prescription médicale), enseignant en activité physique adaptée (EAPA) parfois remboursé-e via le dispositif sport sur ordonnance, parfois en SDC. Règle d’or : commencer doucement, progresser très graduellement, ne pas se laisser bloquer par la douleur initiale (qui ne signifie pas lésion). Les recommandations HAS sur la lombalgie chronique insistent sur l’activité physique progressive comme intervention de première intention. Voir fatigue chronique.
L’efficacité de la prise en charge moderne des douleurs chroniques repose sur la combinaison de ces approches, pas sur une seule. Le modèle biopsychosocial est la référence : dimension biologique (traitement de la cause, antalgiques adaptés), dimension psychologique (TCC, hypnose, soutien), dimension sociale (aménagement du poste, soutien familial). Aucune « méthode exclusive » ne fait mieux qu’un parcours multidisciplinaire bien conduit. Voir comparaison avec la méditation pour les approches MBSR/MBCT complémentaires.
Ce qu’un appoint corporel
peut et ne peut pas
Pour les douleurs chroniques, le cadrage est particulièrement strict. La place d’un appoint corporel est très mesurée, et nulle face aux pathologies installées.
Ce que ça ne peut pas
- Traiter une fibromyalgie, une lombalgie chronique, une douleur neuropathique
- Soigner une pathologie causale (arthrose, polyarthrite, névralgie)
- Remplacer un parcours en Structure de la Douleur Chronique
- Remplacer une TCC spécifique à la douleur ou de l’hypnose thérapeutique
- Diagnostiquer un cadre clinique de douleur chronique
- Ajuster un traitement antalgique (jamais sans médecin)
- Identifier des « causes émotionnelles cachées » à la douleur (concept non validé)
- Justifier l’arrêt d’un traitement prescrit
- Promettre une disparition d’une douleur chronique installée
- Une approche dont l’efficacité spécifique sur les douleurs chroniques est validée par essais contrôlés
Ce que ça peut très modestement
- Soutenir un travail global sur le stress chronique qui amplifie la douleur
- Transmettre la cohérence cardiaque comme outil simple de modulation
- Offrir un moment de pause dans une vie éprouvée par la douleur
- Aider à repérer ses signaux corporels de tension cumulée
- Soutenir l’engagement dans la TCC, l’hypnose, l’APA
- Une franchise honnête sur les limites de l’approche
- Une approche qui respecte le cadre médical et y réoriente activement
- Une pratique limitée dans le temps : 3 à 5 séances
- Une orientation vers les SDC si pas encore consultées
- Un rappel des ressources validées (TCC douleur, hypnose, APA)
Soyons clairs : pour les douleurs chroniques installées, la réponse principale est médicale et multidisciplinaire, pas corporelle. Médecin traitant, spécialiste de la pathologie causale, Structure de la Douleur Chronique, TCC spécifique, hypnose thérapeutique, activité physique adaptée. Un appoint corporel peut soutenir très modestement le volet stress associé, sans porter la réponse principale. Si vos ressources sont limitées : investissez d’abord dans les ressources validées, dont beaucoup sont remboursées. Voir place face au suivi médical.
Signaux qui imposent
un bilan médical sans tarder
Signaux qui imposent un bilan médical sans tarder :
Certains signaux liés aux douleurs chroniques imposent une consultation rapide, parfois en urgence :
- Aggravation rapide ou modification du caractère d’une douleur connue
- Perte de poids inexpliquée, fièvre, sueurs nocturnes, altération de l’état général
- Signes neurologiques : paralysie, troubles de la sensibilité nouveaux, troubles sphinctériens (perte de contrôle des urines ou selles), troubles de la marche
- Douleur nocturne réveillant la nuit, non améliorée par le repos
- Antécédents de cancer, immunosuppression, prise prolongée de corticoïdes
- Douleur thoracique récente, particulièrement à l’effort ou avec essoufflement
- Céphalées brutales et intenses, ou modification d’un mal de tête habituel
- Après 50 ans avec apparition récente de douleurs musculo-squelettiques inhabituelles
- Douleur abdominale intense, persistante, ou avec signes associés (sang dans les selles, vomissements)
- Idées suicidaires liées à la souffrance de la douleur chronique : 3114 (24h/24, gratuit, anonyme)
Cas particulier de la lombalgie : certains drapeaux rouges spécifiques imposent un avis rapide : syndrome de la queue de cheval (anesthésie en selle, troubles sphinctériens, faiblesse des membres inférieurs) : urgence chirurgicale. Déficit neurologique progressif, douleur nocturne intense, fièvre, antécédents oncologiques, perte de poids. Pour la lombalgie commune sans drapeau rouge, l’imagerie n’est pas systématique (recommandations HAS : pas d’imagerie avant 4-6 semaines sans drapeau rouge).
Santé mentale et douleur chronique. La dépression est très fréquente pour les personnes avec douleur chronique (environ 30-50 % selon les études). Elle aggrave réellement la perception douloureuse et le retentissement. Ce n’est pas une fatalité : la dépression associée répond aux traitements habituels (TCC, parfois antidépresseurs, certains ayant un effet sur la douleur). Si vous traversez une période noire, des idées suicidaires, un repli marqué : médecin traitant ou psychiatre rapidement, 3114 en cas de crise.
Dérives spécifiques aux douleurs chroniques à surveiller : promesses de « guérison » en quelques séances de méthodes alternatives, identification de « causes émotionnelles cachées » ou de « mémoires traumatiques » comme explication unique, pression pour arrêter les antalgiques au profit de méthodes « naturelles », refus d’orienter vers une SDC ou un médecin de la douleur, forfaits coûteux sans évaluation des résultats, banalisation de drapeaux rouges. La Miviludes alerte régulièrement sur ce domaine particulièrement exposé aux dérives. Les personnes en souffrance chronique sont souvent vulnérables aux promesses non tenues. En cas de doute : miviludes.interieur.gouv.fr.
Cabinet à Nice
en présentiel uniquement
Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice. Adultes reçus à Nice et dans les communes des Alpes-Maritimes : Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Villefranche, Beaulieu, Cap-d’Ail, Antibes.
Pour les questions de douleur chronique, le premier échange téléphonique sert d’abord à vérifier que le parcours médical est en place : médecin traitant consulté, éventuel spécialiste, parfois évaluation en Structure de la Douleur Chronique. Aucun appoint corporel ne se substitue à ce parcours. Pour le volet stress chronique qui amplifie la perception douloureuse, un appoint très mesuré peut soutenir un travail global, sans porter la réponse principale.
Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35. Ressources locales utiles : Structure de la Douleur Chronique du CHU de Nice (l’une des structures de référence en région PACA), parfois autres consultations spécialisées dans les Alpes-Maritimes, psychologues formé-es à la TCC de la douleur, praticiens d’hypnose thérapeutique formés, kinésithérapeutes formés à la prise en charge des douleurs chroniques, enseignants en activité physique adaptée. Identification des SDC sur le site du ministère de la Santé.
Adresse
12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1
Téléphone
06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous
Tarifs · horaires
Adulte : 70 € (1h-1h15)
Mardi à samedi
Sur rendez-vous
Modalité
Présentiel uniquement
Pas de visio, pas de téléphone
Chèque ou espèces
Pages complémentaires
selon la situation
Mal de dos
chronique
Première cause de douleur chronique en France.
Voir mal de dos FibromyalgieFibromyalgie
Syndrome douloureux nociplastique reconnu.
Voir fibromyalgie StressCadre stress
et tensions
Facteur d’amplification documenté des douleurs chroniques.
Voir stress FatigueFatigue
chronique
Très souvent associée aux douleurs persistantes.
Voir fatigue SommeilInsomnie
liée au stress
Le sommeil détérioré aggrave la perception douloureuse.
Voir insomnie LimitesPlace face
au suivi médical
Comment situer un appoint corporel par rapport à la médecine.
Voir limitesCe qu’on nous demande
le plus souvent
La kinésiologie peut-elle guérir ma douleur chronique ?
Réponse honnête : non. Les douleurs chroniques sont des pathologies neurobiologiques complexes qui relèvent d’une prise en charge multidisciplinaire : médecin traitant, spécialiste de la pathologie causale, parfois Structure de la Douleur Chronique, TCC spécifique à la douleur, hypnose thérapeutique (niveau de preuve solide pour plusieurs syndromes), activité physique adaptée, parfois traitements antalgiques spécifiques (les antalgiques courants sont parfois peu efficaces sur certains mécanismes : traitements spécifiques de la douleur neuropathique notamment). Aucune approche complémentaire ne « guérit » une douleur chronique installée. Un appoint corporel peut au mieux soutenir très modestement le travail global sur le stress chronique qui amplifie la perception douloureuse, en complément d’un parcours médical bien conduit, sans le remplacer. Ce qui change vraiment la donne : le parcours multidisciplinaire en SDC ou via votre médecin.
Comment trouver une Structure de la Douleur Chronique ?
Les SDC (Structures de la Douleur Chronique) sont reconnues par le ministère de la Santé. Plusieurs niveaux : consultations spécialisées (premier niveau), centres d’évaluation et de traitement (deuxième niveau), centres d’excellence. Identification : liste sur le site du ministère de la Santé (sante.gouv.fr, recherche « structures de la douleur chronique »), via votre médecin traitant qui peut vous orienter, parfois via les ARS régionales. Accès : généralement sur prescription du médecin traitant ou spécialiste, parfois avec un délai d’attente variable selon la région. Région PACA : plusieurs structures dont celle du CHU de Nice. Une évaluation en SDC est souvent transformatrice pour les douleurs complexes : elle révalue les différentes dimensions, optimise les traitements, oriente vers les approches adaptées. Le parcours est remboursé.
Mes médicaments anti-douleur ne marchent pas, normal ?
Possible, et ça mérite une réévaluation. Plusieurs raisons : l’antalgique n’est pas adapté au mécanisme (les antalgiques classiques sont peu efficaces sur la douleur neuropathique, qui demande des traitements spécifiques : certains antidépresseurs, certains antiépileptiques selon les recommandations HAS), la dose ou la posologie doivent être ajustées, la sensibilisation centrale peut rendre certaines douleurs résistantes aux antalgiques classiques, parfois tolérance qui s’est installée, parfois effets secondaires qui limitent l’efficacité tolérée. Réflexe utile : discussion avec le médecin prescripteur pour réévaluation, parfois orientation SDC pour optimisation du traitement, parfois ajout d’approches non médicamenteuses (TCC, hypnose, activité physique adaptée) qui améliorent l’efficacité globale. Ne jamais arrêter brutalement un traitement sans avis médical (effet rebond possible).
L’hypnose fonctionne vraiment pour la douleur ?
Oui pour plusieurs syndromes, niveau de preuve solide. L’hypnose thérapeutique a montré une efficacité documentée pour : SII (hypnose viscérale, recommandations BSG et autres sociétés savantes), fibromyalgie (bénéfices modestes mais réels sur la douleur et la qualité de vie), migraine (réduction de fréquence et d’intensité), douleurs post-opératoires, douleurs liées aux soins (utilisée dans de nombreux services hospitaliers). Mécanismes : modulation du traitement nociceptif, amélioration des mécanismes d’inhibition descendante, parfois réduction de la sensibilisation centrale, action sur l’anxiété et la réactivité au stress qui amplifient la douleur. Pratique : par médecins, psychologues ou infirmiers formés (formations certifiantes), souvent en 8-12 séances avec exercices à répéter. Recherche d’un praticien : CFHTB (Confederation francophone d’hypnose et thérapies brèves), parfois en SDC, parfois en service de gastro-entérologie pour le SII.
Le stress amplifie-t-il vraiment ma douleur ?
Oui, c’est documenté, et c’est réciproque. Le modèle biopsychosocial de la douleur, référence actuelle, reconnaît pleinement l’influence des facteurs psychosociaux : stress chronique, anxiété, dépression, traumatismes, contexte de vie. Mécanismes neurobiologiques : le stress chronique active des circuits qui amplifient la perception douloureuse (sensibilisation centrale), réduit les mécanismes d’inhibition descendante de la douleur, aggrave les symptômes associés (sommeil, fatigue, humeur). Inversement : la douleur chronique génère du stress et de l’anxiété, parfois de la dépression, dans un cercle vicieux documenté. Important : cela ne signifie pas que la douleur est « dans la tête » (elle est neurobiologique), ni que « se détendre » la fera disparaître. Cela signifie que le travail sur le stress (TCC, MBSR, cohérence cardiaque, fondamentaux d’hygiène) est une dimension importante du parcours, en complément du traitement médical.
L’activité physique aggrave-t-elle ma douleur ?
Bonne question. Réponse contre-intuitive mais documentée : dans la plupart des syndromes douloureux chroniques, l’activité physique adaptée (APA) réduit la douleur à moyen et long terme, même si elle peut être inconfortable au début. Mécanismes : amélioration de la mobilité, réduction de la sensibilisation centrale (effet largement documenté), amélioration des mécanismes d’inhibition descendante, amélioration de l’humeur et du sommeil, parfois réduction de l’inflammation locale. Règle d’or : commencer doucement, progresser très graduellement, ne pas se laisser bloquer par la douleur initiale qui ne signifie pas lésion. La kinésiophobie (peur du mouvement) est l’un des facteurs de chronicisation. Accès : kinésithérapeute (souvent prescription médicale), enseignant en APA (parfois remboursé via sport sur ordonnance), parfois programmes structurés en SDC. Recommandations HAS sur la lombalgie chronique : l’activité physique progressive est l’intervention de première intention.
Et la fibromyalgie, c’est reconnu ?
Oui, c’est une pathologie pleinement reconnue. La fibromyalgie est classée dans la CIM-11 de l’OMS comme « douleur chronique primaire ». Critères ACR 2016 : douleurs diffuses depuis au moins 3 mois, avec d’autres symptômes (fatigue, sommeil non réparateur, troubles cognitifs « fibro-fog », parfois troubles digestifs, céphalées). Mécanisme principal : nociplastique (sensibilisation centrale, altération du traitement de la douleur). Prévalence : 2-3 % de la population, davantage pour les femmes. Prise en charge : multidisciplinaire, principalement non médicamenteuse selon les recommandations EULAR : activité physique adaptée (niveau de preuve le plus élevé), TCC spécifique, parfois hypnose, parfois certains médicaments (duloxetine, prégabaline, parfois amitriptyline) en deuxième intention. Voir fibromyalgie pour le détail. Aucun appoint corporel ne se substitue à ce parcours.
Peut-on consulter à Nice ou en ligne ?
Les séances se font uniquement au cabinet, 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Pas de visio, pas de téléphone, pas d’en ligne. L’observation directe et le test musculaire ne se prennent pas correctement à distance. Le présentiel est impératif. Pour les questions de douleur chronique : les bons interlocuteurs sont votre médecin traitant, le spécialiste de la pathologie causale, la Structure de la Douleur Chronique du CHU de Nice ou des Alpes-Maritimes, les psychologues formé-es à la TCC de la douleur, les praticiens d’hypnose certifiés, les kinésithérapeutes formés. Aucun cabinet d’approche complémentaire ne se substitue à ce parcours.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Si la kinésiologie est complémentaire d’un parcours médical bien conduit, pour soutenir le volet stress chronique qui amplifie la perception douloureuse : généralement 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines. Si rien ne bouge après 3 séances, on s’arrête. Pas d’engagement long, pas de forfait, pas de promesses disproportionnées. Aucune séance ne se substitue au parcours médical spécifique. Si vos ressources sont limitées : investissez d’abord dans les approches validées : SDC (remboursée), TCC de la douleur (Mon Soutien Psy, 12 séances remboursées par an), hypnose thérapeutique pour les syndromes concernés, kinésithérapie ou APA. Ce sont elles qui changent vraiment le tableau dans la durée.
Comment vivre avec une douleur chronique non guérissable ?
Question importante. Certaines douleurs chroniques (fibromyalgie sévère, neuropathies installées, certaines pathologies inflammatoires) ne « guérissent » pas complètement, mais la qualité de vie peut s’améliorer significativement. Approche moderne : passer d’un objectif de disparition à un objectif de réduction et de vivre avec. Dimensions du travail : réduction de l’intensité par les approches adaptées (souvent réduction de 30-50 % possible), réduction du retentissement sur la vie quotidienne (TCC spécifique, aménagements, activité physique progressive), amélioration de l’humeur et de la qualité de vie indépendamment de la douleur, rétablissement d’activités qui comptent, soutien social et familial, parfois associations de patients (Fibromyalgie France, AFLAR pour les rhumatismes, France Migraines, etc.). Le travail est progressif mais les résultats sont réels. La SDC et un suivi multidisciplinaire sont les ressources les plus utiles.
Pour un échange
sur votre situation précise
Cabinet · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · adulte 70 € · 06 11 77 46 35