Dyslexie de l’enfant cadre honnête à Nice
Vous êtes parent et votre enfant présente des difficultés de lecture qui durent (déchiffrage laborieux, lenteur, confusions, compréhension affectée), parfois associées à des fautes d’orthographe. Première vérité : la dyslexie est un trouble spécifique des apprentissages reconnu (DSM-5, CIM-11), pas un retard pédagogique, pas liée à l’intelligence. La prise en charge relève strictement de l’orthophonie, sur prescription médicale. Cabinet adultes uniquement : cette page informe et oriente.
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La dyslexie est un trouble
neurodéveloppemental reconnu
Soyons clairs d’emblée. La dyslexie est un trouble spécifique des apprentissages qui touche le langage écrit en réception (lecture). Elle figure parmi les troubles neurodéveloppementaux reconnus dans les classifications médicales internationales : DSM-5 (sous « Specific Learning Disorder with impairment in reading ») et CIM-11 (sous les troubles développementaux des apprentissages). Elle est considérée par la HAS et les sociétés savantes comme l’un des « troubles dys », à côté de la dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie. Prévalence : environ 5 à 8 % des enfants en âge scolaire selon les études : ce n’est pas rare.
Ce n’est PAS : un retard pédagogique, un manque de travail ou de volonté, une conséquence d’un « mauvais enseignement », le signe d’une intelligence faible (la dyslexie est par définition en décalage avec l’intelligence générale, qui est normale ou supérieure), un trouble « émotionnel » ou « psychologique », un trouble qu’on « débloque » par quelques séances d’exercices « cerveau », un trouble visuel banal (la plupart des dyslexies n’ont pas de cause visuelle au sens ophtalmologique). Ce que c’est : un trouble aux mécanismes neuro-cognitifs spécifiques documentés, principalement une atteinte phonologique (difficulté à manipuler les unités sonores de la langue : discriminer les sons proches, segmenter les mots en sons, manipuler ces sons mentalement, mémoriser leurs correspondances avec les lettres), parfois associée à des particularités visuo-attentionnelles selon les profils, parfois à des atteintes de la fluence de lecture (rapidité).
La dyslexie est un trouble neurodéveloppemental reconnu, pas un retard pédagogique, pas liée à l’intelligence. La prise en charge relève strictement de l’orthophonie (bilan diagnostique et rééducation validée), sur prescription du médecin traitant ou pédiatre. Aucune kinésiologie ne « traite » la dyslexie : méfiance face à toute promesse en ce sens.Composante génétique : la dyslexie a une héritabilité documentée (un parent dyslexique a statistiquement plus de chances d’avoir un enfant dyslexique, sans que ce soit une fatalité) : c’est un trouble familial. Bases cérébrales : les neurosciences ont identifié des particularités de fonctionnement de certaines régions impliquées dans la lecture (notamment cortex temporal gauche, cortex pariétal, « aire de la forme visuelle des mots »), avec une plasticité qui rend possible des améliorations marquées par rééducation. Souvent associée à une dysorthographie (les deux troubles co-existent fréquemment), parfois à un TDAH ou une dyspraxie. Position non négociable du cabinet : la dyslexie se diagnostique et se prend en charge en orthophonie (profession para-médicale formée, diplôme d’État, remboursée). Aucune approche complémentaire (kinésiologie, Brain Gym, hypnose, méthode Davis, Padovan, « réflexes archaïques » RMTi, lunettes Irlen/filtrantes, autres) ne « traite » ni ne rééduque une dyslexie : toute promesse en ce sens est trompeuse.
Cette page propose un cadre en cinq temps. D’abord, ce qu’est vraiment la dyslexie (mécanismes, sous-types, comorbidités). Ensuite, le parcours diagnostique et rééducatif. Les aménagements scolaires qui changent la donne. Une distinction claire sur la position du cabinet. Et enfin, les dérives commerciales particulièrement nombreuses autour de la dyslexie.
Cadre médical et para-médical incontournable
Pour une suspicion de dyslexie : pédiatre ou médecin traitant en premier (examen, examens sensoriels systématiques : vision et audition indépendamment, prescription du bilan orthophonique, orientation), orthophoniste (bilan diagnostique structuré et rééducation validée : profession para-médicale réglementée), parfois ophtalmologue et orthoptiste (repérer un trouble visuel spécifique indépendant), parfois psychologue ou neuropsychologue (bilan psychométrique type WISC, évaluation du profil cognitif), parfois pédopsychiatre ou centre référent des troubles du langage et des apprentissages, équipe scolaire (enseignant référent, médecin scolaire, psychologue de l’Éducation nationale, RASED en primaire). Aménagements : PAP, PPS, tiers-temps, ordinateur. Associations : Fédération Française des Dys, APEDYS. Protection : 119, 3018, 3114.
Cette page développe
- Dyslexie : trouble reconnu
- Mécanismes phonologiques
- Sous-types et comorbidités
- Bilan et rééducation orthophoniques
- Aménagements scolaires
- Dérives autour de la dyslexie
Séance au cabinet
Adulte 70 € (1h-1h15). Présentiel uniquement. Cabinet réservé aux adultes : aucune séance pour mineurs. La kinésiologie ne traite pas la dyslexie. Pour les parents, un accompagnement complémentaire du vécu peut s’envisager.
Comprendre la dyslexie
mécanismes et sous-types
Quelques repères honnêtes. Ce trouble est reconnu, documenté, et répond à des prises en charge spécifiques : les connaître aide à orienter correctement.
Ce qu’est la dyslexie
Un trouble spécifique reconnu. La dyslexie est un trouble du langage écrit en réception (lecture) qui se manifeste par des difficultés persistantes à lire, bien au-delà de ce qu’on attendrait pour l’âge, le niveau scolaire et les capacités intellectuelles générales. Manifestations typiques : déchiffrage laborieux et lent (l’enfant lit mot à mot, syllabe à syllabe, sans automaticité), erreurs nombreuses (confusions de sons proches type b/d, p/q, an/on, m/n, inversions, ajouts ou omissions de lettres, devinette en fin de mot), lenteur et fatigue à la lecture, compréhension souvent affectée (parce que toute l’énergie cognitive est mobilisée par le déchiffrage : il n’en reste plus pour comprendre), évitement de la lecture (compréhensible), parfois orthographe très touchée en parallèle (comorbidité dysorthographie très fréquente).
Important : tout enfant qui apprend à lire fait des erreurs et passe par des étapes : cela n’est pas une dyslexie. Le diagnostic repose sur des critères précis évalués par bilan orthophonique : caractère persistant (au moins 6 mois malgré des réponses pédagogiques adaptées : généralement on attend la fin du CP voire le CE1 pour pouvoir parler de dyslexie), retentissement significatif sur la scolarité ou le quotidien, décalage mesuré (souvent au moins 18 mois à 2 ans en retard de lecture), exclusion d’autres causes (déficience intellectuelle, trouble sensoriel non corrigé, manque d’exposition scolaire, certains troubles psychiatriques, autres). Règle : l’avis revient au médecin et à l’orthophoniste, pas à une approche complémentaire. Voir dysorthographie.
Mécanismes neuro-cognitifs documentés
Bases neurologiques réelles. La dyslexie repose sur des mécanismes neuro-cognitifs spécifiques étudiés par la recherche depuis plusieurs décennies. Hypothèse phonologique, la plus documentée : la majorité des dyslexies repose sur un déficit phonologique : difficulté à manipuler les unités sonores de la langue (sons, syllabes, phonèmes), à les segmenter, à les mémoriser, à les mettre en correspondance avec les lettres : mécanisme central de la lecture qui est atteint spécifiquement. Autres mécanismes selon les profils : atteinte de la fluence (rapidité et automaticité de la lecture), parfois particularités visuo-attentionnelles (champ d’attention visuelle réduit, difficulté à traiter plusieurs informations visuelles en parallèle : hypothèse étudiée dans certains sous-types), parfois atteinte de la mémoire de travail.
Composante génétique : l’héritabilité de la dyslexie est documentée (environ 40-60 % selon les études) : parents et fratries présentent plus souvent des troubles. Bases cérébrales étudiées : imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle) montre des particularités d’activation dans des régions impliquées dans le langage écrit (cortex temporo-pariétal gauche, « aire de la forme visuelle des mots » dans le cortex temporal gauche, parfois régions frontales) : ces particularités sont présentes avant l’apprentissage de la lecture, et évoluent avec la rééducation (la plasticité permet l’amélioration). Conséquence essentielle : la dyslexie n’est pas « dans la tête » au sens d’un blocage émotionnel qu’on pourrait débloquer : c’est un mode de fonctionnement neuro-cognitif spécifique qui appelle un travail rééducatif structuré sur la durée, principalement phonologique. Règle : comprendre les mécanismes évite les explications fantaisistes (neuro-mythes, « causes émotionnelles », « blocages créatifs ») que vendent certains cabinets. Voir corps et croyances.
Sous-types et comorbidités
Rarement isolée. La dyslexie peut prendre des formes différentes selon les sous-types et est très souvent associée à d’autres troubles. Sous-types classiques : dyslexie phonologique (la plus fréquente : atteinte du déchiffrage des mots inconnus), dyslexie de surface (atteinte de la reconnaissance globale des mots familiers, lecture trop « phonétique »), dyslexie mixte (combinant les deux atteintes), parfois dyslexie visuo-attentionnelle. Première comorbidité, la plus fréquente : la dysorthographie : le couple dyslexie-dysorthographie est très classique, les deux troubles partageant des mécanismes phonologiques.
Deuxième comorbidité : le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) : l’association dyslexie-TDAH est documentée (environ 25-40 % des dyslexiques selon les études), et le TDAH peut aggraver les difficultés de lecture (l’enfant ne maintient pas son attention sur la tâche). Troisième comorbidité : la dyspraxie (atteinte du geste, dont l’écriture), parfois la dyscalculie, plus rarement la dysphasie (qui précède souvent la dyslexie pour l’enfant présentant un trouble du langage oral persistant). Comorbidités émotionnelles fréquentes (conséquences plus que causes) : anxiété scolaire et de performance, perte de confiance en soi, parfois tristesse ou retrait, parfois refus scolaire : importantes à repérer même si elles ne sont pas la cause primaire. Règle : face à une suspicion de dyslexie, un bilan global (médical, orthophonique, parfois neuropsychologique, parfois ergothérapique, examens sensoriels) est utile pour repérer les comorbidités et adapter la prise en charge. Voir troubles de l’attention enfant.
Ce qui n’est PAS une dyslexie
Diagnostic différentiel important. Toutes les difficultés de lecture ne sont pas une dyslexie. Distinctions utiles. Retard simple de lecture : l’enfant tarde à entrer dans la lecture, mais sa difficulté répond à un travail pédagogique adapté et progresse normalement avec le temps : ce n’est pas une dyslexie. Manque d’exposition : enfant peu en contact avec la langue écrite, peu lu, peu préparé à l’écrit avant le CP : encourager la lecture, le travail régulier, et observer l’évolution. Trouble auditif non corrigé : l’audition est essentielle à la phonologie : un trouble auditif persistant (otites séreuses chroniques, perte auditive non détectée) peut générer des difficultés phonologiques : examen ORL et audiologue systématique en cas de suspicion.
Trouble visuel non corrigé : parfois des difficultés de lecture reflètent un trouble visuel spécifique (fatigue, vision binoculaire, hétérophorie décompensée) : examen ophtalmologique et orthoptique peut être utile, surtout en cas de fatigue ou maux de tête à la lecture. Trouble du langage oral (dysphasie) non identifié : les difficultés écrites traduisent alors un trouble du langage oral persistant qui appelle une prise en charge spécifique. Déficience intellectuelle globale : les difficultés s’inscrivent alors dans un profil cognitif global, et le diagnostic n’est pas « dyslexie » au sens strict (la dyslexie est en décalage avec l’intelligence générale, qui est normale ou supérieure). Contexte émotionnel difficile, anxiété clinique, depression infantile, harcèlement, maltraitance : peuvent retentir sur la lecture. Bilinguisme ou plurilinguisme : peut générer des particularités sans être une dyslexie : bilan adapté nécessaire. Règle : c’est précisément pour cela qu’un bilan structuré est important : il distingue dyslexie spécifique, comorbidité, ou autre cause, et oriente vers la réponse appropriée. Aucun « test musculaire » ne distingue ces situations. Voir comportement enfant.
Les repères le montrent : la dyslexie est un trouble neurodéveloppemental reconnu aux mécanismes neuro-cognitifs spécifiques (principalement phonologiques), avec une composante génétique et des bases cérébrales documentées, souvent associée à une dysorthographie ou à d’autres troubles. Prévalence : 5-8 % des enfants. Le diagnostic et la prise en charge relèvent strictement de l’orthophoniste sur prescription médicale. Toutes les difficultés de lecture ne sont pas une dyslexie : c’est pour cela qu’un bilan structuré est important.
Bilan diagnostique
et rééducation validée
Quatre piliers : ce qui constitue la prise en charge validée. Aucun « déblocage miracle » ne s’y substitue.
Quatre piliers pour la dyslexie
1. Diagnostic médical et bilan orthophonique
Pilier essentiel et premier. Face à des difficultés persistantes de lecture qui ne répondent pas au travail régulier et qui retentissent sur la scolarité ou le bien-être, la démarche est médicale et para-médicale. Pédiatre ou médecin traitant en premier : examen, examens sensoriels systématiques (audition et vision : pas de bilan dyslexie sans avoir écarté d’abord un trouble sensoriel non corrigé), recherche d’autres causes ou comorbidités, prescription du bilan orthophonique. Bilan orthophonique : l’orthophoniste, professionnel para-médical réglementé (diplôme d’État, titre protégé), réalise un bilan structuré avec tests standardisés qui évaluent : les compétences en lecture (vitesse, précision, fluence, compréhension à différents niveaux), les compétences phonologiques (manipulation des sons), le langage oral, l’orthographe (souvent évaluée en parallèle car comorbidité très fréquente), parfois la mémoire de travail, parfois l’expression écrite.
Compléments selon les motifs : bilan psychométrique par psychologue (souvent WISC : évalue le profil cognitif global, exclut une cause intellectuelle, identifie parfois des profils particuliers), bilan neuropsychologique (utile en cas de suspicion de TDAH associé ou de profil complexe), bilan ergothérapique si dyspraxie associée, parfois bilan ophtalmologique et orthoptique. Diagnostic médical : dans certains cas complexes ou pour la reconnaissance MDPH, l’avis d’un pédopsychiatre, neuropediatre, ou centre référent des troubles du langage et des apprentissages peut être nécessaire (notamment pour les cas sévères ou les comorbidités complexes). Délais : variables, souvent longs (parfois plusieurs mois à un an dans certaines régions) : anticiper, ne pas attendre. Règle absolue : aucun « test musculaire », aucune Brain Gym, aucune approche complémentaire ne diagnostique une dyslexie ni ne se substitue au bilan orthophonique. Voir kinésiologie pour les enfants.
2. Rééducation orthophonique validée
Pilier thérapeutique central. La rééducation orthophonique est la prise en charge validée de la dyslexie, remboursée par l’Assurance maladie sur prescription. Elle repose sur des protocoles structurés qui ont fait leurs preuves dans la recherche et la clinique. Modalités : séances individuelles généralement hebdomadaires, parfois bi-hebdomadaires selon les profils, de 30 à 45 minutes, sur la durée (plusieurs mois à plusieurs années selon les profils : la dyslexie n’est pas un trouble qui « disparaît » en quelques séances). Réévaluation régulière des progrès, ajustement du protocole, parfois pauses thérapeutiques.
Contenu de la rééducation (varie selon les profils mais en général) : travail intensif sur la conscience phonologique (segmentation et manipulation des sons), travail sur les correspondances phonèmes-graphèmes (comment les sons s’écrivent), travail sur la fluence de lecture (rapidité et automaticité), mémorisation orthographique du lexique, travail sur la compréhension écrite et les inférences, parfois travail sur la mémoire de travail et les fonctions exécutives selon les profils, parfois travail sur l’expression écrite. Approches validées : méthodes multi-sensorielles, enseignement explicite, lecture répétée, parfois supports informatiques dédiés (logiciels de prédiction de mots, synthèse vocale pour la relecture, parfois textes adaptés en typographie ou mise en page). Rôle des parents : soutien, respect du calendrier de séances, dialogue avec l’orthophoniste, parfois exercices simples à la maison sur recommandation, lire ensemble à voix haute dans un cadre plaisir et non scolaire (un enfant dyslexique a besoin de continuer à aimer la lecture même s’il a du mal), valoriser les efforts. Règle : la rééducation orthophonique marche, dans la durée : aucune approche complémentaire ne la remplace ni ne l’accélère. Voir dysorthographie.
3. Aménagements scolaires et aides techniques
Levier souvent décisif. Les aménagements scolaires pour les enfants dyslexiques sont des droits qui changent réellement la donne, parce qu’ils compensent les difficultés sans « tricher » et permettent à l’enfant de montrer ce qu’il sait sans être pénalisé par le trouble. Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP) : mis en place par l’établissement scolaire sur la base d’un avis médical : aménagements en classe (temps supplémentaire, supports adaptés, consignes simplifiées, ordinateur autorisé, parfois moins de quantité d’écrit, parfois polycopies des cours pour éviter la prise de notes lente). Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) : via la MDPH pour les troubles plus marqués reconnus comme handicap : peut ouvrir à des aides plus importantes (AESH si besoin, matériel adapté, autres).
Aménagements aux examens : pour les examens nationaux (brevet, bac, autres), demande formulée via le médecin désigné par la CDAPH : tiers-temps, secrétaire-lecteur qui lit les consignes à voix haute pour les cas sévères, ordinateur, salle adaptée, parfois adaptation des sujets (police, mise en page, écratère). Aides techniques du quotidien : ordinateur portable avec logiciels adaptés (synthèse vocale pour faire lire des textes à voix haute, prédicteur de mots, parfois cartographie mentale, correcteur orthographique), livres audio, livres au format adapté (police d’écriture spécifique, interligne large, fond coloré selon les préférences), polices adaptées (certaines polices facilitent la lecture pour les enfants dys : OpenDyslexic, Lexie Readable, Andika, autres : souvent gratuites : pas besoin de produits payants). Important : ces aménagements ne dévaluent pas le diplôme : ils permettent à l’enfant de montrer ses compétences sans être pénalisé. Règle : anticiper la mise en place (délais souvent longs), dialoguer avec l’enseignant référent, le médecin scolaire, l’établissement, parfois la MDPH. Voir préparation aux examens.
4. Soutien émotionnel et plaisir de lire
Dimension humaine essentielle. La dyslexie a souvent un retentissement émotionnel et social important : difficulté vue de tous en classe lors de la lecture à voix haute, comparaison avec les pairs, parfois moqueries ou harcèlement, perte de confiance en soi, anxiété scolaire, parfois dégoût de la lecture (compréhensible mais piegeant), parfois refus scolaire, parfois tristesse durable. Ce retentissement n’est pas la cause du trouble, mais il aggrave la situation et mérite une prise en charge spécifique.
Rôle des parents : présence soutenante, valorisation des efforts, climat familial calme autour des devoirs, pas de pression excessive ni d’humiliation, maintenir le plaisir des histoires même si l’enfant ne lit pas seul (lecture à voix haute par les parents, livres audio, parfois films adaptés d’histoires : l’amour des récits ne dépend pas du déchiffrage), mise en valeur des autres réussites de l’enfant, explication adaptée à l’enfant de ce qu’est sa dyslexie (l’aider à comprendre que ce n’est pas de sa faute, qu’il n’est pas moins intelligent que les autres, que des réponses existent et que beaucoup d’adultes dyslexiques réussissent leur vie). Rôle des enseignants : réception bienveillante, ne pas exposer publiquement les difficultés (ne pas faire lire à voix haute sans préparation, parfois adapter), évaluation respectant le trouble, attention aux signaux de harcèlement (les enfants dys peuvent être des cibles, en parler avec le référent harcèlement de l’établissement, 3018). Si retentissement émotionnel marqué : psychologue de l’enfant formé (TCC adaptées efficaces sur l’anxiété et la confiance en soi, parfois via Mon Soutien Psy dès 3 ans), parfois pédopsychiatre ou CMP. Associations : Fédération Française des Dys, APEDYS : précieuses ressources pour parents et enfants. Règle : rééducation plus aménagements plus soutien émotionnel plus plaisir des récits maintenus forment la prise en charge globale qui marche. Voir confiance en soi de l’enfant.
Ces quatre piliers se complètent : diagnostic médical et bilan orthophonique (avec examens sensoriels systématiques), rééducation orthophonique validée dans la durée (pilier thérapeutique central), aménagements scolaires et aides techniques (PAP, PPS, ordinateur, tiers-temps, polices adaptées : leviers décisifs), soutien émotionnel et plaisir des récits maintenus. C’est cette prise en charge globale qui change réellement la trajectoire d’un enfant dyslexique. Aucune approche complémentaire n’y ajoute de spécifique, et certaines peuvent retarder ces réponses efficaces.
Ce qui ne sera pas fait ici
et ce qui peut être possible pour vous, parent
Position particulièrement ferme : la dyslexie ne se traite pas en kinésiologie, et le cabinet ne reçoit pas de mineurs. La place d’un accompagnement complémentaire concerne seulement vous, parent.
Ce qui ne sera jamais fait ici
- Aucune séance proposée à un mineur (aucune exception)
- Aucune rééducation de la dyslexie (relève de l’orthophonie)
- Aucun diagnostic de dyslexie (acte du médecin et de l’orthophoniste)
- Aucune Brain Gym, méthode Davis, Padovan, RMTi
- Aucun « test musculaire » sur l’enfant ou par procuration
- Aucun « déblocage » de la lecture promis
- Aucune recommandation de lunettes filtrantes type Irlen
- Aucune identification d’une « cause émotionnelle » de la dyslexie
- Aucun « décodage biologique », mémoires transgénérationnelles
- Aucun complément alimentaire « spécial dys » conseillé
- Aucune substitution à l’orthophonie, aux aménagements, à la médecine
Ce qui peut être possible (côté parent, en complément)
- Soutenir le vécu d’un parent d’enfant dyslexique
- Accompagner le stress parental, la fatigue, le doute
- Offrir un temps d’écoute sans jugement
- Transmettre des outils simples (respiration, cohérence cardiaque)
- Orienter vers les bons interlocuteurs (médecin, orthophoniste)
- Rappeler que la dyslexie est un trouble reconnu, pas un manque d’intelligence
- Rappeler que la rééducation orthophonique marche
- Rappeler les aménagements scolaires qui aident vraiment
- Aider à distinguer approches sérieuses et dérives commerciales
- Une franchise totale : l’enfant ne se « traite » pas ici
- Toujours en complément de la prise en charge de l’enfant
Position non négociable : la dyslexie est un trouble neurodéveloppemental reconnu qui relève strictement de l’orthophonie (bilan diagnostique et rééducation validée, sur prescription médicale), avec des aménagements scolaires (PAP, PPS, ordinateur, tiers-temps) qui changent la donne. Aucune kinésiologie ne « traite » la dyslexie : la promesse en ce sens est trompeuse et constitue un signal d’alerte. Pour vous, parent, qui êtes adulte et qui pouvez vivre de la fatigue ou de l’inquiétude face au trouble de votre enfant déjà engagé dans un parcours orthophonique, un accompagnement complémentaire du vécu peut s’envisager au cabinet, en complément, dans un cadre strict.
Signaux d’alerte
et dérives commerciales massives autour de la dyslexie
Signaux d’alerte et dérives commerciales massives autour de la dyslexie :
D’abord, les signaux d’alerte qui imposent un avis professionnel rapidement :
- Déchiffrage laborieux persistant au-delà du CP-CE1 (lenteur, syllabique, sans automaticité)
- Confusions de sons proches (b/d, p/q, an/on, m/n) qui durent
- Lenteur et fatigue marquées à la lecture
- Compréhension écrite affectée (alors que la compréhension orale est normale)
- Évitement de la lecture, refus d’ouvrir un livre
- Décalage avec ce qui est attendu pour l’âge et le niveau scolaire
- Suspicion de dysorthographie, TDAH ou dyspraxie associés
- Suspicion de troubles sensoriels non corrigés (audition, vision : examen systématique)
- Antécédents familiaux de dyslexie ou trouble dys (héritabilité documentée)
- Retentissement émotionnel (perte de confiance, anxiété, parfois refus scolaire)
- Signes de harcèlement (enfants dys parfois ciblés)
Urgences : idées noires, scarifications, suspicion de maltraitance : 3114, 119, 3018, médecin. Règle absolue : devant ces signes, le bon réflexe est médecin + bilan orthophonique, pas un cabinet d’approche complémentaire ni une « méthode miracle ».
Ensuite, les dérives commerciales sont particulièrement nombreuses et lucratives autour de la dyslexie (Marché juteux exploitant la souffrance des familles et la lenteur parfois des bilans dans le secteur public), signalées par les autorités sanitaires et la Miviludes. Signaux qui doivent vous faire fuir une structure : prétention à diagnostiquer une dyslexie hors cadre orthophonique (par test musculaire, « analyse posturale », analyse du dessin, « analyse émotionnelle », parfois à distance) : aucune valeur ; promesses de « déblocage » de la lecture en quelques séances, de « guérison » de la dyslexie, de rééducation par des méthodes non validées.
Méthodes à connaître et à nommer : Brain Gym (Educational Kinesiology, bases neurologiques réfutées : voir page dédiée) ; kinésiologie avec test musculaire ; méthode Davis (Ronald Davis, « Don du désordre » : théorie qui présente la dyslexie comme un « don » créatif et propose des exercices visés sur la « désorientation » : validation scientifique insuffisante, parfois proche de positions problématiques) ; méthode Padovan (réorganisation neurofonctionnelle basée sur des mouvements supposés reproduire le développement neurologique : validation scientifique insuffisante) ; réflexes archaïques (méthodes RMTi et apparentées, « intégration des réflexes primitifs » : bases discutées, validation scientifique insuffisante) ; lunettes filtrantes type Irlen ou similaires (lunettes à filtres colorés censées traiter la « sensibilité scotopique » : les revues sérieuses ne démontrent pas d’efficacité spécifique sur la dyslexie, contestation scientifique répétée dans la littérature, parfois recommandées de façon commerciale alors que l’efficacité réelle s’explique mieux par effet placebo et confort transitoire). Méthodes « neuro-pedagogiques » aux noms attrayants sans validation, identification d’une « cause émotionnelle » unique de la dyslexie, « décodage biologique » (Hamer et dérivés, cités par la Miviludes), « mémoires transgénérationnelles ».
Vente de prestations : forfaits coûteux (souvent plusieurs centaines voire milliers d’euros) avec engagement long, abonnements, pression marketing ; formations payantes pour parents « comprendre votre enfant dyslexique » ou « aider votre enfant » (souvent coûteuses, sans validation) ; compléments alimentaires « spécial dys », « oméga-3 dyslexie » : les études sur les oméga-3 dans la dyslexie sont contrastées, n’autorisent pas la promotion comme « traitement », et la HAS ne les recommande pas comme tel ; livres et programmes vendus à des familles inquiètes ; dispositifs divers : lunettes filtrantes (efficacité contestée), polices « spécial dys » payantes (alors que des polices gratuites OpenDyslexic / Lexie Readable / Andika donnent souvent un résultat similaire), parfois logiciels coûteux. Pression sur le suivi orthophonique : discours qui dévalorise la rééducation orthophonique (« trop lente », « qui ne marche pas »), encouragement à réduire ou arrêter pour faire la méthode proposée : signal d’alerte majeur. Culpabilisation des parents.
Risques spécifiques. D’abord, le retard de prise en charge orthophonique : une famille qui s’engage dans des méthodes non validées et diffère le bilan orthophonique perd un temps précieux : la rééducation marche d’autant mieux qu’elle est commencée tôt, et certains aménagements scolaires ont des délais administratifs qui peuvent retarder leur mise en place effective. La confusion conceptuelle : parents et enfant peuvent croire que les difficultés « se débloquent » alors qu’elles relèvent d’un travail rééducatif technique sur la durée. La charge financière peut être très lourde (forfaits non remboursés alors que l’orthophonie est remboursée). La culpabilisation ajoute une souffrance. La perte de confiance dans la médecine et l’orthophonie. Interlocuteurs légitimes : pédiatre ou médecin traitant, orthophoniste (titre protégé, profession para-médicale réglementée), ophtalmologue et orthoptiste pour les examens visuels, ORL et audiologue pour les examens auditifs, ergothérapeute, psychomotricien, psychologue formé (titre protégé), neuropsychologue, pédopsychiatre, centres référents des troubles du langage et des apprentissages, médecin scolaire, enseignant référent, RASED en primaire, médecin de la CDAPH. Ressources officielles : HAS, sociétés savantes, Fédération Française des Dys, APEDYS, Fédération Nationale des Orthophonistes. Signalement : Miviludes (miviludes.interieur.gouv.fr), ARS. Règle d’or : pour la dyslexie, l’orthophonie est la base, pas la kinésiologie, ni la Brain Gym, ni les lunettes filtrantes, ni les méthodes Davis, Padovan ou RMTi. Voir corps et croyances.
Cabinet à Nice
en présentiel uniquement
Le cabinet se situe au 12 boulevard Joseph Garnier, quartier Libération à Nice (tramway ligne 1). Le cabinet est réservé aux adultes : aucune séance n’est proposée aux mineurs, et la dyslexie ne se traite pas en kinésiologie : choix éthique non négociable. Position de fond : la dyslexie est un trouble neurodéveloppemental reconnu (DSM-5, CIM-11), prévalence 5-8 % des enfants, aux mécanismes neuro-cognitifs spécifiques documentés (principalement déficit phonologique), avec une composante génétique et des bases cérébrales étudiées (régions temporo-pariétales gauches), souvent associée à une dysorthographie ou à d’autres troubles dys, parfois à un TDAH (25-40 %) ou à une dyspraxie. Elle se diagnostique en bilan orthophonique sur prescription médicale, et se prend en charge en rééducation orthophonique validée (remboursée, dans la durée), avec des aménagements scolaires et aides techniques qui changent réellement la donne (PAP, PPS, ordinateur, synthèse vocale, livres audio, polices adaptées, tiers-temps).
Pour votre enfant présentant des difficultés de lecture qui durent, l’orientation est strictement médicale et orthophonique : pédiatre ou médecin traitant en premier (examen, examens sensoriels systématiques vision et audition, prescription du bilan orthophonique), orthophoniste (bilan diagnostique structuré et rééducation validée si dyslexie confirmée), parfois ophtalmologue / orthoptiste et ORL / audiologue (pour écarter un trouble sensoriel non corrigé), parfois psychologue ou neuropsychologue (bilan psychométrique WISC, bilan neuropsy si suspicion TDAH ou autre comorbidité), parfois pédopsychiatre ou centres référents des troubles du langage et des apprentissages pour les cas complexes, équipe scolaire (enseignant référent, médecin scolaire, psychologue de l’Éducation nationale, RASED en primaire), médecin de la CDAPH pour les aménagements aux examens. Associations spécialisées : Fédération Française des Dys, APEDYS : ressources précieuses pour les familles.
Le rôle possible se limite ici à informer honnêtement et à orienter : rappeler que la dyslexie est un trouble reconnu (pas un retard, pas un manque d’intelligence), rappeler que la rééducation orthophonique fonctionne dans la durée, rappeler l’importance des aménagements scolaires et aides techniques (ordinateur, synthèse vocale, livres audio, polices adaptées gratuites), rappeler l’importance du maintien du plaisir des récits (lecture à voix haute par parents, livres audio : l’amour des histoires ne dépend pas du déchiffrage), rappeler le retentissement émotionnel qui mérite des réponses spécifiques, alerter sur les dérives commerciales massives autour de la dyslexie (Brain Gym, kinésiologie, méthode Davis, Padovan, RMTi réflexes archaïques, lunettes filtrantes type Irlen non validées, compléments, forfaits, « causes émotionnelles », « décodage », formations parents payantes). Aucun diagnostic, aucune rééducation, aucun test sur l’enfant, aucun conseil éducatif normatif, aucun produit, aucune lunette filtrante, aucune méthode propriétaire : position non négociable.
Pour un parent qui se sent fatigué-e par les rendez-vous orthophoniques hebdomadaires, le suivi des devoirs souvent plus long pour un enfant dys, parfois la souffrance scolaire de son enfant déjà engagé dans un parcours adapté, un accompagnement complémentaire de votre vécu (charge mentale, inquiétude, fatigue, parfois conflit familial autour des devoirs, parfois sentiment d’impuissance face aux blocages scolaires) pourrait s’envisager en complément, jamais à la place du parcours de l’enfant. Premier échange téléphonique : 06 11 77 46 35. Ressources locales et nationales : médecins traitants, pédiatres, services de pédiatrie et de pédopsychiatrie du CHU de Nice (avec centre référent troubles du langage et des apprentissages), orthophonistes libéraux et en CMP (souvent délais longs en libéral : anticiper, parfois inscription sur plusieurs listes), ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues et neuropsychologues formés à l’enfance, ophtalmologues et orthoptistes, ORL et audiologues, médecine scolaire, RASED, Fédération Française des Dys / APEDYS (sections départementales), Mon Soutien Psy (12 séances remboursées par an dès 3 ans pour le retentissement émotionnel). Numéros utiles : 3114, 119, 3018. Urgences médicales : 15 / SAMU.
Adresse
12 boulevard Joseph Garnier
06000 Nice
Quartier Libération
Tramway ligne 1
Téléphone
06 11 77 46 35
Échange préalable
avant un premier rendez-vous
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Trouble dys très souvent associé à la dyslexie.
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pour les enfants
Méthode aux bases réfutées : vigilance.
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TDAH : souvent associé à la dyslexie (25-40 %).
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Retentissement émotionnel des troubles dys.
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Mon enfant a des difficultés de lecture, est-ce une dyslexie ?
Pas nécessairement, mais cela mérite un avis. Tout enfant qui apprend à lire passe par des étapes et fait des erreurs : cela n’est pas une dyslexie. La dyslexie est un trouble neurodéveloppemental reconnu (DSM-5, CIM-11) caractérisé par des difficultés persistantes et marquées de lecture, en décalage avec ce qui est attendu pour l’âge, le niveau scolaire et l’intelligence générale (qui est normale ou supérieure). Critères : difficultés qui durent au moins 6 mois malgré le travail régulier (généralement on attend la fin du CP voire le CE1 pour pouvoir parler de dyslexie), avec retentissement significatif. Manifestations typiques : déchiffrage laborieux et lent (lecture syllabique sans automaticité), confusions de sons proches (b/d, p/q, an/on, m/n), inversions, ajouts ou omissions, lenteur, fatigue, compréhension écrite affectée (par mobilisation cognitive sur le déchiffrage), évitement de la lecture, souvent fautes d’orthographe en parallèle. Prévalence : 5-8 % des enfants : ce n’est pas rare. Bonne démarche : si les difficultés durent et retentissent, en parler à votre médecin traitant ou pédiatre, qui prescrira vision et audition indépendamment (toujours vérifier ces deux dimensions avant de conclure), puis un bilan orthophonique (le seul examen qui pose le diagnostic). Règle : aucun « test musculaire », aucune Brain Gym, aucun cabinet non médical ne diagnostique une dyslexie : cela relève de l’orthophoniste.
La kinésiologie peut-elle traiter la dyslexie de mon enfant ?
Non, absolument pas. La dyslexie est un trouble neurodéveloppemental qui repose sur des mécanismes neuro-cognitifs spécifiques (déficit phonologique principalement, parfois visuo-attentionnel, atteinte de la fluence). Aucune kinésiologie, aucune Brain Gym, aucune méthode Davis, aucune méthode Padovan, aucun protocole « réflexes archaïques » (RMTi et apparentés), aucune approche complémentaire (hypnose, sophrologie, naturopathie, « coaching dys » non médical) ne traite, ne rééduque ni ne « débloque » une dyslexie : cela ne marche pas dans les revues sérieuses. La promesse en ce sens est trompeuse et constitue un signal d’alerte majeur, signalé par les autorités sanitaires et la Miviludes. Ce qui marche : la rééducation orthophonique sur prescription médicale, dans la durée (plusieurs mois à plusieurs années selon les profils), travaillant la conscience phonologique, les correspondances phonèmes-graphèmes, la fluence, la mémorisation, la compréhension ; plus les aménagements scolaires (PAP, PPS, ordinateur, tiers-temps) et aides techniques (synthèse vocale, livres audio, polices adaptées gratuites) qui changent réellement la donne ; plus le soutien émotionnel et le maintien du plaisir des récits. Risque spécifique de la kinésiologie pour la dyslexie : retarder l’orthophonie et les aménagements (perte de chance réelle : la rééducation marche d’autant mieux qu’elle est commencée tôt), charge financière inutile (l’orthophonie est remboursée, la kinésiologie non), confusion conceptuelle. Pour les parents : un accompagnement du vécu peut s’envisager au cabinet, en complément d’un suivi de l’enfant auprès des bons professionnels.
Les lunettes filtrantes ou méthode Irlen sont-elles efficaces ?
Très grande prudence : c’est une méthode contestée scientifiquement. Les lunettes filtrantes (ou « méthode Irlen », « sensibilité scotopique syndrome », « Meares-Irlen ») reposent sur une théorie selon laquelle des filtres colorés (calques colorés sur le texte ou lunettes à verres teintés) amélioreraient la lecture pour les enfants dyslexiques en réduisant une « hypersensibilité visuelle ». Réalité scientifique : les revues sérieuses (Cochrane, évaluations institutionnelles, sociétés savantes d’ophtalmologie) ont conclu que cette méthode ne démontre pas d’efficacité spécifique sur la dyslexie : les améliorations rapportées par les usagers s’expliquent mieux par effet placebo, confort transitoire non spécifique, parfois amélioration corrélée à d’autres facteurs (correction d’un trouble visuel indépendant, attention accrue portée à la lecture). La méthode Irlen n’est pas reconnue par l’ophtalmologie classique ni par les principales sociétés savantes de neurosciences ou d’orthophonie. Important : si votre enfant présente une fatigue visuelle, des maux de tête à la lecture, une vision flouée, faire un examen ophtalmologique et parfois orthoptique : il peut s’agir d’un trouble visuel spécifique (hétérophorie, vision binoculaire) qui relève d’une correction adaptée par lunettes correctrices, parfois rééducation orthoptique, distincte des lunettes filtrantes Irlen. Risques de la méthode Irlen : charge financière importante (consultation propriétaire, lunettes), retard du bilan orthophonique réel, parfois pression sur les parents. Règle : si fatigue visuelle, consulter l’ophtalmologue classique. Pour la dyslexie, l’orthophonie est la base.
Comment se passe le bilan orthophonique de la dyslexie ?
Démarche structurée et remboursée. Prescription médicale : le bilan orthophonique est prescrit par le médecin traitant, pédiatre ou parfois autre médecin, ce qui ouvre droit au remboursement. Préalable : examens vision et audition généralement réalisés avant ou en parallèle (un trouble sensoriel non corrigé peut générer des difficultés qu’il faut d’abord exclure). Déroulement : bilan en plusieurs séances (souvent 2-3), de 30 minutes à 1 heure environ chacune. Entretien initial avec parents et enfant : anamnèse (histoire du développement, des apprentissages, antécédents familiaux de troubles dys), recueil des inquiétudes, observations. Tests standardisés adaptés à l’âge : tests de lecture (vitesse, précision, fluence : souvent test L2MA, BALE, ELFE, EDA, ODEDYS, autres : chiffrés, comparés aux normes par tranche d’âge), tests de phonologie (manipulation des sons, conscience phonémique), tests de langage oral (vocabulaire, syntaxe, compréhension), tests d’orthographe (souvent évaluée en parallèle car comorbidité fréquente), parfois tests de mémoire de travail, parfois évaluation des fonctions exécutives.
Compte rendu écrit : l’orthophoniste rédige un compte rendu détaillé précisant : les résultats des tests (chiffrés, en écart-types ou centiles par rapport aux normes), l’analyse clinique, le diagnostic (dyslexie spécifique avec sous-type si possible, comorbidités repérées comme dysorthographie ou autre), les recommandations (prise en charge orthophonique avec rythme et objectifs, compléments souhaitables comme bilan psychométrique, neuropsy, ergo, examens sensoriels). Restitution aux parents : l’orthophoniste explique le diagnostic et les recommandations. Délais : variables, souvent longs (parfois plusieurs mois pour un premier rendez-vous, surtout en libéral) : anticiper, parfois s’inscrire sur plusieurs listes. Si le bilan confirme la dyslexie : la rééducation est prescrite par le médecin sur la base du compte rendu et commence dans la foulée. Règle : le bilan orthophonique est la référence diagnostique : ne pas s’en passer.
La rééducation orthophonique marche-t-elle réellement ?
Oui, dans la durée et avec un travail structuré. La rééducation orthophonique de la dyslexie repose sur des protocoles validés par la recherche internationale et la clinique para-médicale. Les approches validées (notamment celles centrées sur la conscience phonologique et les correspondances phonèmes-graphèmes) ont fait leurs preuves dans la littérature scientifique. Modalités typiques : séances individuelles (parfois en petit groupe), généralement hebdomadaires, parfois bi-hebdomadaires selon les cas, de 30 à 45 minutes, sur la durée (plusieurs mois à plusieurs années selon les profils : la dyslexie n’est pas un trouble qui « disparaît » en quelques séances : c’est un mode de fonctionnement neurologique qui s’améliore par rééducation répétée). Contenu (varie selon les profils) : travail intensif sur la conscience phonologique, correspondances phonèmes-graphèmes, fluence de lecture (lecture répétée, lecture chronométrée), mémorisation lexicale, compréhension écrite et inférences, parfois mémoire de travail, parfois expression écrite, parfois méthodologie. Résultats attendus : amélioration significative des compétences de lecture (pas une « guérison » : la dyslexie est une caractéristique neurologique, mais des progrès marqués permettent une scolarité et une vie adulte fonctionnelles ; beaucoup d’adultes dyslexiques réussissent leur vie professionnelle), acquisition de stratégies de compensation, amélioration du vécu émotionnel. Début précoce : la rééducation marche d’autant mieux qu’elle est commencée tôt (idéalement dès le CE1-CE2 si les difficultés sont repérées). Rôle des parents : respect du calendrier, soutien, parfois exercices à la maison sur recommandation, lecture à voix haute par les parents pour maintenir le plaisir des récits, dialogue avec l’orthophoniste. Règle : la rééducation orthophonique marche, à condition de la mener dans la durée : les « méthodes miracles » promettant des résultats rapides sont des signaux d’alerte.
Ordinateur et tiers-temps : comment les obtenir au collège et au lycée ?
Droits importants qui changent la donne. Les aménagements scolaires et aux examens pour les enfants dyslexiques sont des droits basés sur le diagnostic médical et orthophonique. Pour la scolarité courante : Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP), mis en place par l’établissement scolaire sur la base d’un avis médical : ordinateur autorisé en classe (souvent point clé : l’ordinateur libère l’enfant de la charge cognitive de l’écriture manuelle, lui permet d’utiliser un correcteur orthographique, une synthèse vocale, un prédicteur de mots), temps supplémentaire pour les évaluations, supports adaptés (polycopies pour éviter la prise de notes lente, parfois police adaptée, interligne large), consignes simplifiées ou répétées, parfois quantité d’écrit réduite, parfois adaptation des évaluations. Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) : via la MDPH pour les troubles plus marqués reconnus comme handicap : peut ouvrir à des aides plus importantes (AESH si besoin, matériel adapté, autres).
Aménagements aux examens (brevet, bac, BTS, concours) : demande formulée via le médecin désigné par la CDAPH, à partir du dossier médical (compte rendu orthophonique, parfois autres bilans). Aménagements possibles : tiers-temps (33 % de temps supplémentaire pour la passation), secrétaire-lecteur qui lit les consignes à voix haute pour les cas sévères, ordinateur avec ou sans correcteur orthographique selon les cas, parfois synthèse vocale pour la relecture, salle adaptée, parfois adaptation des sujets (police, mise en page). Démarche : dossier à constituer longtemps en amont (idéalement plusieurs mois avant l’examen) : en parler avec l’établissement, le médecin scolaire, l’orthophoniste, parfois associations spécialisées (Fédération Française des Dys, APEDYS) qui peuvent accompagner la démarche. Important : ces aménagements ne dévaluent pas le diplôme, ce sont des droits légitimes. Voir préparation aux examens. Règle : anticiper : les aménagements bien préparés changent l’avenir scolaire des enfants dys.
Et si je suis épuisé-e en tant que parent face à la dyslexie de mon enfant ?
Très fréquent et légitime. Accompagner un enfant dyslexique est éprouvant : rendez-vous orthophoniques hebdomadaires à tenir, devoirs souvent plus longs et plus tendus, lutte parfois avec l’école pour faire reconnaître le trouble et obtenir les aménagements, parfois jugement social, parfois conflits dans le couple ou la fratrie, parfois inquiétude pour l’avenir, parfois culpabilité (souvent injustifiée : la dyslexie a une composante génétique, ce n’est « de la faute » de personne), parfois fragilisation professionnelle. Vous aussi avez besoin d’être soutenu-e. Ressources pour vous : votre médecin traitant, un psychologue (parfois Mon Soutien Psy 12 séances remboursées par an, accessible aux adultes), associations de parents d’enfants dys (Fédération Française des Dys, APEDYS : l’échange avec d’autres parents rompt l’isolement, apporte des ressources concrètes sur MDPH, aménagements, défense des droits), parfois maisons des adolescents.
Stratégies pratiques : ne pas porter tout seul-e, partage avec l’autre parent, famille, amis de confiance, protéger des temps pour vous, vous déculpabiliser, relativiser : votre enfant aura sa trajectoire, et beaucoup d’adultes dyslexiques réussissent leur vie professionnelle et personnelle (parmi eux des personnes célèbres et reconnues dans tous les domaines : l’intelligence est intacte). Vigilance : c’est dans ces moments de fatigue que les méthodes miracles (Brain Gym, méthode Davis, Padovan, RMTi, lunettes filtrantes, coachs dys, compléments « oméga-3 dys », forfaits) sont les plus tentantes et les plus piégeantes : discernement nécessaire ; aucune n’a fait ses preuves au sens scientifique. Au cabinet (adulte) : un accompagnement complémentaire de votre vécu (fatigue, doute, parfois bascule vers un burn-out parental) peut s’envisager en complément d’un suivi de l’enfant auprès des bons professionnels, sans diagnostic à distance, sans conseil éducatif normatif. Règle : prendre soin de vous est aussi prendre soin de votre enfant.
Peut-on consulter à Nice ou en ligne pour la dyslexie ?
Le cabinet reçoit en présentiel uniquement, au 12 boulevard Joseph Garnier à Nice (tramway ligne 1), uniquement des adultes : aucune séance n’est proposée aux mineurs, et la dyslexie ne se traite pas en kinésiologie : choix éthique non négociable. Pour votre enfant dyslexique, les bons interlocuteurs sont strictement médicaux, orthophoniques et scolaires : pédiatre ou médecin traitant en premier (prescription du bilan, examens sensoriels systématiques vision et audition), orthophoniste (bilan diagnostique et rééducation validée), parfois ophtalmologue / orthoptiste et ORL / audiologue, parfois ergothérapeute (si dyspraxie associée), parfois psychologue ou neuropsychologue (bilan psychométrique, bilan neuropsy), parfois pédopsychiatre, centre référent des troubles du langage et des apprentissages pour les cas complexes, équipe scolaire (enseignant référent, médecin scolaire, psychologue de l’Éducation nationale, RASED en primaire), médecin de la CDAPH pour les aménagements aux examens.
À Nice et dans les Alpes-Maritimes : médecins traitants, pédiatres, services de pédiatrie et de pédopsychiatrie du CHU de Nice (avec centre référent des troubles du langage et des apprentissages), orthophonistes libéraux et en CMP (souvent délais longs en libéral : anticiper), ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues et neuropsychologues formés à l’enfance, ophtalmologues et orthoptistes, ORL et audiologues, médecine scolaire, RASED, Fédération Française des Dys / APEDYS (sections départementales). Pour un parent épuisé-e ou inquiet-e dont l’enfant est déjà engagé dans son parcours orthophonique, un accompagnement de votre propre vécu peut s’envisager au cabinet, en complément, sans diagnostic à distance, sans conseil éducatif normatif, sans substitution. Le test musculaire n’a aucune valeur pour ces situations, et n’a jamais à être pratiqué sur un enfant. Urgences : 3114, 119, 3018, 15 / SAMU.
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Cabinet adultes · 12 bd Joseph Garnier, 06000 Nice · présentiel uniquement · adulte 70 € · 06 11 77 46 35