06 11 77 46 35 12 bd Joseph Garnier · Nice
Kinésiologue certifiée · Brain Gym
Réponse courte

Une population vulnérable qui relève d'un cadre gériatrique

Le grand âge est un champ clinique spécifique. La gériatrie est une spécialité médicale reconnue, avec ses concepts (fragilité, sarcopénie, poly-pathologie, poly-médication), ses outils d'évaluation (critères de Fried, grille AGGIR, tests cognitifs validés), ses recommandations HAS. Les enjeux d'autonomie, de mémoire, de chutes, de dépression du sujet âgé, d'isolement social relèvent de ce cadre et de ses professionnels formés. La kinésiologie ne s'y substitue en aucun cas.

Une prudence spécifique : les personnes âgées bénéficient d'une protection légale renforcée face aux abus de faiblesse (article 223-15-2 du Code pénal). Le champ du « bien-être » senior est exposé à des propositions commerciales qui exploitent parfois l'isolement ou l'inquiétude autour de la mémoire ou de l'autonomie. La Miviludes et les services d'aide aux personnes âgées alertent régulièrement.

Ce qu'un accompagnement corporel peut proposer, pour un adulte senior autonome uniquement : un espace ponctuel de dépose corporelle sur le vécu de la retraite, les tensions accumulées, le sommeil. Jamais une revendication sur la fragilité, la mémoire, les chutes, la douleur chronique, la dépression, l'autonomie. En cas de troubles cognitifs affectant le consentement : l'accompagnement n'a pas lieu.

Position claire — sur le cadre gériatrique

Le grand âge, un champ clinique spécifique

Vous êtes ici pour différentes raisons. Peut-être pour vous-même, en tant que personne senior, autonome et curieuse d'un espace ponctuel autour du vécu de la retraite ou d'une phase charnière. Peut-être pour un proche âgé qui traverse une phase difficile — deuil du conjoint, entrée en résidence, perte d'autonomie qui s'installe. Peut-être comme aidant familial, dans un épuisement qui s'installe (voir aussi la page dédiée aux aidants). Peut-être autour d'inquiétudes sur la mémoire, d'un ralentissement, de chutes répétées, d'une fatigue inhabituelle.

Disons-le tout de suite : le grand âge est un champ clinique spécifique en France. La gériatrie est une spécialité médicale reconnue (DES Gériatrie ou capacité de gérontologie). La Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG), la Haute Autorité de Santé (HAS), l'INSERM produisent des recommandations validées sur la fragilité du sujet âgé (critères de Fried : perte de poids, fatigue, faible force, marche lente, faible activité physique), les troubles cognitifs, la prévention des chutes, la dépression du sujet âgé, la dénutrition, la poly-médication.

Une position honnête : la kinésiologie n'a aucun rôle dans ce champ clinique. Elle ne dépistait aucune fragilité, ne prévient aucune chute (la prévention des chutes relève d'un travail avec kinésithérapeute, ergothérapeute, adaptation du logement), ne mesure aucun trouble cognitif (bilan neuropsychologique validé), ne traite ni Alzheimer ni les autres formes de démence, ne modifie pas les paramètres biologiques, ne stabilise pas l'équilibre. Aucun référentiel gériatrique ne la mentionne.

Une prudence spécifique à connaître : les personnes âgées sont légalement protégées contre les abus de faiblesse par l'article 223-15-2 du Code pénal, qui reconnait la vulnérabilité particulière liée à l'âge, à une maladie, à un handicap. Le champ commercial du « bien-être senior » est exposé à des propositions abusives — test musculaire pour « préserver la mémoire », « stimuler les fonctions cognitives », « prévenir Alzheimer », compléments « anti-vieillissement » disproportionnément tarifés, packs « vieillir en bonne santé ». La Miviludes et les services de protection des personnes âgées alertent.

Ce qui reste vrai : un adulte senior en bonne autonomie, qui traverse une phase de vie identifiée (retraite récente, deuil du conjoint, déménagement, phase de réorganisation), peut parfois trouver dans une séance ponctuelle un espace de dépose corporelle. Toujours à côté du suivi médical, jamais à la place. Toujours avec le consentement pleinement clair de la personne, jamais avec un tiers qui décide à sa place quand la capacité décisionnelle est atteinte.

Cette page distingue ce qu'un accompagnement peut proposer à un adulte senior autonome, ce qu'il ne peut absolument pas, le cadre gériatrique médical, les dispositifs d'aide à l'autonomie, la vigilance spécifique aux dérives et aux abus de faiblesse.

Pour un premier échange, le cabinet reçoit au 12 boulevard Joseph Garnier à Nice. Les pages voisines sur la retraite et l'adaptation, les aidants familiaux, le deuil et la solitude complètent celle-ci.

Position claire — sur le champ gériatrique

Ce que la kinésiologie ne peut pas

Sur la gériatrie, l'autonomie, la mémoire, les chutes, la fragilité : aucune ambiguïté.

Le grand âge mobilise une spécialité médicale (la gériatrie) et un écosystème de professionnels formés (gériatres, neurologues, neuropsychologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes). La kinésiologie ne figure dans aucun référentiel gériatrique.

Interdits absolus
  • Ne dépistait pas la fragilité gériatrique (critères de Fried, autres outils validés) — ce repérage relève du médecin traitant et du gériatre
  • Ne prévient pas les chutes — la prévention des chutes est un programme validé qui combine bilan médical, rééducation avec un kinésithérapeute, adaptation du logement avec un ergothérapeute, correction visuelle et auditive, révision de la médication
  • Ne mesure aucun trouble cognitif — le bilan neuropsychologique est porté par un neuropsychologue avec des tests standardisés (MoCA, MMSE, bilans plus approfondis)
  • Ne détecte pas Alzheimer ni les autres formes de démence — ce diagnostic relève d'une consultation mémoire pluridisciplinaire (neurologue, gériatre, neuropsychologue) avec examens biologiques et imagerie
  • Ne traite ni Alzheimer, ni les démences vasculaires, ni les démences à corps de Lewy, ni les démences fronto-temporales, ni la maladie de Parkinson
  • Ne remplace ni le médecin traitant, ni le gériatre, ni le neurologue, ni le cardiologue, ni les autres spécialistes médicaux fréquemment mobilisés dans les poly-pathologies du grand âge
  • Ne remplace pas un psychiatre ou un psychologue clinicien pour la dépression du sujet âgé (souvent sous-diagnostiquée, avec risque suicidaire significatif)
  • Ne remplace pas l'évaluation APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) portée par le Conseil Départemental avec la grille AGGIR
  • Ne remplace pas un SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile), une HAD (Hospitalisation à Domicile), un service d'aide à domicile
  • Ne remplace pas Mon Soutien Psy CPAM pour le versant psychologique de l'adulte senior autonome
  • Ne « stimule » ni ne « préserve » la mémoire par test musculaire — formulations commerciales sans fondement
  • Ne « ralentit » ni ne « renverse » le vieillissement, ne « régénère » pas les fonctions physiologiques — vocabulaire commercial illégitime

Cadre légal renforcé : les personnes âgées bénéficient d'une protection légale spécifique contre l'abus de faiblesse (article 223-15-2 du Code pénal). L'exercice illégal de la médecine (art. L4161-1 CSP) et la pratique commerciale trompeuse (DGCCRF) s'appliquent, avec circonstance aggravante lorsque la personne est en situation de vulnérabilité.

Le cas des troubles cognitifs et du consentement

Une personne présentant des troubles cognitifs significatifs (même modestes) peut avoir sa capacité de consentement compromise. Recevoir en séance une personne dont le consentement n'est pas plein et éclairé est éthiquement et juridiquement problématique. Un praticien sérieux le repere, refuse la séance, oriente vers la famille et le médecin traitant, ne cherche pas à convaincre. Cette prudence protège la personne et reflète la responsabilité professionnelle.

Champ restreint — adulte senior autonome

Ce qui reste possible pour l'adulte senior autonome

Un espace corporel ponctuel réservé à une personne senior en bonne autonomie et pleinement décisionnaire. Aucune revendication sur la santé, la mémoire, l'équilibre.

Un adulte senior autonome peut traverser des phases de vie particulières — retraite récente, deuil d'un proche, déménagement, transformations familiales, questions d'utilité sociale. Le corps encaisse ces phases charnières.

Ce sur quoi une séance peut ponctuellement porter
  • Les tensions accumulées par une phase charnière (retraite récente, déménagement, réorganisation de la vie après un deuil du conjoint)
  • Le sommeil ponctuellement perturbé par les ruminations d'une transition, en complément d'un bilan médical qui écarte les causes médicales du trouble du sommeil (fréquentes après 65 ans)
  • La respiration bloquée, la sensation de poitrine serrée installées
  • Le vécu corporel après une phase de vie difficile identifiée (deuil récent, départ à la retraite, entrée du conjoint en institution)
  • La charge du parent-aidant senior qui accompagne un plus âgé (voir aussi la page aidants familiaux)

Conditions absolues :

  • La personne est autonome et pleinement décisionnaire de sa venue en séance
  • Aucun trouble cognitif significatif n'affecte le consentement (en cas de doute, orientation vers le médecin traitant et la famille)
  • Le suivi médical généraliste et spécialisé est premier et central
  • Toute inquiétude sur la mémoire, l'équilibre, l'humeur, la douleur est adressée au médecin traitant et au spécialiste concerné, jamais traitée en séance
  • Aucune revendication « anti-vieillissement », « préservation cognitive », « prévention Alzheimer », « prévention chutes »
  • Aucun complément, plante, huile essentielle vendu ou recommandé — interactions particulièrement fréquentes et graves avec les traitements du sujet âgé

Une prudence de bon sens

Un praticien sérieux qui reçoit un senior demande systématiquement : qui est le médecin traitant, qui suit médicalement la personne, quels traitements sont en cours. Il n'émet aucun conseil médical, ne critique aucune prescription, ne propose aucune modification de traitement. Il rappelle que toute inquiétude sur la santé se discute avec le médecin traitant, jamais en séance corporelle.

Cadre médical — la gériatrie

Le cadre gériatrique médical

La gériatrie est une spécialité médicale à part entière, avec ses professionnels, ses outils, ses recommandations. Le connaître est central.

Ces interlocuteurs travaillent en réseau — médecine générale, gériatrie hospitalière, consultations mémoire, services d'aide à domicile, secteur associatif. Une bonne coordination fait toute la différence.

Les vrais interlocuteurs

Volet médical général et spécialisé :

  • Médecin traitant — interlocuteur central, coordinateur, prescripteur, repérage de la fragilité, révision de la poly-médication (les prescriptions du sujet âgé nécessitent une vigilance spécifique documente HAS)
  • Gériatre — spécialiste du sujet âgé, consultation en libéral ou hôpital, évaluation gériatrique standardisée (EGS) qui explore autonomie, cognition, humeur, marche, nutrition
  • Neurologue — en cas d'inquiétude sur la mémoire, sur les fonctions cognitives, sur la marche, sur les tremblements
  • Cardiologue, pneumologue, endocrinologue, rhumatologue, autres spécialistes selon les pathologies

Volet cognitif :

  • Consultation mémoire — pluridisciplinaire (neurologue et/ou gériatre, neuropsychologue), avec tests standardisés, bilan biologique, imagerie cérébrale. Le CHU de Nice (hôpital Cimiez notamment) dispose d'une consultation mémoire
  • Neuropsychologue — bilan neuropsychologique complet, souvent en libéral avec prescription
  • France Alzheimer — fédération nationale, permanence locale, groupes de parole pour les aidants, ressources. Une adresse centrale dès l'inquiétude

Volet rééducation et prévention des chutes :

  • Kinésithérapeute — travail de l'équilibre, de la force musculaire, de la marche. Prescription médicale remboursée
  • Ergothérapeute — adaptation du logement, aides techniques, prescription possible via l'APA
  • Programme « Pas de chutes » et ateliers équilibre : proposés par les CLIC, les mutuelles, certaines associations locales

Volet psychologique :

  • Psychologue clinicien formé en gérontologie — pour le versant psychique (adaptation, deuil, sentiment d'utilité, anxiété, dépression du sujet âgé)
  • Mon Soutien Psy CPAM — 12 séances de psychologue remboursées par an sur prescription
  • CMP — consultations gratuites sectorisées, prise en charge des troubles psychiatriques du sujet âgé

« La gériatrie est une spécialité qui a développé ses outils, ses recommandations, ses professionnels. Aucune séance corporelle n'y fait fonction ni de dépistage, ni de traitement, ni de rééducation. »

Autonomie — les dispositifs officiels

Autonomie, aide à domicile, ressources

Un écosystème d'aide à l'autonomie existe en France, sous-utilisé par méconnaissance. Le connaître est central pour soi ou pour un proche âgé.

Ces dispositifs sont financés ou co-financés, portés par des professionnels évalués. Ils représentent souvent le vrai soutien à l'autonomie, bien plus que toute proposition alternative.

Six pôles de ressources officielles

APA — Allocation Personnalisée d'Autonomie. Prestation départementale pour les 60 ans et plus en perte d'autonomie. Évaluation par une équipe médico-sociale à domicile avec la grille AGGIR (6 GIR, du plus autonome au plus dépendant). Plan d'aide personnalisé (heures d'aide à domicile, portage de repas, téléassistance, adaptation du logement). Auprès du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes.

CLIC — Centre Local d'Information et de Coordination gérontologique. Point d'entrée local gratuit pour les personnes âgées et leurs proches. Information sur les droits, orientation, coordination avec les services. Plusieurs CLIC en Alpes-Maritimes.

SSIAD — Service de Soins Infirmiers à Domicile. Interventions d'aides-soignants et d'infirmiers à domicile sur prescription médicale, prise en charge par l'assurance maladie. Utile pour le maintien à domicile.

HAD — Hospitalisation à Domicile. Alternative à l'hospitalisation classique, prise en charge coordonnée à domicile pour des situations médicalement lourdes. Prescription hospitalière.

MAIA — Méthode d'Action pour l'Intégration des services d'aide et de soins. Dispositif de coordination pour les personnes en perte d'autonomie complexe. Gestionnaire de cas dédié pour les situations les plus lourdes.

Assistante sociale. Assistante sociale hospitalière (si hospitalisation récente), assistante sociale de secteur (CCAS), assistante sociale de la CARSAT PACA (retraite). Ressource précieuse pour démêler les démarches.

Associations centrales

Les Petits Frères des Pauvres. Lutte contre l'isolement des personnes âgées. Accompagnement individuel bénévole, sorties, séjours, appels amicaux. Ligne d'écoute Solitud'écoute (0 800 47 47 88, gratuit). Un repère central sur la solitude.

France Alzheimer. Fédération nationale et union départementale. Information, groupes de parole pour les aidants, halte-relais, formation aidants. Adresse centrale dès l'inquiétude sur les troubles cognitifs.

Old'up. Association de réflexion sur la longevité heureuse et utile. Ressources, groupes, publications qui portent un regard vivant sur le vieillir.

Vigilance renforcée — abus de faiblesse

Dérives et abus de faiblesse — vigilance

Les personnes âgées sont une population légalement protégée contre les abus de faiblesse. Le champ commercial du « bien-être senior » connaît des dérives spécifiques à connaître pour se protéger et protéger ses proches.

L'article 223-15-2 du Code pénal punit spécifiquement l'abus frauduleux de l'état de vulnérabilité dû à l'âge, à une maladie, à une infirmité. La ligne dédiée aux personnes âgées maltraitées est le 3977.

Fuir un praticien qui...
  • Promet de « préserver » ou « stimuler » la mémoire par test musculaire, de « prévenir Alzheimer »
  • Vend un pack « bien vieillir », un « programme longevité », une « cure anti-âge » à des sommes disproportionnées
  • Recommande ou vend des compléments alimentaires « anti-âge », « cognitifs », « articulaires » — interactions médicamenteuses fréquentes et parfois graves pour le sujet âgé poly-médiqué
  • Décourage la consultation du médecin traitant, du gériatre, de la consultation mémoire
  • Critique les traitements en cours, propose leur arrêt ou leur modification
  • Propose des séances sur une personne dont la capacité de consentement est atteinte par des troubles cognitifs
  • Se propose comme « coach longevité » ou « thérapeute grand-âge » sans diplôme clinique
  • Multiplie les séances hebdomadaires en captant un budget de retraite
  • Établit un lien affectif exclusif qui isole des proches et des soignants habituels
  • Sollicite des dons, lègs, virements bancaires, procurations — SIGNAL D'ALARME MAJEUR, abus de faiblesse potentiel, signalement 3977 et procureur immédiat
  • Se déplace au domicile de manière insistante, en dehors d'un cadre professionnel clair
  • Attribue les difficultés du grand âge à des « mémoires familiales », un « karma », un « bilan de vie à régler »

Signalements possibles et nécessaires :

  • 3977 — numéro national contre la maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés. Anonyme, confidentiel, gratuit
  • Miviludes — dérive sectaire ou abusive
  • SignalConso (DGCCRF) — pratique commerciale trompeuse, exercice illégal
  • Procureur de la République — en cas d'abus de faiblesse (art. 223-15-2 CP), d'escroquerie, d'exercice illégal de la médecine (art. L4161-1 CSP). La vulnérabilité liée à l'âge est un élément aggravant

La distinction entre maltraitance et abus de faiblesse commercial

La maltraitance des personnes âgées se manifeste sous plusieurs formes — violences physiques, psychologiques, financières, sexuelles, négligences graves. Elle peut être le fait d'un proche, d'un professionnel, d'une institution, d'un tiers commercial. La ligne 3977 écoute et oriente pour toute suspicion. L'abus de faiblesse commercial (praticien alternatif qui capte des sommes importantes, tiers qui obtient des procurations ou legs, escroqueries diverses) est un phénomène particulièrement fréquent qui relève aussi de ce signalement.

Où se déroule la séance

Trois lieux possibles — toujours en présentiel

Pour un espace ponctuel réservé au vécu corporel d'un adulte senior autonome, le lieu compte : un cadre sobre, respectueux, sans revendication sur la santé ni sur la mémoire, avec vigilance particulière au consentement.

Au cabinet à Nice

12 boulevard Joseph Garnier, 06000 Nice. Espace neutre, calme. Accès tram Borriglione ou Libération, bus ligne 11.

À votre domicile

Pertinent pour les personnes à mobilité réduite, après une journée dense, ou pour un enfant. À convenir au téléphone.

Sur le lieu de travail

Option pour une séance sur pause de midi. En concertation avec l'employeur si nécessaire.

Présentiel uniquement. Le test musculaire et la lecture corporelle qui guident la séance ne peuvent pas s'effectuer autrement.
Ressources seniors et grand âge

Les vraies voies institutionnelles et associatives

Six ressources centrales pour l'autonomie, la santé et le lien social des personnes âgées.

Maltraitance personnes âgées
3977 — Contre la maltraitance
Numéro national contre la maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés. Anonyme, confidentiel, gratuit. Aussi pour signaler les abus de faiblesse commerciaux. 3977.fr
Solitude — écoute
Petits Frères des Pauvres
Lutte contre l'isolement des personnes âgées. Accompagnement individuel bénévole. Ligne Solitud'écoute : 0 800 47 47 88, gratuit. petitsfreresdespauvres.fr
Autonomie
APA — Conseil Départemental
Allocation Personnalisée d'Autonomie pour les 60 ans et plus. Évaluation à domicile, plan d'aide personnalisé (aide humaine, matériel, adaptation du logement). Conseil Départemental des Alpes-Maritimes.
Troubles cognitifs
France Alzheimer
Fédération nationale et union départementale. Information, groupes de parole aidants, halte-relais, formation. Adresse centrale dès l'inquiétude. francealzheimer.org
Information gratuite
CLIC gérontologique
Centre Local d'Information et de Coordination gérontologique. Point d'entrée gratuit pour les personnes âgées et leurs proches. Information sur les droits, orientation, coordination.
Psy remboursé
Mon Soutien Psy — CPAM
Douze séances de psychologue remboursées par an sur prescription. Voie d'accès au soin psychologique — dépression du sujet âgé, adaptation, deuil. monsoutienpsy.ameli.fr
FAQ

Questions fréquentes avant un premier rendez-vous

La kinésiologie peut-elle préserver la mémoire ou prévenir Alzheimer ?

Non. Aucun test musculaire n'agit sur les fonctions cognitives. La prévention et le dépistage des troubles cognitifs relèvent du médecin traitant, de la consultation mémoire (neurologue, gériatre, neuropsychologue), avec des tests standardisés validés. Un praticien qui promet de « préserver la mémoire » ou de « prévenir Alzheimer » commet une infraction — exercice illégal de la médecine et pratique commerciale trompeuse.

Peut-elle prévenir les chutes ?

Non. La prévention des chutes est un programme gériatrique validé qui combine bilan médical, rééducation avec kinésithérapeute (travail de l'équilibre et de la force), adaptation du logement avec ergothérapeute, correction visuelle et auditive, révision de la médication. Les ateliers équilibre proposés par les CLIC, mutuelles et associations locales sont des ressources efficaces. La kinésiologie n'y a aucun rôle.

Mon parent âgé a des troubles cognitifs, la kinésiologie peut-elle l'aider ?

Non. Deux raisons majeures. D'abord, aucun référentiel gériatrique ne mentionne la kinésiologie sur les troubles cognitifs. Ensuite, une personne présentant des troubles cognitifs peut avoir sa capacité de consentement compromise — recevoir en séance sans consentement plein et éclairé est éthiquement et juridiquement problématique. Les vraies voies : consultation mémoire, neurologue, France Alzheimer pour le soutien familial.

Je m'inquiète pour un proche âgé qui semble subir un abus de faiblesse, que faire ?

Contact avec le 3977 (numéro national contre la maltraitance des personnes âgées et adultes handicapés, anonyme, gratuit). Un signalement au procureur de la République est possible en cas d'abus de faiblesse avéré (article 223-15-2 du Code pénal, sanction jusqu'à 3 ans de prison et 375 000 euros d'amende, aggravée en cas de vulnérabilité). Le CLIC gérontologique et l'assistante sociale de secteur peuvent aussi accompagner.

Que peut vraiment m'apporter une séance corporelle en tant que senior autonome ?

Un espace ponctuel de dépose corporelle sur le vécu d'une phase de vie identifiée (retraite récente, deuil, déménagement). Jamais une revendication sur la mémoire, l'équilibre, la fragilité. Toujours à côté du suivi médical, jamais à la place. Toute inquiétude sur la santé se discute avec le médecin traitant, pas en séance corporelle.

Comment est évaluée la perte d'autonomie ?

Par une équipe médico-sociale du Conseil Départemental à domicile, avec la grille AGGIR (Autonomie Gerontologie Groupes Iso-Ressources). Six niveaux (GIR 1 à 6), du plus dépendant au plus autonome. L'APA finance un plan d'aide personnalisé en fonction du GIR et des ressources. Demande auprès du Conseil Départemental. Le CLIC gérontologique accompagne les démarches.

Combien de séances pour ce sujet ?

Aucun pack légitime pour un senior. Un cabinet qui vend un « pack bien vieillir », un « programme longevité », une « prévention mémoire » sort du cadre — signalement 3977, Miviludes, SignalConso recommandés. Une séance ponctuelle sur le vécu corporel d'une phase identifiée peut avoir sa place, sans engagement répété. Attention particulière aux sollicitations financières répétées sur les retraites.

Comment reconnaître un bon praticien pour ce sujet ?

Un bon praticien demande systématiquement qui est le médecin traitant, quels traitements sont en cours, ne critique aucune prescription, refuse tout pack, ne vend aucun complément, oriente vers le médecin traitant / gériatre / consultation mémoire pour toute inquiétude sur la santé ou la mémoire, connait et cite le CLIC, France Alzheimer, l'APA, les Petits Frères des Pauvres. Ne se présente jamais en « coach longevité ». Refuse la séance si la capacité de consentement est compromise.

Maltraitance ou abus de faiblesse : 3977

En cas de suspicion de maltraitance ou d'abus de faiblesse concernant une personne âgée (physiques, psychologiques, financières, négligences) : 3977, anonyme, gratuit. Pour un accompagnement gériatrique : médecin traitant, gériatre, consultation mémoire (CHU Nice-Cimiez notamment), neurologue. Pour l'autonomie : APA auprès du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes (évaluation grille AGGIR), CLIC gérontologique, SSIAD, HAD. Pour les proches aidants : France Alzheimer (halte-relais, groupes de parole, formation). Pour la solitude : Petits Frères des Pauvres, ligne Solitud'écoute 0 800 47 47 88. Pour la rééducation et la prévention des chutes : kinésithérapeute, ergothérapeute, ateliers équilibre. Pour le versant psychique : Mon Soutien Psy CPAM, CMP. Aucune séance de kinésiologie ne remplace ces cadres. Ponctuellement, pour un adulte senior autonome, une séance peut accompagner le vécu corporel d'une phase identifiée. Cabinet 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice. Adulte 70 €. Présentiel uniquement.